« Pardon. Et je me mets à genoux. » C’est dans une profonde émotion que Laurine Lévi, épouse du pasteur ivoirien Axel Lévi et elle-même pasteure, a pris la parole alors que le couple est au cœur d’une vive polémique. Face aux nombreuses réactions suscitées par les événements de ces derniers jours, elle demande pardon à ceux qu’elle estime avoir déçus et implore également le public d’épargner son mari et sa famille.
La prise de parole intervient dans un contexte particulièrement tendu pour le couple pastoral. L’Église Mission Faiseur de Disciples (MFD) a annoncé le 28 septembre 2026 la destitution d’Axel Lévi et de Laurine Lévi de toutes leurs fonctions ministérielles, évoquant dans son communiqué des « faits très graves ». L’organisation n’a toutefois pas détaillé publiquement la nature précise des faits ayant motivé cette décision.
« J’étais censée être un exemple »
Dans son intervention, Laurine Lévi ne cherche pas à esquiver la question de sa propre responsabilité.
« Je demande à chacun, à tous, pardon, parce que j’étais aussi censée être un exemple », affirme-t-elle.
La pasteure reconnaît avoir failli, selon ses propres termes, au rôle qu’elle estimait devoir jouer auprès de ceux qui la considéraient comme une responsable spirituelle.
« Juste pardon d’avoir failli à mon rôle de pasteur. J’étais censée être un exemple, une bonne bergère. Et par mes actions, je ne l’ai pas forcément été tout le temps », poursuit-elle.
Ces mots donnent une tonalité particulière à son intervention. Laurine Lévi ne s’adresse pas seulement à des proches : elle parle également à des personnes qui l’avaient connue dans le cadre de son ministère.
« Je sais que certains ne le feront pas »
La pasteure semble également mesurer la difficulté de la situation.
Elle dit savoir que certaines personnes ne pourront pas lui pardonner immédiatement, voire ne lui pardonneront pas du tout.
« Je sais que ça sera dur. Je sais que certains ne le feront pas », reconnaît-elle.
Mais elle demande malgré tout que les erreurs commises ne fassent pas disparaître les années durant lesquelles elle estime avoir également accompli des choses positives.
« Malgré qu’on a fait des mauvaises choses, c’est vrai, mais je crois que les choses bien sont plus fortes », lance-t-elle.
Une manière de demander à son entourage de ne pas résumer son parcours à la seule crise actuelle.
