La Wildlife Conservation Society (WCS) est une ONG internationale basée au zoo du Bronx à New York, aux États-Unis. Elle œuvre pour la sauvegarde de la faune et des espaces naturels et relève les défis mondiaux dans plus de 60 pays d’Afrique, d’Asie, des Amériques et des océans du monde.
La Wildlife Conservation Society (WCS) considère que la conservation de la nature et des ressources naturelles est essentielle à la vie sur Terre, à l’avenir de l’humanité, ainsi qu’au bien-être et à l’identité culturelle des peuples autochtones et des communautés traditionnelles et locales.
Wildlife Conservation Society (WCS) recrute un Coordinateur régional des garanties environnementales et sociales
Lieu : Kigali, Rwanda, avec déplacements dans la région
Relève du/de la : Directeur/Directrice technique des droits et des communautés
Collaborateurs : Coordonnateur régional de la conservation communautaire, autres équipes techniques et de programmes régionales
Date de début : Immédiate
Durée : Temps plein
Date limite : 14 septembre 2026
Aperçu du programme
Le programme Afrique centrale et golfe de Guinée est l’un des plus importants des 13 programmes régionaux mondiaux de la Wildlife Conservation Society (WCS). Il couvre la République démocratique du Congo, la République du Congo et le Gabon.
Ce programme, en pleine expansion, bénéficie d’un portefeuille diversifié et croissant de donateurs, de partenaires et de projets. La région présente des défis complexes en matière de conservation de la biodiversité et de ses habitats.
Les programmes nationaux de la Wildlife Conservation Society (WCS) s’attaquent à ces défis par le biais de nombreuses initiatives, notamment la gestion des aires protégées, l’implication des communautés locales, les moyens de subsistance durables, la réforme des politiques et le financement durable.
La Wildlife Conservation Society (WCS) a récemment inauguré son centre régional à Kigali, au Rwanda, qui accueille une équipe grandissante de spécialistes techniques et de gestionnaires régionaux afin de soutenir ses programmes nationaux et ses bureaux de terrain.
But
Le rôle du coordinateur régional des garanties environnementales et sociales est d’appuyer les équipes régionales, nationales et locales de la Wildlife Conservation Society (WCS) pour l’Afrique centrale et le golfe de Guinée dans la mise en œuvre concrète du cadre de garanties environnementales et sociales de WCS et des politiques associées.
Il aidera les équipes à identifier, évaluer et gérer les risques environnementaux et sociaux de manière techniquement rigoureuse, adaptée aux réalités du terrain et conforme aux normes de WCS et des bailleurs de fonds.
Il s’agit d’un rôle opérationnel de conseil et de résolution de problèmes, et non d’une simple fonction de conformité.
Le/la coordinateur/trice devra collaborer directement avec les équipes nationales et locales, évaluer de manière critique l’efficacité des garanties dans la pratique, identifier les risques émergents ou les faiblesses de mise en œuvre, et élaborer de manière proactive des solutions pratiques.
Une attention particulière sera portée aux droits humains, aux droits des peuples autochtones et des communautés locales, à l’utilisation des terres et des ressources naturelles, à l’application de la loi, à la mobilisation des parties prenantes, aux mécanismes de traitement des griefs et au consentement libre, préalable et éclairé (CLPE).
Ce poste impliquera également de jouer un rôle proactif dans l’examen des exigences des donateurs et l’élaboration d’instruments et de supports de sauvegarde appropriés.
Le/la coordinateur/trice relèvera du/de la directeur/trice technique Droits et Communautés pour l’Afrique centrale et travaillera en étroite collaboration avec le/la coordinateur/trice régional/e pour la conservation communautaire, les équipes pays et sites, le personnel de développement des programmes, l’Unité de gestion des aires protégées d’Afrique (APAMU) et l’équipe mondiale Droits et Communautés de WCS.
Principales responsabilités
Soutien régional aux mesures de sauvegarde
Fournir un soutien et des conseils sur la mise en œuvre de procédures et d’initiatives de sauvegarde environnementale et sociale au niveau des programmes nationaux et des sites dans toute la région, conformément aux normes mondiales et internationales de la Wildlife Conservation Society (WCS).
Examiner, définir et suivre les exigences des différents donateurs (par exemple, UE, KfW, GCF, GEF, etc.) et diriger ou soutenir l’élaboration de documents, d’évaluations des risques, etc. en réponse aux exigences des donateurs, y compris celles mises en œuvre avec les gouvernements, la société civile et les agences des Nations Unies.
Fournir un soutien direct aux directeurs de pays, aux directeurs de site et aux responsables de programme pour le maintien des protocoles environnementaux et de sauvegarde en vigueur et le déploiement de la mise en œuvre de nouveaux protocoles, procédures et mécanismes, le cas échéant.
Promouvoir et soutenir le respect et la mise en œuvre des politiques mondiales de sauvegarde environnementale et sociale de la Wildlife Conservation Society (WCS) aux niveaux national et local, en mettant fortement l’accent sur une approche fondée sur les droits et sur l’égalité des sexes et l’inclusion sociale (GESI).
Travailler directement avec les équipes nationales et locales pour comprendre les réalités opérationnelles et traduire les politiques de sauvegarde et les exigences des donateurs en mesures pratiques et adaptées au contexte, pouvant être mises en œuvre et suivies au niveau local.
En coordination avec le personnel régional de R+C, identifier de manière proactive les risques environnementaux et sociaux émergents, les faiblesses de mise en œuvre ou les conséquences imprévues des activités de conservation et travailler avec les équipes concernées pour élaborer des solutions réalisables et opportunes.
En coordination avec le personnel régional de R+C, faire preuve d’esprit critique lors de l’examen des instruments de sauvegarde et de la mise en œuvre des projets, en allant au-delà du respect des procédures pour évaluer si les mesures proposées sont appropriées, efficaces et répondent aux droits et aux préoccupations des personnes concernées.
En coordination avec le personnel régional de R+C, fournir des conseils pratiques sur des questions complexes à l’intersection de la conservation, des droits de l’homme, des droits des communautés, de l’utilisation des ressources naturelles, de la sécurité et de l’application de la loi.
Mise en œuvre des garanties
Réaliser ou appuyer des évaluations des risques et des impacts environnementaux et sociaux, en travaillant en étroite collaboration avec les équipes de projet et les titulaires de droits concernés afin de comprendre le contexte local, d’identifier les risques directs et indirects et d’élaborer des mesures pratiques d’atténuation et de surveillance (en coordination avec les efforts de surveillance en cours).
En coordination avec le personnel régional de R+C, fournir des conseils techniques sur les droits des peuples autochtones et des autres groupes potentiellement marginalisés, y compris l’engagement culturellement approprié, le FPIC, les droits fonciers et sur les ressources naturelles, la participation à la prise de décision et les mesures visant à prévenir l’exclusion ou les impacts négatifs.
Appuyer les équipes dans l’identification et la gestion des risques liés aux droits de l’homme associés aux activités de conservation, notamment la gestion des aires protégées, les restrictions d’accès et d’utilisation, l’application de la loi, l’engagement communautaire, les activités de subsistance et le partage des avantages, en coordination avec l’équipe régionale R+C.
Appuyer la conception, la mise en œuvre et l’amélioration continue de mécanismes de règlement des griefs accessibles et fiables, y compris l’analyse des données relatives aux griefs afin d’identifier les problèmes récurrents ou systémiques et de recommander des mesures correctives.
Fournir des conseils aux équipes de terrain sur le FPIC et d’autres processus de prise de décision participative, en aidant les équipes à déterminer quand le FPIC est requis et en soutenant des processus significatifs, culturellement appropriés, correctement documentés et reflétés dans les décisions de projet en coordination avec l’équipe régionale R+C.
Apporter un soutien rapide et approprié pour répondre aux incidents et allégations, notamment en effectuant une analyse initiale des risques, en documentant les informations, en coordonnant les actions avec les équipes concernées, en planifiant les mesures correctives et en assurant le suivi.
Signalement et conformité des mesures de protection
Appuyer les équipes de programme nationales et locales afin de garantir que tous les projets et programmes soient conformes aux normes environnementales et sociales de WCS et des donateurs.
Superviser la mise en place et le suivi des cadres de garanties environnementales et sociales (par exemple ESSF/ESIE/EMMP) sur tous les sites ;
Développer et maintenir une base de données régionale qui recense toutes les évaluations d’impact, les plans d’atténuation des risques environnementaux et sociaux, les rapports et les examens ;
Il convient de surveiller non seulement la mise en œuvre des instruments de sauvegarde et des mesures d’atténuation, mais aussi de vérifier s’ils sont mis en œuvre efficacement et s’ils produisent les résultats escomptés pour les personnes concernées ;
Examiner de manière critique les propositions de projet, les évaluations des risques, les plans de gestion et les livrables des donateurs afin d’identifier les lacunes, les incohérences, les hypothèses irréalistes et les impacts imprévus potentiels, et recommander des améliorations pratiques ;
Analyser les données relatives aux mesures de protection, aux griefs et aux incidents afin d’identifier les tendances et les problèmes systémiques nécessitant l’attention de la direction ou des modifications dans la mise en œuvre du programme.
Renforcement des capacités
Piloter le renforcement des capacités du personnel et des partenaires afin d’acquérir des connaissances et des compétences en matière de garanties environnementales et sociales.
Diffuser les enseignements tirés et les meilleures pratiques de la mise en œuvre de la mesure de sauvegarde dans toute la région et dans d’autres régions ou ministères (par exemple, l’APAMU), selon les besoins.
Concevoir des modules de formation et former les équipes de terrain en se basant sur une analyse des lacunes des outils existants et des capacités, notamment en tenant compte des exigences spécifiques des donateurs.
Suivre et documenter la formation environnementale et sociale pour les programmes et sites nationaux afin de garantir que le personnel dispose d’une formation à jour en matière de protection.
Compétences fondamentales
Jugement pratique : Capacité à interpréter les normes de sauvegarde en fonction des réalités complexes du terrain et à élaborer des mesures à la fois techniquement crédibles et opérationnellement réalisables.
Esprit critique : Capacité à remettre en question les hypothèses, à identifier les lacunes ou les conséquences imprévues, à distinguer les risques de fond des problèmes de procédure et à tirer des conclusions bien argumentées fondées sur les preuves disponibles.
Initiative et responsabilité : Identifie les problèmes de manière proactive, propose des solutions, assure le suivi des dossiers jusqu’à leur résolution et signale rapidement les risques importants sans attendre d’instructions détaillées.
Résolution de problèmes : Collabore de manière constructive avec les équipes de terrain et de direction pour élaborer des solutions réalistes, en particulier lorsque les exigences de sauvegarde, les objectifs de conservation, les priorités de la communauté et les contraintes opérationnelles peuvent avoir du mal à s’harmoniser.
Orientation terrain : Capacité à interagir directement avec les équipes sur le terrain, les représentants communautaires, les peuples autochtones, les partenaires gouvernementaux et les autres parties prenantes, y compris dans des contextes opérationnels éloignés ou difficiles.
Capacité à remettre en question de manière constructive : Être capable de fournir des conseils clairs, francs et fondés sur des preuves, y compris lorsque cela implique de remettre en question les pratiques existantes ou de recommander des modifications aux activités prévues.
Collaboration : Établit des relations de travail de confiance tout en préservant l’indépendance et le jugement professionnel nécessaires à une fonction de protection efficace.
Exigences de qualification
Diplôme d’études supérieures en sciences sociales, droit, droits de l’homme, protection de l’environnement et protection sociale, développement international, anthropologie ou tout autre domaine pertinent.
Un minimum de cinq ans d’expérience à responsabilités croissantes dans l’application de mesures de protection environnementales et sociales dans les secteurs de la conservation, du développement ou de l’humanitaire.
Expérience avérée dans la traduction des politiques et normes de sauvegarde en mesures pratiques au niveau du projet ou sur le terrain, y compris l’identification des risques, la planification des mesures d’atténuation, le soutien à la mise en œuvre et le suivi.
Expérience avérée de travail direct avec les peuples autochtones, les communautés locales ou d’autres titulaires de droits concernés, de préférence dans les domaines de la conservation, de la gouvernance des terres et des ressources naturelles, des aires protégées ou du développement rural.
Solide connaissance des normes internationales relatives aux droits de l’homme et des droits des peuples autochtones, notamment le consentement libre, préalable et éclairé, la participation, les droits fonciers et relatifs aux ressources naturelles, les droits culturels, la non-discrimination et l’accès aux voies de recours.
Expérience en matière d’évaluation et de prise en compte des risques sociaux et liés aux droits de l’homme associés aux activités de conservation, notamment l’accès aux ressources naturelles, l’application de la loi, la mobilisation des parties prenantes, les interventions en matière de moyens de subsistance et les mécanismes de traitement des griefs.
Capacité démontrée à analyser des situations complexes ou délicates, à identifier les risques importants et les lacunes de mise en œuvre, et à élaborer des solutions pratiques et adaptées au contexte.
Preuve d’initiative et de capacité à gérer son travail de manière autonome, à identifier les priorités, à assurer le suivi des actions convenues et à communiquer clairement et rapidement les risques importants.
Une expérience en Afrique centrale est fortement souhaitée, ainsi qu’une bonne compréhension du contexte social, politique, institutionnel et de conservation de la région.
Capacité et volonté de se déplacer régulièrement sur les sites, y compris dans des endroits reculés, et de travailler directement avec les équipes nationales et locales.
Excellentes compétences en communication orale et écrite en français et en anglais.
