Créé en décembre 1999, le Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNDRR) est le point focal désigné au sein du système des Nations Unies pour la coordination des efforts de réduction des catastrophes et pour assurer les synergies entre les activités de réduction des risques de catastrophe menées par les Nations Unies et les organisations régionales, tant dans les pays développés que dans les pays en développement. Dirigé par le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe (RSSG), l’UNDRR compte plus de 160 employés répartis entre son siège à Genève, en Suisse, et ses bureaux régionaux. Plus précisément, l’UNDRR oriente, suit, analyse et rend compte des progrès accomplis dans la mise en œuvre du Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe 2015-2030, soutient sa mise en œuvre aux niveaux régional et national et encourage l’action et la sensibilisation mondiale à la réduction des risques de catastrophe, en collaboration avec les États membres de l’ONU et un large éventail de partenaires et de parties prenantes, notamment la société civile, le secteur privé, les parlementaires et la communauté scientifique et technologique. Ce poste de consultant est offert au Bureau régional des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNDRR), Bureau régional pour les États arabes (ROAS) au Caire. Le consultant relèvera du/de la chargé(e) de gestion du programme de gouvernance des risques. Fonctions et responsabilités Sous la supervision du/de la chargé(e) de gestion du programme désigné(e), le/la consultant(e) en gouvernance des risques de catastrophe sera responsable des tâches suivantes : 1. Établir des relations étroites et une coordination avec l’expert national en coordination au sein du ministère de la Gestion des urgences et des catastrophes afin d’orienter la collecte de données, de rapports et de documents stratégiques officiels relatifs à la réduction des risques de catastrophe (RRC), à l’action climatique (AC) et au développement durable, auprès des ministères, autorités ou organisations internationales compétents, notamment : a. Législation, politiques, stratégies et plans pertinents aux niveaux national, infranational et ministériel/sectoriel. b. Impacts historiques des aléas naturels et anthropiques, cartes des aléas, données et cartes de vulnérabilité et d’exposition, scénarios climatiques, risques transfrontaliers et évaluations des risques existants, ainsi que données d’alerte précoce. Données sur les finances publiques et le budget, le financement extérieur, les investissements du secteur privé, le suivi des dépenses liées aux catastrophes, le financement des risques et l’assurance, la gouvernance financière et le financement local. 2. Réaliser une analyse documentaire approfondie de toutes les données, rapports et documents stratégiques officiels afin d’élaborer un rapport de cartographie du contexte politique qui détermine les points d’entrée clés pour l’adoption de l’approche de gestion intégrée des risques dans le cadre de l’élaboration de la Stratégie nationale de réduction des risques de catastrophe et d’adaptation au changement climatique et de la mise en place de la Plateforme nationale multipartite de réduction des risques de catastrophe et d’adaptation au changement climatique. 3. Solliciter les commentaires et les points de vue des principaux homologues nationaux, notamment le point focal national de Sendai, le ministère de l’Environnement, la Commission/Autorité de la planification et des statistiques et le ministère des Finances.et le ministère des Affaires étrangères concernant le rapport. 4. Soumettre le rapport de cartographie du paysage politique au point focal national de Sendai et au bureau régional de l’UNDRR pour examen et commentaires. 5. Élaborer les termes de référence pour la mise en place de la plateforme nationale multipartite de réduction des risques de catastrophe et d’adaptation au changement climatique, en consultation avec le point focal national de Sendai et les entités et parties prenantes nationales concernées. 6. Élaborer l’avant-projet de la stratégie nationale de réduction des risques de catastrophe et d’adaptation au changement climatique, conformément au cadre de Sendai et à l’approche de gestion intégrée des risques, et en cohérence avec l’Accord de Paris et l’Agenda 2030 pour le développement durable, ainsi qu’avec les politiques, stratégies et plans nationaux pertinents (par exemple, les priorités du plan national de relèvement), tout en veillant à l’intégration des considérations relatives à la mobilité humaine, au genre et au handicap, en consultation avec les agences partenaires des Nations Unies et les organisations non onusiennes. 7. Mener des consultations individuelles avec le point focal national de Sendai, le ministère de l’Environnement, la Commission/Autorité de la planification et des statistiques, le ministère des Finances et le ministère des Affaires étrangères concernant l’avant-projet de la stratégie nationale de réduction des risques de catastrophe et d’adaptation au changement climatique et l’avant-projet des termes de référence de la plateforme nationale multipartite de réduction des risques de catastrophe et d’adaptation au changement climatique. 8. Organiser un atelier de consultation national avec les entités nationales concernées et les acteurs non gouvernementaux sur l’avant-projet de la Stratégie nationale de réduction des risques de catastrophe et d’adaptation au changement climatique et sur le projet de mandat de la Plateforme nationale de réduction des risques de catastrophe et d’adaptation au changement climatique afin de recueillir leurs avis et commentaires. 9. Réviser l’avant-projet de la Stratégie nationale de réduction des risques de catastrophe et d’adaptation au changement climatique et le projet de mandat de la Plateforme nationale de réduction des risques de catastrophe et d’adaptation au changement climatique en fonction des commentaires recueillis lors des consultations nationales et soumettre les versions révisées au Bureau régional de l’UNDRR. 10. Élaborer un projet de plan d’action national pour la mise en œuvre de la Stratégie, assorti d’un cadre de résultats comprenant les extrants stratégiques, les activités, les indicateurs, les données de référence, les cibles, le calendrier, les besoins financiers estimés et les sources de financement potentielles. 11. Organiser un atelier final de consultation et de validation nationale afin de valider la version révisée de la Stratégie nationale de réduction des risques de catastrophe et d’adaptation au changement climatique et le mandat de la Plateforme nationale de réduction des risques de catastrophe et d’adaptation au changement climatique, et de faciliter une consultation nationale sur le projet de plan d’action national pour la mise en œuvre de la Stratégie. 12. Soumettre les versions finales de la Stratégie nationale de réduction des risques de catastrophe et d’adaptation au changement climatique (SRCCC) et de son Plan d’action national, ainsi que les termes de référence de la Plateforme nationale de SRCCC, au Bureau régional de l’UNDRR pour la résolution des conflits (ROAS), afin qu’elles soient soumises au Gouvernement syrien pour validation politique et approbation officielle. 13. Soumettre un rapport final sur la mission, incluant les enseignements tirés et des recommandations pour l’amélioration de la gouvernance de la SRCCC aux niveaux national et local. Les livrables attendus sont les suivants : 1. Plan de travail (2 jours). 2. Rapport de cartographie du contexte politique identifiant les points d’entrée pour l’utilisation de l’approche globale de gestion des risques dans l’élaboration de la Stratégie nationale de SRCCC, du Plan d’action et de la Plateforme en Syrie (58 jours). 3.4. Version préliminaire de la Stratégie nationale de réduction des risques de catastrophe et d’adaptation au changement climatique et version préliminaire des termes de référence de la Plateforme nationale multipartite de réduction des risques de catastrophe et d’adaptation au changement climatique (40 jours). 5. Versions révisées de la Stratégie nationale de réduction des risques de catastrophe et d’adaptation au changement climatique et des termes de référence de la Plateforme nationale multipartite de réduction des risques de catastrophe et d’adaptation au changement climatique, élaborées à la suite de consultations nationales (40 jours). 6. Stratégie et plan d’action nationaux de réduction des risques de catastrophe et d’adaptation au changement climatique, validés techniquement et faisant l’objet de consultations nationales, ainsi que les termes de référence de la Plateforme nationale multipartite de réduction des risques de catastrophe et d’adaptation au changement climatique (50 jours). 7. Rapport final sur la mission, présentant les enseignements tirés et des recommandations pour l’amélioration de la gouvernance de la réduction des risques de catastrophe aux niveaux national et local (20 jours).
Qualifications/compétences particulières
• Un diplôme universitaire de niveau supérieur en développement urbain, économie, sciences sociales, réduction ou gestion des risques de catastrophe, adaptation au changement climatique, développement durable, ingénierie ou tout autre domaine connexe est requis. • Un diplôme universitaire de premier cycle, assorti de deux années d’expérience professionnelle supplémentaires pertinentes, peut être accepté à la place d’un diplôme de niveau supérieur. • Au moins sept ans d’expérience professionnelle dans la réduction ou la gestion des risques de catastrophe ou l’adaptation au changement climatique sont requis. • Une expérience en matière d’élaboration de politiques nationales relatives à la réduction des risques de catastrophe, à l’adaptation au changement climatique ou au développement durable est requise. • Une expérience en matière de coordination et de consultation auprès d’entités gouvernementales ou de multiples parties prenantes dans le cadre de la mise en œuvre de programmes est requise. • Une expérience de travail avec des autorités gouvernementales ou des institutions universitaires de la région arabe est requise. • Une expérience en matière de recherche, d’analyse et de rédaction académique est souhaitable. • Une expérience en matière d’intégration des considérations de genre, de handicap et de mobilité humaine dans les cadres et initiatives de réduction des risques de catastrophe est souhaitable.
Langues
L’anglais et le français sont les langues de travail du Secrétariat de l’ONU. Pour ce poste, la maîtrise de l’arabe et de l’anglais, à l’oral comme à l’écrit, est requise. La connaissance d’une autre langue officielle du Secrétariat de l’ONU est un atout. Les langues officielles du Secrétariat de l’ONU sont : l’arabe, le chinois, l’anglais, le français, le russe et l’espagnol.
Informations Complémentaires
En raison du grand nombre de candidatures reçues, seuls les candidats retenus seront contactés.
Sans frais
L’Organisation des Nations Unies ne perçoit aucun frais à quelque étape que ce soit du processus de recrutement (candidature, entretien, traitement du dossier ou formation). L’Organisation des Nations Unies ne demande aucune information relative aux comptes bancaires des candidats.