Le Somaliland, en quête de nouvelles reconnaissances internationales de son indépendance après celle d’Israël fin décembre, est prêt à accorder un accès privilégié à ses minerais et des bases militaires aux États-Unis, a affirmé à l’AFP l’un de ses ministres.
Israël est devenu fin 2025 le premier pays à reconnaître cette République autoproclamée comme « Etat indépendant et souverain » depuis sa sécession en 1991 de la Somalie, provoquant la colère de Mogadiscio, qui revendique toujours son contrôle sur le territoire.
« Nous sommes prêts à accorder des exclusivités (minières) aux États-Unis. Nous sommes également ouverts à l’idée d’offrir des bases militaires aux États-Unis », a fait savoir le ministre de la Présidence, Khadar Hussein Abdi.
D’après le ministère de l’Énergie et des Minerais somalilandais, les sols du pays regorgent de lithium, de tantalum, de niobium, ou encore de coltan, des minerais stratégiques, même si les études manquent encore pour déterminer en quelles quantités.
Le président somalilandais Abdirahman Mohamed Abdullahi, surnommé « Irro », avait déjà ouvertement envisagé ces dernières semaines d’accorder à Israël un accès privilégié à ses ressources minières.
« Nous pensons que nous nous mettrons d’accord sur quelque chose avec les États-Unis », a poursuivi Khadar Hussein Abdi lors d’un entretien réalisé samedi après-midi dans son bureau du palais présidentiel.

