Postulez pour ce poste à l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS)- (05 mai 2026)

Informations sur l'emploi

Titre du Poste : Consultant national pour appuyer le développement de la NCD

Niveau Requis : Diplôme universitaire

Année d'Expérience Requise : 5 ans

Lieu du Travail : Rwanda

Description de l'emploi

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) est une institution spécialisée de l’ONU, constituée de 194 États membres. Fondée en 1948, elle dirige la santé publique mondiale, définit les programmes de recherche en santé, fixe des normes et des critères, fournit un soutien technique aux pays.

Poste : Consultant national pour appuyer le développement de la NCD – NSP – 2601640 )    

Note Aucune note 
Modalités contractuelles Consultant externe 
Durée du contrat (années, mois, jours) 3 mois 

 

Offre d’emploi

Date de clôture

18 mai 2026, 22h59 

Lieu principal

Rwanda-Kigali 

Organisation

AF_RWA Rwanda 

Calendrier

À temps plein   

AVIS IMPORTANT : Veuillez noter que la date limite de réception des candidatures indiquée ci-dessus dépend des paramètres système de votre appareil personnel. 
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Objectif de la consultation

Le Centre biomédical du Rwanda (RBC), avec le soutien de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), recherche un consultant hautement qualifié pour mener une évaluation finale de la Stratégie nationale de lutte contre les MNT 2020-2025 et piloter l’élaboration d’une nouvelle Stratégie nationale de lutte contre les MNT et d’un plan d’action pour la période 2026-2030, fondés sur des données probantes et assortis d’une estimation détaillée des coûts. Cette nouvelle stratégie devra tirer parti des enseignements de l’expérience passée et s’intégrer parfaitement au cycle de planification national, en s’alignant stratégiquement sur les objectifs du HSSP V, de la réforme 4×4 et du NST2, tout en intégrant les principes fondamentaux d’équité, d’inclusion, d’adaptabilité et de durabilité afin de garantir une réponse nationale robuste et résiliente aux MNT.

Arrière-plan  

Les maladies non transmissibles (MNT) représentent l’un des défis sanitaires mondiaux les plus importants du XXIe siècle. À l’échelle mondiale, elles constituent la première cause de mortalité, représentant plus de 70 % des décès. De manière disproportionnée, 85 % de ces décès prématurés surviennent dans les pays à revenu faible et intermédiaire (PRFI), où les systèmes de santé sont souvent mal équipés pour assurer les soins complexes et de longue durée nécessaires. Les principales MNT – maladies cardiovasculaires (MCV), cancers, maladies respiratoires chroniques (MRC) et diabète – pèsent lourdement sur les individus, les familles et les économies nationales, freinant ainsi le développement socio-économique. Au Rwanda, le fardeau des MNT est considérable et ne cesse de croître. Selon le Rapport sur les statistiques de l’état civil 2024 de l’Institut national de la statistique du Rwanda (INSR), les MNT, y compris les traumatismes et les handicaps, représentent environ 57 % de la mortalité annuelle totale. Cette transition épidémiologique, caractérisée par une prévalence croissante des MNT et une persistance du fardeau des maladies transmissibles, constitue un double défi pour le système de santé rwandais. Les principaux facteurs de cette situation sont les changements de mode de vie, l’urbanisation et le vieillissement de la population. Malgré leur impact important, de nombreux cas de maladies non transmissibles (MNT) restent non diagnostiqués et non traités, entraînant une morbidité, un handicap et des décès prématurés évitables. Face à cette situation, le gouvernement rwandais, par l’intermédiaire du ministère de la Santé et du Centre biomédical du Rwanda, a démontré une forte volonté politique et un engagement ferme dans la lutte contre les MNT. Cet engagement s’est concrétisé par la Stratégie nationale et le Plan d’action chiffré pour la prévention et le contrôle des MNT (2020-2025). Ce plan visait à réduire de 25 % la mortalité prématurée due aux MNT d’ici 2025 grâce à une approche globale et multisectorielle. Ses objectifs stratégiques étaient axés sur la prévention et la réduction des facteurs de risque, le renforcement des systèmes de santé pour un dépistage précoce et des soins de qualité, l’amélioration de la surveillance et de la recherche, ainsi que le renforcement de la coordination intersectorielle et la mobilisation des ressources. À l’approche de la fin de la période stratégique 2020-2025, il est impératif de procéder à une évaluation approfondie de sa mise en œuvre. Le paysage national a évolué avec la mise en place de nouveaux cadres nationaux, notamment le Plan stratégique du secteur de la santé V (PSSS V) 2024-2029, la réforme transformatrice du développement des ressources humaines en santé (4×4) et la Stratégie nationale de transformation (SNT2) 2024-2029. La SNT2 définit la vision nationale visant à garantir une qualité de vie élevée à tous les citoyens et constitue le principal vecteur de la réalisation de la Vision 2050 du Rwanda. La future Stratégie relative aux MNT (2026-2030) est donc un instrument essentiel pour la mise en œuvre des objectifs sanitaires du pilier « Transformation sociale » de la SNT2 et pour l’atténuation de l’impact économique des MNT, contribuant ainsi au pilier « Transformation économique ».

Livrables

Le mandat du consultant couvrira toutes les activités nécessaires à la réalisation des objectifs fixés, et se divisera en deux phases principales : (I) l’évaluation de la stratégie 2020-2025 et (II) l’élaboration de la stratégie 2026-2030. Les principes fondamentaux d’inclusion, de durabilité, de mise à l’échelle et d’équité guideront l’ensemble du processus. Il s’agira notamment de garantir l’alignement avec l’accent mis par NST2 sur la participation citoyenne et l’inclusion de tous. Le consultant devra utiliser des méthodologies éprouvées et des données fiables pour éclairer le processus, afin de garantir que la stratégie finale soit exhaustive, équitable et applicable. Plus précisément, le consultant devra :

Phase I : Évaluation de la stratégie relative aux MNT et du plan d’action chiffré (2020-2025)

1. Élaborer un rapport initial détaillé présentant la méthodologie d’évaluation (incluant une matrice d’évaluation), un plan de travail exhaustif, une cartographie des parties prenantes, une évaluation des risques et un calendrier précis pour tous les livrables.
2. Procéder à une analyse documentaire approfondie de tous les documents pertinents, notamment la Stratégie MNT 2020-2025, le HSSP V, les documents de réforme 4×4, le NST2, les politiques nationales de santé, les rapports de suivi et d’évaluation, les données de surveillance (HMIS), les études de recherche et les rapports des partenaires.
3. Évaluer la pertinence, l’efficacité, l’efficience, l’impact et la pérennité de la stratégie 2020-2025. Cela comprend l’évaluation des progrès accomplis vers l’objectif de réduction de 25 % de la mortalité prématurée due aux MNT et des réalisations pour chacun des quatre objectifs stratégiques.
4. Organiser et mener des réunions bilatérales et des entretiens avec des informateurs clés auprès d’un large éventail de parties prenantes, notamment la direction du ministère de la Santé/RBC, les groupes de travail techniques sur les MNT, les partenaires au développement (par exemple, l’OMS), les organisations de la société civile (par exemple, l’Alliance rwandaise contre les MNT), les entités du secteur privé, les établissements universitaires et les représentants des patients.
5. Animer un atelier de validation avec les parties prenantes afin de présenter les conclusions préliminaires de l’évaluation, de recueillir leurs commentaires et de parvenir à un consensus sur les principaux enseignements tirés et les orientations stratégiques du nouveau plan.
6. Rédiger un rapport d’évaluation final complet détaillant les conclusions et les recommandations concrètes qui vous guideront directement dans l’élaboration de la nouvelle stratégie.

Phase II : Élaboration de la stratégie relative aux MNT et du plan d’action chiffré (2026-2030)

1. Sur la base des résultats de l’évaluation et des consultations des parties prenantes, élaborer la nouvelle Stratégie nationale de lutte contre les MNT (2026-2030). Cette stratégie doit comporter une vision, une mission, un but et des objectifs stratégiques clairs, explicitement alignés sur les piliers du HSSP V et les objectifs généraux des piliers de transformation sociale et économique du NST2.
2. La stratégie doit couvrir l’ensemble du continuum de soins (promotion, prévention, dépistage, diagnostic, traitement, réadaptation et soins palliatifs) pour les principales MNT (maladies cardiovasculaires, cancers, diabète, maladies respiratoires chroniques) et leurs facteurs de risque, y compris des interventions spécifiques et intégrées pour les soins palliatifs, les traumatismes et les handicaps.
3. Analyser les implications de la réforme du développement des effectifs de santé (4×4) sur la prestation de services liés aux MNT, en projetant les besoins en ressources humaines et les déficits de capacité pour les soins spécialisés en MNT et en intégrant les plans de développement des effectifs dans la stratégie.
4. Élaborer une stratégie globale de mobilisation des ressources et de pérennisation, en identifiant des mécanismes de financement innovants (par exemple, le financement climatique pour la santé), des partenariats public-privé et des actions de plaidoyer pour combler le déficit de financement prévu et garantir la viabilité financière à long terme.
5. Renforcer le cadre de coordination multisectorielle en définissant clairement les rôles, les responsabilités et les mécanismes de redevabilité de tous les ministères concernés (par exemple, les Finances, l’Éducation, les Sports, l’Agriculture, l’Environnement), des partenaires du secteur privé et de la société civile.
6. Élaborer un plan d’action pluriannuel détaillé et chiffré à l’aide d’un outil de calcul des coûts reconnu (par exemple, l’outil Une seule santé de l’OMS). Ce plan traduira les objectifs stratégiques en interventions concrètes et prioritaires, avec des activités, des résultats, des échéanciers et des acteurs responsables clairement définis.
7. Définir un cadre de suivi et d’évaluation robuste pour la nouvelle stratégie, comprenant des indicateurs SMART, des données de référence et des objectifs quinquennaux ambitieux mais réalistes, alignés sur le HSSP V, la Stratégie nationale de transformation (NST2) et les cibles mondiales relatives aux MNT (par exemple, l’ODD 3.4). Ce cadre doit s’intégrer au Système national d’information sanitaire (SIS) et tirer parti des outils numériques pour un suivi en temps réel.
8. Organiser un atelier consultatif national pour examiner et valider le projet de stratégie et de plan d’action chiffré relatifs aux MNT, en veillant à une large adhésion et à un engagement fort.
9. Finaliser la stratégie et le plan d’action chiffré nationaux relatifs aux MNT 2026-2030, en intégrant tous les commentaires, et soumettre le document complet et de haute qualité au Comité régional de la santé/Ministère de la Santé pour approbation.

qualifications, expérience, compétences et langue

Diplômes requis :  

Exigences essentielles : Diplôme universitaire en santé publique, politiques et planification de la santé, épidémiologie, économie de la santé ou dans un domaine connexe des sciences médicales ou sociales.
Atout : Diplôme universitaire de niveau supérieur (maîtrise ou doctorat) en santé publique, politiques et planification de la santé, épidémiologie, économie de la santé ou dans un domaine connexe des sciences médicales ou sociales.

Expérience 

• Au moins cinq (5) ans d’expérience professionnelle de haut niveau en gestion de programmes de santé publique, axée sur l’élaboration, la mise en œuvre ou l’évaluation de plans stratégiques nationaux de santé.
• Expérience avérée et approfondie dans le domaine des maladies non transmissibles.
• Expérience démontrée dans l’élaboration de stratégies nationales de santé, de préférence en Afrique de l’Est ou dans des contextes similaires. Une expérience de la production de documents par le biais d’un processus hautement consultatif impliquant le gouvernement, les agences des Nations Unies, les bailleurs de fonds et la société civile est essentielle.
• Solide expertise en matière d’évaluation des coûts des interventions sanitaires et d’élaboration de plans d’action chiffrés, avec une maîtrise d’outils tels que l’outil « Une seule santé » de l’OMS.
• Expérience de la conception et de la mise en œuvre de cadres de suivi et d’évaluation pour des programmes de santé à grande échelle.

Compétences/Connaissances

• Excellentes capacités d’analyse, de réflexion stratégique et de conceptualisation.
• Excellentes aptitudes à l’animation et à la communication, avec la capacité de diriger des ateliers et des réunions multipartites de haut niveau.
• Excellentes compétences rédactionnelles en anglais, avec la capacité de produire des documents techniques clairs, concis et de haute qualité.
• Solide compréhension du renforcement des systèmes de santé, de l’intégration des soins de santé primaires et de l’action multisectorielle pour la santé.
• La connaissance du système de santé rwandais et de ses priorités stratégiques (HSSP V, Réforme 4×4, NST2) est un atout majeur.
NB : Le consultant principal peut collaborer avec d’autres consultants possédant les compétences complémentaires requises pour la bonne réalisation de la mission.
• Une brève proposition (4 pages maximum) décrivant leur compréhension des termes de référence et la méthodologie proposée.
• Au moins deux exemples de travaux similaires (p. ex., plans stratégiques nationaux, évaluations de programmes) réalisés antérieurement.

Langues et niveau requis (Débutant/Intermédiaire/Expert)

Indispensable : Maîtrise de l’anglais.
Souhaitable : Connaissance pratique du français.

Emplacement

Le lieu d’affectation du consultant sera basé à Kigali, au Rwanda, au bureau de pays de l’OMS et au Centre biomédical du Rwanda (RBC).

Voyage

Le consultant se déplacera uniquement à l’intérieur du pays, dans tous les districts, pour visiter des hôpitaux, des centres de santé et des communautés bénéficiaires sélectionnés.

Rémunération et budget

Le consultant sera recruté à la CNP pour une durée de trois (3) mois et son salaire sera de niveau B.
Le taux mensuel sera de 7 901 250 RWF et le total pour trois mois sera de 23 703 750 RWF.

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