Le don de la Chine au Tchad prend forme à N’Djamena. Deux accords signés jeudi 20 août 2026 prévoient 300 millions de yuans. Cette somme représente environ 44 millions de dollars, soit plus de 24 milliards de FCFA.
Les documents ont été signés par Tahir Hamid Nguilin, ministre d’État tchadien chargé des Finances. Wang Xining, ambassadeur de Chine au Tchad, représentait Pékin. Les deux enveloppes atteignent respectivement 100 et 200 millions de yuans.
Le ministère tchadien des Finances présente ces montants comme des dons. Ils ne correspondent donc pas à des prêts. Ces accords n’ajoutent pas de dette au passif du pays.
Cette distinction compte dans une économie où chaque financement doit répondre à plusieurs urgences. Les autorités annoncent des dépenses pour les infrastructures et le développement social. Le numérique et la formation des compétences figurent également parmi les priorités.
Le gouvernement souhaite aussi concentrer une partie de l’effort sur les populations. Les jeunes et les femmes sont expressément mentionnés. Cette orientation pourrait toucher l’accès aux services, l’emploi et les compétences numériques.
Pour l’heure, aucun projet précis n’a été rendu public. La répartition des fonds entre les secteurs reste inconnue. Le calendrier des décaissements n’a pas non plus été détaillé.
Le ministre Tahir Hamid Nguilin assure pourtant que les deux dons sont immédiatement mobilisables. Cette annonce ouvre la voie à la sélection des projets. Elle ne signifie pas encore que les travaux ont commencé.
Le suivi du don de la Chine au Tchad sera donc déterminant. Les résultats dépendront des projets choisis et de leur capacité à répondre aux besoins locaux. La publication des montants par secteur permettrait aussi de mesurer les priorités de N’Djamena.
Le contexte des inondations rappelle l’ampleur des besoins. Depuis juillet 2024, les pluies et les crues ont fait 576 morts. Elles ont aussi touché 1,9 million de personnes au Tchad, selon la Banque mondiale.
À N’Djamena, l’institution a relevé la fragilité des réseaux de drainage. Elle a aussi décrit le rôle du projet PILIER dans le curage des canaux. Ces éléments montrent le poids des infrastructures dans la protection des populations.
Le don de la Chine au Tchad arrive ainsi dans une période de fortes attentes. Son impact dépendra moins de l’annonce que de l’exécution. Les premiers projets donneront la mesure réelle de cette coopération.
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