Transparence budgétaire en Afrique : seulement 16 pays validés par Washington

Transparence budgétaire en Afrique : seulement 16 pays validés par WashingtonTransparence budgétaire en Afrique : seulement 16 pays validés par Washington

La transparence budgétaire en Afrique apparaît très contrastée dans le rapport publié par Washington. Seize pays atteignent le seuil fixé par les États-Unis. Neuf autres améliorent leur situation.

Le « Fiscal Transparency Report 2026 » examine 139 gouvernements et l’Autorité palestinienne. Il couvre la période allant de janvier à décembre 2025. Le Département d’État s’appuie sur des données accessibles au public et recueillies auprès de plusieurs sources.

En Afrique, le Bénin, le Botswana, le Burkina Faso et le Cap-Vert atteignent ce seuil. La Côte d’Ivoire figure aussi dans ce groupe. Le Ghana, le Kenya, la Mauritanie, Maurice et le Maroc les rejoignent. La Namibie, le Rwanda, les Seychelles, l’Afrique du Sud, la Tunisie et l’Ouganda complètent la liste.

Neuf pays n’atteignent pas encore le seuil, mais ont corrigé une lacune signalée. Le Cameroun, la République centrafricaine, le Tchad et l’Éthiopie en font partie. Le Liberia, la Libye, le Niger, Sao Tomé-et-Principe et le Sénégal figurent aussi dans ce groupe.

Vingt-sept autres États n’ont pas connu d’amélioration suffisante. L’Algérie, l’Angola, la RD Congo et l’Égypte sont concernés. Le Mali, le Mozambique, le Nigeria, la Tanzanie, la Zambie et le Zimbabwe figurent également dans cette catégorie. Le Togo y apparaît aussi, selon le tableau du rapport.

Le document n’établit pas un palmarès de la gouvernance. Il ne mesure pas non plus la corruption. Un État peut respecter les règles de publication sans que cela permette d’établir son niveau de corruption. À l’inverse, un manquement ne prouve pas l’existence d’une corruption élevée.

L’évaluation porte d’abord sur l’accès du public aux documents du budget. Elle vérifie aussi leur exhaustivité et leur fiabilité. Les dépenses doivent apparaître par ministère. Les recettes doivent être ventilées par source et par type.

Le rapport examine aussi la dette de l’État, les audits et les achats publics. Il s’intéresse enfin aux contrats liés à l’extraction des ressources. Les conditions des prêts doivent désormais être accessibles au public. Cette règle accroît la pression sur les États qui empruntent.

La publication de Washington intervient alors que plusieurs pays africains recherchent des financements. Pour les investisseurs, des comptes de l’État lisibles réduisent l’incertitude. Pour les citoyens, ils facilitent le contrôle des dépenses et des recettes. Cette transparence budgétaire en Afrique renforce la confiance publique.

À l’échelle mondiale, 73 gouvernements atteignent le seuil fixé. Soixante-sept ne l’atteignent pas, dont 14 affichent des progrès significatifs. Ces chiffres montrent l’ampleur du chantier, bien au-delà de l’Afrique.

Les résultats peuvent changer d’une année à l’autre. Washington peut modifier ses critères, tandis qu’un gouvernement peut améliorer ses pratiques. De nouvelles informations peuvent aussi modifier l’évaluation.

En Afrique, le message reste donc double. Les 16 pays conformes disposent d’un point d’appui pour attirer les capitaux. Les autres doivent publier davantage, auditer leurs comptes et ouvrir les achats publics. La transparence budgétaire en Afrique devient ainsi un enjeu de financement, de confiance et de contrôle citoyen.

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