La FAO s’attache à assurer la diversité – parité hommes-femmes, répartition géographique équilibrée et diversité linguistique – parmi son personnel et les consultants internationaux qu’elle emploie, afin de servir au mieux les États Membres dans toutes les régions.
Expert(e) en arrangement institutionnel et engagement des parties prenantes
Publication d’offre : 28/avr./2026
Date de dépublication : 12/mai/2026, 21:59:00
Organizational Unit: FRBEN – FAO Representation in Benin
Type d’emploi : Travail temporaire
Type de réquisition: NPP (personnel national de projet)
Grade: N/A
Lieu principal
: Bénin-Cotonou
Durée: 30 jours ouvrés
Numéro de poste: N/A
• La FAO s’engage à assurer la diversité de ses effectifs, en veillant à une représentation équilibrée des femmes et des hommes ainsi que des nationalités, des profils et des cultures.
• Les femmes, les ressortissant(e)s d’États Membres non représentés ou sous-représentés et les personnes handicapées possédant les qualifications requises sont encouragés à présenter leur candidature.
• Toute personne travaillant pour la FAO est tenue d’adhérer aux normes les plus strictes d’intégrité et de conduite professionnelle et de respecter les valeurs de la FAO.
• La FAO, en sa qualité d’institution spécialisée des Nations Unies, a adopté une politique de tolérance zéro en ce qui concerne les comportements incompatibles avec son statut, ses objectifs et son mandat, notamment l’exploitation et les atteintes sexuelles, le harcèlement sexuel, l’abus de pouvoir et la discrimination.
• Les références et les antécédents de tous les candidats sélectionnés feront l’objet de vérifications rigoureuses.
• Toutes les candidatures seront traitées dans la plus stricte confidentialité.
Cadre organisationnel
Les changements climatiques constituent aujourd’hui l’un des défis majeurs auxquels la planète est confrontée, malgré les efforts entrepris au niveau international pour limiter le réchauffement mondial à moins de 2 °C d’ici 2100. Les pays les plus vulnérables sont les pays en développement, et tout particulièrement les Pays les Moins Avancés (PMA), avec des impacts marqués sur les établissements humains, les infrastructures et aménagements urbains, la production agricole, la sécurité alimentaire et les ressources en eau, l’énergie, la foresterie, le tourisme, la santé et le littoral. Cependant, les PMA disposent de ressources limitées pour faire face à des catastrophes naturelles de plus en plus fréquentes et intenses telles que les sécheresses, les inondations, l’élévation de la température, les vents violents et les orages dont les effets sont déjà récurrents dans plusieurs régions.
Cette situation appelle donc un renforcement des efforts d’adaptation aux changements climatiques, notamment dans les PMA.
Consciente de ces enjeux, la Conférence des Parties (COP16), tenue à Cancún (Mexique) en 2010, a institué, par la décision 1/CP.16, le processus d’élaboration et de mise en œuvre des Plans Nationaux d’Adaptation (PNA). Cette décision a ensuite été opérationnalisée lors de la COP17 à Durban (Afrique du Sud, 2011) et de la COP18 à Doha (Qatar, 2012), notamment à travers l’adoption des lignes directrices proposées par le Groupe d’experts des PMA.
Les Plans nationaux d’adaptation visent principalement à : (1) réduire la vulnérabilité des pays face aux effets des changements climatiques en renforçant leurs capacités d’adaptation et leur résilience ; et (2) faciliter l’intégration, de manière cohérente, de l’adaptation aux changements climatiques (ACC) dans les politiques, programmes et actions pertinents (nouveaux ou en cours) en particulier dans les processus et stratégies de planification du développement, dans tous les secteurs concernés et à différents niveaux, selon le contexte.
Le Bénin a élaboré et soumis son PNA à la Convention en 2022, afin de prévenir et de limiter, à moyen et long terme, les conséquences négatives des changements climatiques sur son développement. En 2025, la mise en œuvre du PNA du Bénin a fait l’objet d’une évaluation à mi-parcours (de 2022 à mi-2025). Globalement, le taux de mise en œuvre a été estimé à 23,37 % (IISD, 2026). Par ailleurs, il est prévu, conformément aux orientations de la CCNUCC, que le PNA soit actualisé tous les quatre ans.
Dans le cadre de cette actualisation, il est indispensable d’identifier les lacunes des arrangements institutionnels, de clarifier les rôles et responsabilités des acteurs, et de renforcer la coordination entre secteurs et parties prenantes. Un atelier national de lancement doit notamment permettre de faire le point sur l’état de mise en œuvre du PNA, de discuter des défis de coordination et de formuler un plan d’action précisant les rôles et responsabilités, en associant les points focaux sectoriels, les structures nationales concernées et des représentants du secteur privé.
Par ailleurs, la réussite de l’actualisation du PNA dépend d’un engagement structuré des parties prenantes (administrations, secteurs vulnérables, entités du secteur privé, communautés locales, organisations de la société civile, etc.), appelées à être consultées et impliquées dans la formulation, puis dans la mise en œuvre.
Dans ce contexte, la présente mission vise à recruter un(e) expert(e) dédié(e) à : (i) l’évaluation des arrangements institutionnels et de l’état de mise en œuvre des PNA sectoriels existants ; et (ii) l’analyse et l’organisation de l’engagement des parties prenantes, en particulier avec le secteur privé.
Position hiérarchique
L’Expert(e) national(e) travaillera sous la supervision générale du Représentant résident par intérim de la FAO et du Chargé de programme de la FAO.
Il/elle exercera ses fonctions sous la coordination de l’Unité de gestion du projet de la FAO (FAO-PMU) et en étroite concertation avec les structures nationales impliquées dans le processus du PNA, notamment la DGEC/MCVT, le CTPNA, le CNCC, la CM, ainsi qu’avec le dispositif de pilotage du projet.
Domaine de spécialisation
Appuyer l’actualisation du PNA du Bénin à travers (i) l’évaluation et l’amélioration des arrangements institutionnels de mise en œuvre des PNA (national et sectoriels) et (ii) la production d’une analyse robuste de l’engagement des parties prenantes.
Tâches et responsabilités
En s’inspirant d’une démarche structurée (revue documentaire, entretiens, validation en comité/atelier, production de livrables), l’expert(e) réalisera à minima :
Revue documentaire et cadrage
• Faire une revue des documents clés (PNA actuel, PNA sectoriels, rapports/évaluations disponibles, cadres institutionnels, comptes rendus de concertations).
• Élaborer une note méthodologique (rapport de démarrage) comportant des questions d’analyse, des outils (grilles d’entretien, matrices), un plan de travail et un chronogramme.
• Participer à une réunion de cadrage avec l’équipe projet/instances concernées.
Évaluation des arrangements institutionnels des PNA
• Faire une analyse de la structure actuelle du processus PNA et de la mise en œuvre des PNA sectoriels (niveau national/sectoriel/local).
• Identifier les lacunes notamment les chevauchements de mandats, la coordination intersectorielle, les capacités institutionnelles, le circuit de décision, le suivi-évaluation, le financement, la circulation de l’information.
• Proposer un cadre d’arrangement institutionnel :
o rôles et responsabilités par institution/instance (et articulation national, sectoriel, local) ;
o mécanismes de coordination (comités, groupes techniques, règles de fonctionnement) ;
o modalités de reporting et de redevabilité ;
o besoins de renforcement de capacités (thèmes, cibles, formats) et appui à la formation.
Analyse de l’engagement des parties prenantes
• Faire une cartographie des parties prenantes (public/privé, OSC, communautés, recherche, PTF) et analyse de leur engagement (intérêt/influence/attentes/risques).
• Conduire les entretiens (semi-directifs) et/ou focus groupes avec acteurs clés, incluant le secteur privé.
• Élaborer un plan d’engagement notamment les objectifs par groupe, les messages, les canaux, le calendrier de consultations, les méthodes de participation inclusive (genre/inclusion), les modalités de restitution et de prise en compte des contributions.
Ateliers, restitution et finalisation
• Apporter un appui à l’organisation/animation technique de l’atelier de lancement et production du rapport d’atelier (recommandations/plan d’action).
• Faire une restitution des résultats (atelier de validation), intégration des commentaires et finalisation des livrables.
LES CANDIDATURES SERONT EXAMINÉES EN REGARD DES CRITÈRES SUIVANTS :
Conditions minimales à remplir
• Diplôme d’études supérieures (niveau Master) en Politiques publiques / Gouvernance / Administration publique, en Management public ou Gestion des organisations, en Sciences politiques, en Développement / Planification (développement territorial, développement international), en Management (option organisation, stratégie) si complété par expérience en secteur public ou domaines assimilés
• Au moins 5 ans d’expérience dans l’engagement des parties prenantes, notamment avec le secteur privé, et dans l’analyse des parties prenantes
• Connaissance courante du français
• Ressortissant du Bénin
Compétences de base exigées par la FAO
• Attention portée sur les résultats
• Avoir l’esprit d’équipe
• Sens de la communication
• Établissement de relations constructives
• Partage des connaissances et amélioration continue
Aptitudes Techniques/Fonctionnelles
• Capacité rédactionnelle en français ; capacité de lire et / ou de communiquer en anglais serait un avantage
• Bonne maîtrise de l’informatique (MS Word, Excel, Power point, Internet)
Critères de sélection
• Expérience prouvée en diagnostic organisationnel / arrangements institutionnels et gouvernance de politiques publiques.
• Maîtrise des approches de concertation multi-acteurs (facilitation d’ateliers, conduite d’entretiens, restitution).
• Capacité à produire des matrices opérationnelles (rôles, responsabilités, cartographie acteurs, plan d’engagement, indicateurs de suivi).
RENSEIGNEMENTS COMPLÉMENTAIRES
• La FAO ne perçoit de frais à aucun stade du recrutement (dépôt de candidature, entretien, traitement du dossier).
• Les candidatures reçues après la date de clôture de l’avis ne seront pas acceptées.
• Veuillez noter que la FAO ne prend en considération que les titres universitaires et diplômes délivrés par des établissements reconnus figurant dans la Base de donnée mondiale de l’enseignement supérieur, la liste mise à jour par l’Association internationale des universités (IAU)/UNESCO. Pour accéder à la liste, prière de cliquer ici www.whed.net/
• Pour d’autres questions, veuillez consulter la page web Emploi à la FAO: http://www.fao.org/employment/home/fr/
Prière de noter que tous les candidats doivent adhérer aux valeurs de la FAO – engagement envers l’Organisation, respect de chacun, intégrité et transparence.
COMMENT POSTULER
- Pour présenter votre candidature, veuillez remplir le formulaire en ligne sur le site web de la FAO consacré au recrutement, Jobs at FAO. Les dossiers de candidature incomplets ne seront pas examinés.
- Seules les candidatures reçues par l’intermédiaire du portail de recrutement seront prises en considération.
- Ces qualifications devraient être conformes aux normes de la Classification Internationale Type de l’Éducation (CITE).
- Les candidats sont encouragés à enregistrer leur candidature en prévoyant un délai largement suffisant avant la date limite.
- En cas vous avez besoin d’aide ou vous avez des questions, veuillez créer une inscription unique auprès de l’équipe d’assistance client de la FAO pour obtenir une assistance supplémentaire : https://fao.service-now.com/csp
LA FAO EST UN ESPACE NON FUMEUR.
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