Plusieurs Emplois vacants à l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) – (23 juin 2026)

Informations sur l'emploi

Titre du Poste : Plusieurs postes

Niveau Requis : Master

Année d'Expérience Requise : 8 ans

Lieu du Travail : Côte d'Ivoire/RCA/Egypte/Algérie

Description de l'emploi

Introduction

Fondée en 1951, l’OIM est une organisation apparentée aux Nations Unies et la principale agence onusienne dans le domaine des migrations. En collaboration étroite avec des partenaires gouvernementaux, intergouvernementaux et non gouvernementaux, l’OIM promet une migration humaine et ordonnée au bénéfice de tous. Elle sauve des vies et protège les personnes en mouvement, propose des solutions aux déplacements et facilite les voies de migration régulières, tout en fournissant des services et des conseils aux gouvernements et aux migrants.

L’OIM s’engage à favoriser un environnement de travail respectueux, inclusif et solidaire, où tous les employés peuvent s’épanouir professionnellement et se sentir valorisés. En créant un tel cadre, l’OIM vise à mieux exploiter tout le potentiel de la migration et à renforcer son soutien aux personnes en mouvement.

L’OIM invite des candidats issus de divers horizons à postuler et offre des aménagements raisonnables tout au long du processus de recrutement, lorsque cela est nécessaire. Découvrez davantage la culture de travail de l’OIM sur  IOM Workplace Culture | Organisation internationale pour les migrations

POSTE 1 : Consultant(e) B – Etude de Faisabilité – Côte d’Ivoire

CONTEXTE ET PORTÉE DU PROJET

Au cours des dernières années, la Côte d’Ivoire s’est progressivement affirmée non seulement comme un pays de destination, mais également comme un pays d’origine et de transit pour les migrants. Malgré sa position économique solide dans la sous-région, le pays fait face à des niveaux persistants de chômage et de sous-emploi des jeunes, caractérisés par une forte prévalence de l’emploi informel. Cette situation s’explique notamment par un décalage structurel entre les compétences produites par le système d’enseignement et de formation et les besoins du marché du travail, limitant ainsi les opportunités d’insertion professionnelle durable.

Dans ce contexte, de nombreux jeunes ivoiriens s’orientent vers des opportunités à l’étranger, que ce soit pour poursuivre des études, renforcer leurs compétences ou accéder à des emplois décents. Selon les analyses disponibles sur la migration internationale ivoirienne, les principaux espaces de destination des émigrants ivoiriens demeurent l’Europe — en particulier la France, les États-Unis, l’Italie et l’Allemagne — tandis que le Maroc et la Tunisie gagnent en importance, notamment dans le cadre des mobilités estudiantines [1] . Toutefois, le manque d’informations fiables, accessibles et mises à jour sur les voies régulières de migration, ainsi que sur leurs conditions d’accès, conduisent certains jeunes à emprunter des parcours migratoires irréguliers. Ces trajectoires les exposent à des risques élevés, notamment en matière d’exploitation, de traite des êtres humains et de violations de leurs droits fondamentaux.

Le projet « Renforcer les voies sûres et régulières pour les travailleurs et étudiants ivoiriens pour un développement durable en Côte d’Ivoire », financé par le Fonds de l’OIM pour le Développement, avec une contribution financière de l’Union Européenne, vise à renforcer les opportunités de migration sûre, ordonnée et régulière, en particulier à travers le renforcement, l’élargissement ou le développement de voies de mobilité basées sur les compétences.

Dans ce cadre, la réalisation d’une étude de faisabilité sur les partenariats de mobilité des compétences en Côte d’Ivoire est essentielle afin d’identifier des corridors migratoires prioritaires et d’évaluer les conditions nécessaires à l’établissement de partenariats de mobilité des compétences, alignés à la fois sur les priorités nationales de développement et les besoins des marchés du travail local et des pays partenaires.

Cette consultation s’inscrit également dans le cadre du projet MIGRET – « Réintégration durable des personnes migrantes de retour en Côte d’Ivoire et lutte contre la traite », mis en œuvre par le consortium composé de l’OIM, d’Expertise France et d’Enabel, avec le soutien de l’Union européenne et de la France. Le projet vise à renforcer la gouvernance des migrations en Côte d’Ivoire en faisant de la migration un levier de développement, notamment à travers la réintégration durable des migrants de retour, la promotion des opportunités socio-économiques locales et la prévention de la migration irrégulière.

Dans ce cadre, le projet MIGRET accorde une attention particulière à l’amélioration de l’accès à une information fiable sur les opportunités locales, les voies régulières et les risques liés à la migration irrégulière. 
Les résultats de l’étude de faisabilité et plus particulièrement la cartographie des voies régulières de migration alimenteront directement les outils et supports de sensibilisation qui seront développés dans le cadre du projet, en contribuant à la production d’informations fiables, structurées et accessibles sur les voies régulières de migration.

4.2 Objectifs

L’objectif global de la mission est de produire une étude de faisabilité sur les partenariats de mobilité des compétences en Côte d’Ivoire visant à appuyer l’opérationnalisation de voies régulières de migration basées sur les compétences (travail et études) pour les ressortissants ivoiriens. Les objectifs spécifiques sont les suivants :

  • Réaliser une cartographie des voies régulières de migration (travail et étude) existantes, principalement des accords de migration de main d’œuvre (ABMMO) pertinents impliquant la Côte d’Ivoire ;
  • Identifier et prioriser des corridors migratoires pertinents (Nord–Sud et Sud–Sud) pour le développement de partenariats de mobilité des compétences ;
  • Évaluer la faisabilité technique, institutionnelle, économique, juridique et opérationnelle de la mise en place de tels partenariats ;
  • Proposer des recommandations concrètes et opérationnelles, incluant une feuille de route pour leur mise en œuvre.

L’ensemble de ces éléments sera consolidé dans un rapport unique, structuré en plusieurs sections analytiques.

L’étude contribuera également à la production d’une base d’information structurée sur les voies régulières (travail et études), en vue d’alimenter les outils de sensibilisation et d’information destinés aux jeunes et aux communautés dans le cadre du projet MIGRET, y compris la mise à jour de la plateforme afin d’y intégrer ces informations et de fournir un accès simplifié à des contenus contextualisés et fiables.

4.3 Travaux et tâches

Sous la supervision de l’OIM, de l’unité LMI/MECC le/la consultant(e) réalisea une étude de faisabilité sur les partenariats de mobilité des compétences en Côte d’Ivoire, comprenant les composantes suivantes :

(i) Cartographie des voies régulières de migration

  • Réaliser une cartographie des accords bilatéraux de migration de travail impliquant la Côte d’Ivoire (statut, portée, niveau de mise en œuvre, résultats, défis) ;
  • Identifier et analyser les opportunités existantes de migration régulière (travail et études, y compris les bourses) pour les ressortissants ivoiriens vers des pays ciblés ;
  • Examiner les conditions d’accès, les procédures, les acteurs impliqués, les coûts, ainsi que les obstacles rencontrés ;
  • Intégrer une approche sensible au genre dans l’analyse, notamment en identifiant les différences d’accès, de contraintes, de risques et d’opportunités entre femmes et hommes en matière de migration régulière (travail et études), ainsi que les barrières spécifiques rencontrées par les femmes et les jeunes filles.

     

(ii) Identification des corridors migratoires prioritaires

  • Proposant, en coordination avec l’OIM et le comité de suivi du projet MIRACI : 
    • Un corridor prioritaire (non Sud–Sud) pour analyse approfondie ;
    • Un corridor Sud–Sud pour analyse préliminaire ;
  • Fonder la sélection des corridors sur une analyse combinée incluant :
    • les dynamiques migratoires ;
    • la complémentarité des marchés du travail entre pays d’origine et de destination ;
    • les relations économiques bilatérales (commerce, investissements, coopération technique) ;
    • l’existence d’accords, de partenariats ou d’initiatives en cours ;
    • la faisabilité institutionnelle et politique.

(iii) Analyse de faisabilité des partenariats de mobilité des compétences avec deux pays de destination 

  • Cartographier et analyser les parties clés ;
  • Évaluer les cadres juridiques, politiques et institutionnels ;
  • Analyser les systèmes de formation (notamment EFTP), les mécanismes de reconnaissance des compétences et les modalités de mobilité ;
  • Analyser les conditions économiques de mise en œuvre, notamment :
  • la demande actuelle et projetée de travailleurs dans les pays de destination ;
  • les pénuries de compétences par secteur et par niveau de qualification ;
  • les dynamiques sectorielles et perspectives de croissance économique ;
  • les liens économiques bilatéraux (commerce, investissements, coopération au développement) ;
  • les flux financiers liés à la migration, notamment les transferts de fonds lorsque pertinents.
  • Identification des secteurs prioritaires sur la base :
    • des besoins en travailleurs dans les pays de destination ;
    • de la disponibilité en Côte d’Ivoire des compétences correspondantes aux besoins du pays de destination ;
    • de la capacité des systèmes de formation (notamment EFTP) ;
    • de la viabilité économique des placements proposés.
  • Analyse des exigences opérationnelles et des coûts
    • les exigences en matière de visas et procédures administratives ;
    • les dispositifs de reconnaissance des diplômes et compétences ;
    • les capacités institutionnelles ;
  • Évaluer les coûts associés à la mobilité, incluant lorsque cela est possible :
    • les coûts de formation ;
    • les coûts de recrutement ;
    • les coûts de mobilité (visa, transport, installation) ;
    • les implications financières pour les bénéficiaires et les institutions.

(iv) Élaboration d’une feuille de route opérationnelle

  • Formuler des recommandations opérationnelles pour la mise en place de partenariats de mobilité des compétences avec ces deux pays de destination ;
  • Élaborer une feuille de route détaillée, incluant les étapes, les rôles institutionnels, les partenariats nécessaires et un calendrier indicatif ;
  • Organiser et faciliter un atelier de validation afin de consolider les résultats.

L’ensemble des analyses ci-dessus devra être intégré dans un seul rapport final, structuré en sections cohérentes (cartographie, corridors, analyse de faisabilité et feuille de route).

UNITÉ/DÉPARTEMENT ORGANISATIONNEL AUQUEL LE(LA) CONSULTANT(E) CONTRIBUE 
LMI/MECC

Responsabilités

PRODUITS CONCRETS ET MESURABLES DE LA TÂCHE ASSIGNÉE
1.Livrable 1 : Rapport de démarrage

Délai : 1er – 31 juillet 2026 | Paiement : 20 %

  • Élaborer un rapport de démarrage précisant l’approche méthodologique, le plan de travail détaillé et le calendrier d’exécution
  • Réaliser une revue documentaire des données disponibles (migration, marché du travail, accords, cadres politiques et économiques)
  • Développeur des outils de collecte de données (guides d’entretien, questionnaires, grilles d’analyse)
  • Proposer une méthodologie pour la collecte d’informations auprès des travailleurs et étudiants intéressés par la migration régulière
  • définir l’approche d’analyse des voies régulières de migration et des corridors migratoires
  • Organisateur d’une réunion de cadrage avec l’OIM pour valider la méthodologie
  • Réviser et finaliser les outils de collecte sur la base des observations

 

2. Livrable 2 : Première version du rapport

Délai : 1er août – 31 octobre 2026 | Paiement : 30 %

  • Conduire la collecte de données (entretiens, consultations, focus groups avec travailleurs et étudiants)
  • Organisateur des consultations avec les ministères, ambassades, secteur privé et autres parties participent
  • Réaliser la cartographie des voies régulières de migration et des accords existants
  • Analyser les conditions d’accès, les procédures, les acteurs impliqués et les contraintes
  • Analyser les dynamiques migratoires (flux et stocks)
  • Identifier les corridors migratoires pertinents (Nord–Sud et Sud–Sud) sur la base de critères économiques, institutionnels et migratoires
  • Produire une première analyse intégrée, incluant les premières hypothèses sur les secteurs et opportunités

 

3.Livrable 3 : Version révisée du rapport

Délai : 1er novembre 2026 – 31 janvier 2027 | Paiement : 25 %

  • Analyser en profondeur la faisabilité des partenariats de mobilité des compétences sur les corridors retenus
  • Évaluer les cadres juridiques, politiques et institutionnels
  • Conduire une analyse économique détaillée incluant :
    • la demande actuelle et projetée de travailleurs
    • les pénuries de compétences par secteur
    • les dynamiques sectorielles et perspectives de croissance
    • les relations économiques bilatérales (commerce, investissements, coopération)
  • Identifier et analyser les secteurs prioritaires (adéquation besoins / compétences disponibles)
  • Évaluer les capacités nationales de formation (notamment EFTP)
  • Analyser les exigences opérationnelles (visa, reconnaissance des diplômes, procédures)
  • Évaluer les coûts associés à la mobilité (formation, recrutement, mobilité, installation)
  • Mener des consultations ciblées pour valider les analyses
  • Élaborateur de recommandations opérationnelles
  • Développer une feuille de route pour la mise en œuvre
  • Participer et contribuer aux activités du projet

4.  Livrable 4 : Rapport final validé

Délai : 1er février – 31 mars 2027 | Paiement : 25 %

  • Présenter les conclusions et recommandations au comité de suivi
  • Faciliter l’atelier de validation des résultats
  • Intégrer les commentaires reçus
  • Finaliser le rapport consolidé
  • Rédiger un curriculum vitae exécutif (clair et opérationnel)
  • Préparer les supports de présentation (PowerPoint)
  • Assurer la cohérence et la qualité analytique finale du document

 

Appui attendu de l’OIM

L’OIM assurera : 

  • La coordination générale de la mission en collaboration avec le comité de suivi du projet MIRACI ;
  • L’appui institutionnel, notamment à travers l’introduction du/de la consultant(e) auprès du comité de suivi, des autorités et partenaires clés ;
  • L’accès aux documents, études et données disponibles, dans la limite des règles internes et de confidentialité ;
  • L’organisation logistique et technique des réunions et ateliers pertinents des activités du projet.
INDICATEURS DE PERFORMANCE AUX FINS D’ÉVALUATION DES RÉSULTATS
  • Qualité technique du rapport : analyse structurée, fondée sur des données probantes et intégrant les dimensions institutionnelles, juridiques et économiques.
  • Pertinence des recommandations : recommandations réalistes, opérationnelles et alignées avec les priorités nationales, incluant une feuille de route claire.
  • Intégration de la dimension économique : analyse des besoins en main-d’œuvre, des secteurs prioritaires, des pénuries de compétences et des coûts associés à la mobilité.
  • Qualité de la consultation des parties implique : diversité et pertinence des acteurs consultés, et intégration de leurs contributions dans l’analyse.
  • Respect des délais et des livrables : soumission dans les délais, et prise en compte des commentaires de l’OIM.
  • Qualité des extrants : clarté du rapport, du curriculum vitae exécutif et des supports de présentation.

Qualifications

ÉDUCATION, EXPÉRIENCE ET COMPÉTENCES REQUISES

Éducation

  • Master (ou équivalent) en sciences économiques, migrations, développement, sciences sociales, ou dans un domaine connexe, délivré par une institution académique accréditée.

     

Expérience

  • Au moins 8 ans d’expérience confirmée dans la collecte et l’analyse de données quantitatives et qualitatives ;
  • Expérience confirmée en recherche analytique, incluant la production de rapports et d’études ; 
  • Au moins 5 ans d’expérience dans la conduite de consultations ou de projets dans les domaines de la migration, du développement ou des politiques publiques ; 
  • Bonne compréhension des dynamiques migratoires en Côte d’Ivoire et/ou en Afrique de l’Ouest ; 
  • Expérience en matière d’analyse de marchés du travail, de mobilité des compétences ou de migration de travail fortement souhaitée ; 
  • Expérience de collaboration avec des organisations internationales (notamment OIM, ONU, Banque mondiale, etc.) considérée comme un atout ; 
  • Une expérience en communication ou en changement de comportement constitue un atout.

Aptitudes

  • Solides capacités analytiques et conceptuelles, notamment en analyse économique et en lien avec les politiques de migration ; 
  • Excellente connaissance des enjeux migration-développement et des cadres internationaux (GCM, etc.) ;
  • Bonne compréhension des accords bilatéraux de migration et capacité à analyser des cadres juridiques et politiques ; 
  • Capacité à produire des rapports de haute qualité dans des délais serrés ; 
  • Excellentes compétences rédactionnelles en français ; 
  • Bonne maîtrise de l’anglais (écrit et oral) souhaitée ; 
  •  La connaissance des langues locales ivoiriennes constitue un atout.

Langue

Pour ce poste de consultant, la maîtrise du français et de l’anglais est requise.

La maîtrise des langues requises sera spécifiquement réalisée au cours du processus de sélection, lequel pourra inclure des évaluations écrites et/ou orales.

Déplacements nécessaires

Le consultant ne bénéficiera pas de frais de mission. Ces frais seront directement à sa charge et seront prévus dans sa proposition. 

Dossier de candidature 

  • Une offre technique comprenant une note méthodologique succincte permettant la compréhension du mandat, l’approche proposée, le calendrier indicatif et les outils envisagés pour la collecte et l’analyse des données.
  • Le(s) curriculum vitae détaillé(s) mettant en évidence les qualifications académiques, les expériences pertinentes, les missions similaires réalisées ainsi que les compétences du/de le candidat(e).
  • Une offre financière détaillée, évaluée en coût global, incluant l’ensemble des honoraires et des frais connexes liés à l’exécution de la mission, notamment les déplacements, la communication et toute autre dépense nécessaire.

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