La FAO s’attache à assurer la diversité – parité hommes-femmes, répartition géographique équilibrée et diversité linguistique – parmi son personnel et les consultants internationaux qu’elle emploie, afin de servir au mieux les États Membres dans toutes les regions.
Consultant(e) en protection des plantes (Gestion des Pestes et ravageurs)
Publication d’offre
: 11/mai/2026
Date de dépublication
: 25/mai/2026, 21:59:00
Unité organisationnelle : FRGUI – Représentation FAO en Guinée
Type d’emploi
: Travail temporaire
Type de réquisition: Consultant
Note : N/A
Directeur adjoint
: Guinée-Conakry
Durée: 35 jours en WAE
Numéro de poste: N/A
- La FAO s’engage à assurer la diversité de ses effectifs, en veillant à une représentation équilibrée des femmes et des hommes ainsi que des nationalités, des profils et des cultures.
• Les femmes, les ressortissant(e)s d’États Membres non représentés ou sous-représentés et les personnes handicapées possédant les qualifications requises sont encouragés à présenter leur candidature.
• Toute personne travaillant pour la FAO est tenue d’adhérer aux normes les plus strictes d’intégrité et de conduite professionnelle et de respecter les valeurs de la FAO.
• La FAO, en sa qualité d’institution spécialisée des Nations Unies, a adopté une politique de tolérance zéro en ce qui concerne les comportements incompatibles avec son statut, ses objectifs et son mandat, notamment l’exploitation et les atteintes sexuelles, le harcèlement sexuel, l’abus de pouvoir et la discrimination.
• Les références et les antécédents de tous les candidats sélectionnés feront l’objet de vérifications rigoureuses.
• Toutes les candidatures seront traitées dans la plus stricte confidentialité.
Cadre organisationnel
L’agriculture guinéenne de manière générale est de nos jours, confrontée à des défis croissants, notamment la menace des insectes nuisibles qui affectent la productivité des cultures dans toutes les zones agroécologiques du pays. Ces ravageurs engendrent des pertes significatives, compromettant la sécurité alimentaire et la rentabilité des exploitations agricoles. De manière générale, ces bioagresseurs peuvent causer des pertes très énormes estimées à 38% et pouvant même atteindre 100% selon les cultures hôtes, la nature des ravageurs, les superficies, les conditions édapho-climatiques, etc. (Asare-Bediako et al., 2010 ; James et al., 2010 ; Abbes et al., 2012). Certaines études estiment que les pertes agricoles dues aux insectes peuvent atteindre jusqu’à 30 % des rendements dans certaines régions guinéennes (FAO, 2018).
De nos jours avec le changement climatique, le secteur agricole en Guinée connait l’émergence d’une gamme variée de bioagresseurs ayant des effets sur diverses cultures. Cette situation alarmante est aggravée par des effets du changement climatique.
En plus, des zones de pâturage des animaux d’élevage sont souvent inondées ou inaccessibles par endroit. Ce qui met les paysans actuellement dans un état de détresse. Cette situation n’épargne aucune zone agropastorale du pays avec des conséquences comme l’abandon des champs, l’impossibilité d’entretenir les cultures, la pourriture des cultures fourragères, l’insuffisance de fourrage pour les animaux, la baisse des rendements, la famine, etc. La région de la Guinée Forestière, riche en biodiversité serait l’une des régions les plus affectées par cette crise. Elle abrite actuellement une variété d’espèce d’insectes, y compris des fourmis venimeuses, les chenilles défoliatrices comme Achaea catocaloides.
Depuis 2019, cette région fait face à un grave problème d’invasion de ravageurs comme les pucerons, coccinelles, les chenilles légionnaires d’automne (Spodoptera frugiperda) et défoliatrices (Achaea catocaloides). Bien que les fourmis rouges (Myrmica rubra) ne soient pas des ravageurs directs des cultures, leur agressivité entrave l’accès des producteurs aux parcelles et paralyse le bon déroulement des opérations culturales y compris la récolte. Cette limitation du suivi technique des exploitations entraîne inévitablement une baisse significative des rendements. Ce phénomène compromet la performance de la production nationale et fragilise l’économie agricole du pays.
Ils attaquent et sucent la sève des petites plantes, réduisant ainsi les rendements agricoles. Ces ravageurs à l’image de plusieurs espèces connues, peuvent causer de graves problèmes de santé animale et même humaine, notamment des réactions cliniques, allergiques ou toxiques potentiellement mortelles.
Les chenilles légionnaires et urticantes, présentes dans l’ensemble des régions naturelles de la Guinée, causent d’importants dégâts aux cultures en perforant les feuilles, réduisant ainsi la photosynthèse et rendant les plantes plus vulnérables aux maladies. Leur mécanisme de défense, basé sur des poils urticants, complique leur prédation, aggravant leur impact sur l’agriculture déjà fragilisée par les inondations en saison hivernale
Les régions de Boké, Mamou, Nzérékoré, Kankan demeurent les plus affectées. Cette invasion des ravageurs inquiète les populations et les autorités administratives et locales à tous les niveaux. Elle prend une allure dangereuse et devient une réelle préoccupation du ministère de l’Agriculture et de l’élevage. La lutte contre ces bioagresseurs et la mise en place des moyens de prévention et de gestion des cas d’inondation sont cruciales pour protéger l’économie guinéenne, préserver la biodiversité locale et garantir la santé et la sécurité des populations.
Ce projet de Coopération Technique proposé par la FAO, sur requête du MAgEl s’inscrit dans ce cadre et est jugé nécessaire car il contribuerait à coup sûr à renforcer les capacités d’intervention des agents du ministère de l’agriculture et de l’élevage pour une gestion intégrée et durable de ces ravageurs.
C’est dans ce cadre la FAO recrute un (e) consultant(e) international(e) qui aura pour mandat de réaliser une analyse approfondie des capacités institutionnelles et opérationnelles relatives à la prévention, la surveillance et la lutte contre les ravageurs, en prenant en compte les cadres juridiques, les ressources humaines, les équipements et les mécanismes de coordination existants.
L’objectif global de la mission est de renforcer la gestion durable des pestes et ravageurs affectant les cultures clés et de proposer des stratégies de protection des plantes adaptées au contexte guinéen.
Position hiérarchique
Le/la consultant(e) travaillera sous la supervision générale du Représentant de la FAO en Guinée, la supervision directe du Chargé de Programme, sous la responsabilité de la coordination du projet, en étroite collaboration avec les services techniques du ministère de l’Agriculture et de l’Élevage (DNPV-DS, IRAG, SERPRO-CA) et les consultants du projet.
Domaine de spécialisation
Ce projet évalue les menaces phytosanitaires en Guinée pour instaurer des stratégies de gestion intégrée des ravageurs durables et adaptées aux réalités locales. Le/la consultant(e) assure le renforcement des capacités des acteurs via des formations pratiques et des outils de diagnostic, tout en structurant un plan d’intervention d’urgence contre les épidémies. Enfin, il/elle coordonne le suivi scientifique et technique des interventions pour garantir la production de rapports de performance et la pérennité des résultats.
Tâches et responsabilités
- Évaluer la situation actuelle des principaux ravageurs affectant les cultures clés dans les zones ciblées ;
• Proposer des stratégies et plans d’action basés sur les principes de la gestion intégrée des ravageurs (IPM) pour une lutte efficace et durable incluant l’élaboration participative du plan national de contingence
• Renforcer les capacités des acteurs locaux (services techniques, producteurs, vulgarisateurs) dans le domaine de lutte intégrée contre les ravageurs des plantes (IPM), l’identification et signalement des ravageurs ainsi que la réduction des risques liés aux pesticides et la manipulation sécuritaire des produits chimiques ;
• Produire des outils (guides pratiques, manuels, checklist des équipements) de base pour la mise en œuvre effective du plan de contingence en cas d’alerte
• Apporter un soutien technique lors des sessions de formation destinées aux petits exploitants agricoles, notamment lors des journées de démonstration sur le terrain.
• Contribuer à l’élaboration de recommandations pour l’amélioration des politiques et réglementations phytosanitaires nationales ;
• Produire des rapports détaillés et livrables techniques dans les délais impartis
• Participer à l’élaboration du rapport terminal du projet
LES CANDIDATURES SERONT EXAMINÉES EN REGARD DES CRITÈRES SUIVANTS :
Conditions minimales à remplir
- Diplôme universitaire de niveau Master délivré par un établissement reconnu par l’Association internationale des universités (AIU)/l’UNESCO en agronomie, protection des plantes (phytopathologie), entomologie ou disciplines connexes. Les consultants titulaires d’une licence doivent justifier de deux années supplémentaires d’expérience professionnelle pertinente
• Minimum 7 années d’expérience professionnelle dans la protection des plantes et la gestion des maladies et ravageurs
• Connaissance courante du français (niveau C)
Compétences de base exigées par la FAO
- Être axé sur les résultats
• Avoir l’esprit d’équipe
• Savoir communiquer
• Établir des relations constructives
• Partage des connaissances et amélioration continue
Aptitudes techniques/fonctionnelles
- Expertise en gestion intégrée de pestes (GIP) et lutte contre les ravageurs ;
• Maîtrise des outils et méthodologies de diagnostic phytosanitaire ;
• Capacité à concevoir et animer des ateliers de formation et de sensibilisation ;
• Solides compétences rédactionnelles pour produire des rapports techniques assortis de recommandations stratégiques
• Bonne connaissance du secteur de l’agriculture en République de Guinée.
Critères de sélection
- Expérience internationale avérée dans l’élaboration de stratégies phytosanitaires et la Gestion Intégrée des Pestes ;
• Capacité à produire des rapports techniques et stratégiques de haute qualité
• Maitrise de l’anglais est un atout
Prière de noter que tous les candidats doivent adhérer aux valeurs de la FAO – engagement envers l’Organisation, respect de chacun, intégrité et transparence.
RENSEIGNEMENTS COMPLÉMENTAIRES
• La FAO ne perçoit de frais à aucun stade du recrutement (dépôt de candidature, entretien, traitement du dossier).
• Les candidatures reçues après la date de clôture de l’appel ne seront pas acceptées.
• Veuillez noter que la FAO ne prend en considération que les titres universitaires et diplômes délivrés par des établissements reconnus figurant dans la Base de donnée mondiale de l’enseignement supérieur, la liste mise à jour par l’Association internationale des universités (IAU)/UNESCO. Pour accéder à la liste, prière de cliquer ici www.whed.net/
• D’autres offres peuvent être consultées sur la page web Emploi à la FAO: http://www.fao.org/employment/home/fr/
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COMMENT POSTULER
Pour présenter votre candidature, veuillez remplir le formulaire en ligne sur le site web de la FAO consacré au recrutement, Jobs at FAO. Les dossiers de candidature incomplets ne seront pas examinés. Seules les candidatures reçues par l’intermédiaire du portail de recrutement seront prises en considération.
Les candidats sont encouragés à enregistrer leur candidature en prévoyant un délai largement suffisant avant la date limite.
Ces qualifications devraient être conformes aux normes de la Classification Internationale Type de l’Éducation (CITE).
En cas vous avez besoin d’aide ou vous avez des questions, veuillez créer une inscription unique auprès de l’équipe d’assistance client de la FAO pour obtenir une assistance supplémentaire : https://fao.service-now.com/csp
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