Expertise France du groupe AFD lance plusieurs recrutements en Afrique. Voici les détails.
Recrutements à Expertise France du groupe AFD : Expert national – Directives nationales pour l’affectation scolaire et l’intégration des enseignants (H/F)
AFRIQUE SUBSAHARIENNE
Description de la mission
VEUILLEZ CONSULTER LES CGU JOINTES À LA FIN DE LA PAGE WEB.
OBJECTIFS PRINCIPAUX
L’objectif général de cette mission est d’aider UNITE et le MoES/TETD à élaborer des directives et des normes nationales complètes, cohérentes et applicables pour le placement scolaire et l’intégration des enseignants en Ouganda, fondées sur les conclusions et les recommandations de l’étude de faisabilité et de la feuille de route (CAP Activity 1.1.1, 2025).
Ce travail poursuit trois objectifs spécifiques :
- Élaborer des lignes directrices et des normes nationales en matière de placement scolaire, en uniformisant les pratiques de placement scolaire dans tous les établissements de formation professionnelle en Ouganda en ce qui concerne la durée, le mentorat, la supervision, l’évaluation et l’assurance qualité.
- Élaborer un cadre et des lignes directrices nationaux pour l’accueil des enseignants, établissant les conditions opérationnelles de l’accueil obligatoire des enseignants nouvellement qualifiés, y compris le lien avec la période probatoire, le système de mentorat, l’intégration du développement professionnel continu, les rôles des parties prenantes, l’évaluation et l’inscription au TMIS/NTC.
- Produire un outil de suivi de la mise en œuvre permettant au MoES/TETD de suivre le déploiement initial des lignes directrices par rapport aux indicateurs clés, en réponse à l’activité 1.1.3 du plan d’action national.
Les deux documents d’orientation doivent être fondés sur l’étude de faisabilité et la feuille de route (Activité 1.1.1) et réalistes au regard des capacités institutionnelles actuelles de l’Ouganda.
LIVRABLES
Les deux experts sont conjointement responsables des livrables. Les livrables attendus pour cette tâche sont les suivants :
- Livrable 1 : Rapport initial.
- Décrire les tâches effectuées, en s’appuyant sur la documentation pertinente ;
- Énoncer l’objectif et la portée de la tâche
- Pour discuter de l’approche globale, des risques potentiels et des limites ;
- Déterminer la méthodologie
- Élaborer un plan de travail et discuter de la logistique
- Ce document doit être concis.
- Livrable 2 : Lignes directrices et normes nationales relatives au placement scolaire
- Livrable 3 : Cadre et lignes directrices nationaux pour l’accueil des enseignants
- Élaborer des lignes directrices claires
- Afin d’identifier les personnes impliquées dans la mise en œuvre des lignes directrices, ainsi que le moment et les modalités de cette mise en œuvre.
- Pour expliquer pourquoi ces lignes directrices ont été identifiées et en quoi chacune est pertinente.
- Identifier les risques et les limitations potentiels et proposer des mesures d’atténuation ; préciser les outils nécessaires en annexes
- Élaborer des lignes directrices et des normes nationales en matière de placement scolaire, en uniformisant les pratiques de placement scolaire dans tous les établissements de formation technique en Ouganda en ce qui concerne la durée, le mentorat, la supervision, l’évaluation et l’assurance qualité.
- Élaborer un cadre et des lignes directrices nationaux pour l’accueil des enseignants, établissant les conditions opérationnelles de l’accueil obligatoire des enseignants nouvellement qualifiés, y compris le lien avec la période probatoire, le système de mentorat, l’intégration du développement professionnel continu, les rôles des parties prenantes et l’évaluation.
- Les deux documents doivent être fondés sur l’étude de faisabilité et la feuille de route (Activité 1.1.1) et réalistes compte tenu des capacités institutionnelles actuelles de l’Ouganda.
- Livrable 4 : Outil de suivi de la mise en œuvre (qui est annexé au Cadre et aux Lignes directrices nationales pour l’accueil des enseignants)
- Fournir au MoES/TETD un outil de suivi de la mise en œuvre autonome et prêt à l’emploi en réponse à l’activité 1.1.3 du CAP.
- Pour couvrir les domaines suivants : (i) les étapes clés de la mise en œuvre pour les 6 premiers mois suivant la validation ; (ii) une grille de suivi avec un indicateur vérifiable par dimension clé (durée, mentorat, évaluation, enregistrement TMIS/NTC, DPC) ; (iii) les signaux d’alerte précoce et la voie d’escalade vers le TETD, les DEO et l’établissement.
- Ce document sera annexé au Cadre et aux Lignes directrices nationales pour l’accueil des enseignants. Il ne devra pas dépasser trois pages.
- Livrable 5 : Rapport final. Fournir des informations sur le processus qui a été mené.
- Identifier les mesures potentielles qui pourraient prendre le relais à partir de cette étape
- Ce document doit être concis.
MÉTHODOLOGIE
Le demandeur devra proposer une méthodologie plus approfondie dans sa demande.
La méthodologie indicative est la suivante, sans toutefois s’y limiter :
- Une analyse documentaire des principaux documents politiques et institutionnels, notamment la Politique nationale des enseignants, le Plan stratégique du secteur de l’éducation et du sport, le Cadre de développement professionnel continu, l’étude de faisabilité et la feuille de route élaborées avec le soutien de RTIA, ainsi que la littérature internationale pertinente sur l’affectation et l’intégration scolaires en Afrique subsaharienne.
- Une réunion de cadrage avec le Fonds, le ministère des Sciences, de l’Éducation et du Développement durable (MoES/TETD), UNITE et les principaux partenaires, a abouti au rapport initial, qui comprend la méthodologie et un calendrier actualisé tenant compte des ateliers et de la répartition entre le télétravail et les missions sur le terrain.
- Des entretiens avec des informateurs clés et des discussions de groupe sont menés auprès des parties prenantes aux niveaux national, de district et scolaire. Le consultant national pilote les consultations aux niveaux de district et scolaire ; le consultant international pilote les consultations nationales et institutionnelles.
- Une étude comparative des programmes de placement et d’intégration scolaires dans au moins deux pays d’Afrique subsaharienne (priorité : Ghana, Kenya, Tanzanie), identifiant les caractéristiques de conception transférables pertinentes pour l’Ouganda.
- Élaboration itérative des lignes directrices et des normes de placement scolaire – Cadre et lignes directrices nationaux d’insertion des enseignants, y compris tous les outils annexes, avec des cycles de révision impliquant le MoES/TETD 6. Une session de validation co-organisée par le MoES/TETD avec le soutien financier du Facility, réunissant environ 20 acteurs nationaux clés et menant à la finalisation des livrables.
Tout au long des différentes étapes, la méthodologie et les livrables doivent explicitement aborder les dimensions de genre et d’inclusion, en garantissant un accès équitable au mentorat et au soutien à l’intégration pour les enseignantes, les enseignants en zones reculées et les enseignants handicapés.
PARTIES PRENANTES
Dans le cadre de cette mission, une étroite collaboration avec le ministère des Sciences de la Terre et plus particulièrement avec le Département de l’ingénierie, de la technologie et du développement (TETD) est attendue. Afin d’adopter une approche participative, différents acteurs devront être rencontrés et impliqués à différentes étapes de l’étude. Vous trouverez ci-dessous une liste non exhaustive des parties prenantes concernées :
Parties prenantes à impliquer dans la collecte d’informations :
- Département de l’éducation de base (BED)
- Direction des ressources humaines au sein du ministère de l’Éducation
- Unité de communication et de gestion de l’information (LEIT)
- Formation des formateurs en EFTP, recherche et innovation (TTTRI)
- Section préscolaire
- Facultés/Institutions/Universités de formation des enseignants
- Toute institution d’un autre pays de la sous-région qui a institutionnalisé l’intégration d’un programme de stage dans la formation initiale des enseignants.
Parties prenantes à impliquer dans l’élaboration des livrables :
- Institut national ougandais pour la formation des enseignants (UNITE)
- Instituts de formation des enseignants (IFE)
- Formation et perfectionnement des enseignants (FPE)
- Ministère des Finances, de la Planification et du Développement économique
Parties prenantes qui bénéficieront (directement ou indirectement) de l’assistance technique :
- Ministère de l’Éducation et des Sports (MoES)
- Élèves candidats à l’enseignement (de la petite enfance au niveau secondaire), formateurs d’enseignants
Le consultant devra également rencontrer, au minimum, l’agence de coordination du GLPE et la délégation de l’Union européenne (EUD).
SOUMISSION DES LIVRABLES
L’expert devra utiliser le modèle fourni par l’établissement pour les livrables. La procédure de soumission est la suivante :
- L’expert soumet une première version du livrable à l’établissement à partir du RTIA ;
- L’équipe d’évaluation des technologies de l’information (RTIA) examine le document. Si elle formule des observations, elle le renvoie à l’expert. Dans le cas contraire, elle le transmet au ministère de l’Éducation et des Sciences de la Terre (MoES).
- Le ministère de l’Environnement et des Sciences de la Terre (MoES) examine le document. S’il a des observations, il le renvoie à l’expert. En l’absence d’observations, le document est considéré comme validé.
L’examen du ministère de l’Environnement et des Sciences de la Terre (MoES) pourrait impliquer l’organisation d’un atelier. Cette organisation relèverait alors de la responsabilité du MoES et de l’organisme chargé de l’analyse des technologies de recherche et d’innovation (RTIA), et non de celle des experts. Dans ce cas, il est toutefois attendu que les experts animent l’atelier.
Description du projet ou contexte
L’INITIATIVE RÉGIONALE DES ENSEIGNANTS POUR L’AFRIQUE
L’Initiative régionale pour les enseignants en Afrique (RTIA), un programme financé par l’UE via la section Éducation (G3) de la DG INTPA, vise à améliorer les résultats d’apprentissage et le développement socio-émotionnel des enfants en Afrique, en disposant d’un corps enseignant plus compétent, motivé et inclusif dans l’éducation de base.
La RTIA s’efforcera notamment d’atteindre les résultats suivants au cours des 6 prochaines années :
- Améliorer la gouvernance, la gestion, l’attractivité et l’équilibre entre les sexes au sein de la profession enseignante, en mettant l’accent sur une numérisation et une innovation accrues.
- Améliorer la qualité, la pertinence et l’efficacité du développement professionnel initial et continu des enseignants, notamment par le biais de l’éducation numérique, des approches d’apprentissage entre pairs et de la collaboration régionale.
Dans le cadre du RTIA, le dispositif soutiendra les politiques enseignantes et améliorera les systèmes de formation et de perfectionnement professionnel des enseignants en : i) renforçant les capacités au niveau national par le biais d’une assistance technique ; ii) promouvant l’innovation et la mise à l’échelle de solutions pédagogiques efficaces ; iii) augmentant la production et l’utilisation de données et de preuves ; et iv) promouvant l’utilisation de cadres régionaux, de pratiques fondées sur des données probantes et d’un apprentissage conjoint au niveau régional.
Le dispositif de l’Initiative régionale pour les enseignants en Afrique (le Dispositif) atteindra les objectifs susmentionnés grâce à trois types d’instruments ou « fenêtres » : i) une fenêtre pour fournir une assistance technique en matière de gouvernance enseignante, de formation et de perfectionnement professionnel des enseignants, en fonction de la demande des pays partenaires admissibles ; ii) une fenêtre pour tester et étendre des programmes efficaces de formation et de perfectionnement professionnel des enseignants dans les domaines thématiques des compétences numériques, du genre, des compétences vertes et des compétences pédagogiques, y compris dans le contexte des réfugiés et des populations déplacées ; iii) une fenêtre de recherche pour créer de nouvelles données probantes et soutenir l’intégration de ces données dans le processus d’élaboration des politiques et dans la conception des programmes de formation et de perfectionnement professionnel des enseignants.
En plus de ces fenêtres de dialogue, les activités de gestion des connaissances et de communication de l’établissement contribueront davantage au partage des connaissances, des données probantes et des meilleures pratiques relatives aux résultats globaux de l’initiative.
Ce mécanisme est financé par l’Union européenne et mis en œuvre conjointement par le partenariat formé par trois agences d’États membres : Expertise France pour la France, Enabel pour la Belgique et EDUFI pour la Finlande. Expertise France a été désignée agence coordinatrice de ce partenariat. Le mécanisme de gouvernance faisant office de cadre de gouvernance pour l’initiative, le partenariat devrait collaborer étroitement avec l’UNESCO et l’UAC, responsables des deux autres composantes de l’initiative de l’UE.
La durée de l’action est prévue du 01.02.2024 au 31.01.2030 avec un budget de 92 000 000 €.
CONTEXTE GÉNÉRAL DANS LE PAYS
LA POLITIQUE NATIONALE RELATIVE AUX ENSEIGNANTS (PNTE) ET SES OBJECTIFS STRATÉGIQUES
En 2018, le gouvernement ougandais a approuvé la Politique nationale des enseignants (PNE) afin de professionnaliser le corps enseignant, d’établir des normes rigoureuses et d’améliorer le développement, la gestion et l’utilisation des enseignants. Cette politique vise à : (a) rationaliser la gestion des enseignants pour une meilleure productivité, discipline, fidélisation et motivation ; (b) renforcer la formation des enseignants en améliorant la formation initiale et continue afin de garantir qu’ils possèdent les compétences nécessaires à des apprentissages de qualité et au leadership ; (c) harmoniser le développement professionnel, les qualifications et les pratiques enseignantes à tous les niveaux d’enseignement ; et (d) faciliter l’intégration des enjeux transversaux dans tous les aspects de la formation, de la gestion et des pratiques enseignantes à tous les niveaux.
PRINCIPALES RÉFORMES POLITIQUES ET ÉTAT D’AVANCEMENT
L’Ouganda met actuellement en œuvre plusieurs réformes majeures découlant du Programme national de transformation (PNT). Les candidats doivent prendre note des changements institutionnels et structurels suivants :
- Un futur Conseil national des enseignants (CNE) est envisagé comme organisme de réglementation professionnelle. Bien que le CNE représente l’objectif ultime en matière d’inscription et d’agrément des enseignants, le processus législatif (projet de loi sur le CNE) a été approuvé et le projet de loi promulgué par le président le 21 mai 2026 ; par conséquent, les activités actuelles doivent s’aligner sur les structures ministérielles existantes (Département de l’enseignement et du développement de l’éducation) tout en restant prêtes pour le CNE.
- Création de l’Institut national ougandais pour l’éducation des enseignants (UNITE) – officiellement créé en juillet 2024 – chargé de coordonner les normes et les programmes de formation des enseignants à tous les niveaux ;
- Les critères d’admission à la formation initiale des enseignants sont passés du certificat d’éducation ougandais à l’Ouganda (secondaire 4) suivi de 2 ans de formation préalable, à un certificat d’éducation avancé (secondaire 6), suivi de 3 ans de formation préalable (baccalauréat en éducation) ;
- Mise en place d’un programme d’insertion professionnelle obligatoire d’un an pour les enseignants nouvellement qualifiés (titulaires d’une licence), remplaçant l’ancien modèle de stage. Cette insertion constitue une phase de transition professionnelle distincte de la formation initiale, visant à réduire le taux d’abandon précoce et à améliorer la qualité de l’enseignement dès la première année d’exercice.
- Élaboration et mise en œuvre d’un cadre de qualifications des enseignants et de normes pour l’enseignement et le leadership institutionnel (Remarque : le cadre approuvé en 2016 doit être révisé et mis à jour) ;
- Intégration des questions transversales telles que les TIC, le genre et l’environnement dans la formation et la gestion des enseignants ;
- Développement d’un système de gestion de l’information des enseignants (TMIS). Actuellement, le module le plus actif du TMIS est le module d’inscription des enseignants, qui permet à tous les enseignants qualifiés de s’inscrire en ligne et qui devrait être ultérieurement relié à d’autres systèmes d’information sur l’éducation (tels que l’EMIS, le système d’évaluation de l’efficacité des enseignants et de la réussite des apprenants, le système de gestion des ressources humaines, les portails d’apprentissage en ligne, etc.).
LA NUMÉRISATION ET LE CHANGEMENT PÉDAGOGIQUE
Suite à la période de COVID-19 qui a entraîné deux années complètes de fermeture des écoles en Ouganda, le ministère de l’Éducation accorde la priorité à la numérisation de l’éducation et au développement des compétences numériques des enseignants et des élèves. Des documents stratégiques numériques ont été élaborés (la Stratégie pour l’agenda numérique et la Feuille de route pour la transformation numérique 2023-2028). Certaines actions dans ce sens sont déjà mises en œuvre avec le soutien de partenaires, notamment Enabel, l’UNICEF, l’UNESCO et la Banque mondiale. Il est nécessaire de développer une approche structurée pour relever les principaux défis, tels que l’absence d’une plateforme unifiée au sein du ministère de l’Éducation pour les contenus et les ressources de formation, et le manque de directives claires pour la mise en œuvre. De manière générale, il est admis que les enseignants ne possèdent pas les compétences pédagogiques de base nécessaires pour utiliser les TIC en classe et lors de la préparation de leurs cours, mais une meilleure définition des orientations futures est indispensable.
PLAN D’ACTION DE L’OUGANDA AVEC LA RTIA
Veuillez vous référer aux termes de référence joints à cette publication.
ARTICULATION AVEC L’ACTIVITÉ PRÉCÉDENTE 1.1.1
Cette tâche fait suite à l’activité 1.1.1 du CAP, qui visait à réaliser une étude de faisabilité (premier livrable clé, disponible depuis juillet 2025) et à concevoir une feuille de route pour le programme d’intégration et le placement scolaire (deuxième livrable clé, disponible depuis août 2025).
De l’étude de faisabilité, plusieurs conclusions clés ont été identifiées : (i) passer à un « programme d’intégration » plutôt qu’à un « programme de stage », (ii) préconiser un modèle basé sur le mentorat, la supervision et le développement professionnel continu, et (iii) renforcer les pratiques scolaires.
La première conclusion majeure de l’étude de faisabilité est l’insuffisance du stage traditionnel. Elle recommande de le remplacer par un programme d’insertion professionnelle des enseignants (PIP) d’une durée de 12 mois. Contrairement au stage, souvent considéré comme une étape de la formation initiale, l’insertion professionnelle est définie comme une phase de transition professionnelle pour les diplômés (titulaires d’une licence) déjà en poste ou en attente de titularisation. Son objectif serait d’accompagner les enseignants nouvellement qualifiés afin de réduire le taux d’abandon et d’améliorer la qualité de l’enseignement dès la première année.
Deuxièmement, l’étude préconise un modèle fondé sur trois piliers interdépendants :
- Mentorat : chaque enseignant nouvellement qualifié doit être jumelé avec un enseignant expérimenté au sein de l’établissement (mentor scolaire).
- Supervision : suivi régulier par le directeur et les tuteurs des établissements de formation (TTI et UNITE).
- Développement professionnel continu (DPC) : séances de formation axées sur la gestion de classe et les méthodes d’enseignement pratiques tout au long de l’année.
Troisièmement, l’étude conclut que les stages durant le cursus de licence doivent également être renforcés. Elle formule plusieurs recommandations à cet effet, telles que l’harmonisation des stages en milieu scolaire entre tous les établissements de formation professionnelle, l’élaboration de lignes directrices standardisées sur les pratiques de stage, et la mise en place d’une stratégie de développement du mentorat au sein du système.
Le deuxième livrable clé – la feuille de route – est issu de l’étude de faisabilité visant à conceptualiser et examiner les options pour une année d’insertion professionnelle des enseignants nouvellement qualifiés, conformément au Programme national de formation des enseignants (PNFE), ainsi qu’à étudier le renforcement des stages en milieu scolaire, essentiels à une formation initiale efficace. L’objectif était d’identifier les stratégies les plus réalisables et efficaces pour accompagner les étudiants en formation et les enseignants nouvellement qualifiés dans leur transition vers le professionnalisme, conformément à la vision du PNFE.
Dans sa partie consacrée aux stages en milieu scolaire, la feuille de route souligne le rôle crucial de l’expérience pratique en classe dans le développement des compétences pédagogiques et de l’identité professionnelle, afin de combler le fossé entre théorie et pratique. Elle préconise une expérience à 360 degrés où les étudiants en formation s’impliquent non seulement dans l’enseignement en classe, mais aussi dans la gestion scolaire et l’action communautaire. Les objectifs stratégiques de cette feuille de route comprennent la traduction des résultats de la recherche en priorités concrètes et l’établissement d’un plan opérationnel quinquennal progressif, aligné sur les ressources nationales. Pour garantir sa pérennité, la feuille de route intègre des cadres de suivi, d’évaluation et d’apprentissage (SEA) afin de suivre les progrès et de permettre une gestion adaptative. Les responsabilités de mise en œuvre sont réparties entre divers organismes nationaux et locaux, le Département de la formation des enseignants (DFE) assurant la coordination générale. En définitive, ces réformes visent à professionnaliser le corps enseignant et à améliorer les résultats des élèves en veillant à ce que chaque nouvel enseignant qualifié soit bien préparé et pleinement intégré à sa communauté scolaire. Ce plan est structuré en dix domaines d’action spécifiques, chacun avec des partenaires chefs de file identifiés, des échéanciers clairs et des indicateurs de réussite mesurables. Les principales recommandations comprennent l’adoption d’une nomenclature standardisée, l’allongement de la durée des stages afin de garantir aux élèves un cycle scolaire complet, la mise en place d’un système solide de sélection et de formation des mentors en milieu scolaire et l’établissement de lignes directrices sur les pratiques scolaires, ce qui constitue l’objet des présentes modalités de référence.
Profil souhaité
La tâche sera menée par deux experts, l’un national (c’est-à-dire ougandais) et l’autre international (c’est-à-dire possédant une expérience pertinente et étendue dans plusieurs pays).
Le candidat peut (mais n’y est pas tenu) suggérer un partenaire pour le jumelage. Ensuite, les deux candidats doivent déposer une candidature pour être admissibles.
Diplôme universitaire requis : Au moins une maîtrise (ou équivalent) en sciences de l’éducation ou en sciences sociales.
Expérience professionnelle générale : Au moins 15 ans d’expérience professionnelle dans le domaine de l’éducation (enseignement, recherche, formation, planification, évaluation, dialogue politique)
Expérience professionnelle spécifique :
- Au moins 10 ans d’expérience professionnelle dans la formation initiale ou le développement de programmes de formation
- Au moins 10 ans d’expérience professionnelle en Afrique subsaharienne
Compétences linguistiques : Au moins une maîtrise avancée de l’anglais (niveau C1-C2 selon l’échelle du CECR ou niveau III selon le Cadre des langues des Nations Unies).
compétences interpersonnelles et relationnelles :
- Capacité à travailler efficacement au sein d’une équipe diversifiée et multiculturelle pour atteindre les objectifs
- Excellentes aptitudes d’analyse et de synthèse, et capacité à animer des ateliers ou des séminaires.
Actif supplémentaire :
- Expérience en matière d’élaboration de lignes directrices ou de normes nationales pour le placement scolaire ou l’intégration des enseignants (en tant qu’auteur principal ou contributeur majeur)
- Expérience professionnelle en Ouganda
- Connaissance d’une langue ougandaise
- Connaissance du français
Informations complémentaires
CHRONOLOGIE
Dans sa demande, le demandeur doit détailler un calendrier.
La charge de travail totale est de 55 jours, répartis équitablement entre les deux experts. Si l’expert international réside hors d’Ouganda, le nombre de jours passés en Ouganda est estimé à 19. Un calendrier prévisionnel est fourni dans les termes de référence joints. Bien qu’estimé ici et détaillé dans l’offre technique du candidat, ce calendrier est susceptible d’évoluer au cours de la réalisation de l’activité.
COMMENT POSTULER ET PROCESSUS DE SÉLECTION
Veuillez soumettre votre candidature personnelle via cette plateforme.
Bien que la demande doive être déposée personnellement, veuillez noter que le contrat sera signé entre Expertise France et une entreprise (qu’il s’agisse d’une entreprise individuelle ou d’une société de portage salarial). Avant la signature du contrat, l’entreprise devra fournir à Expertise France les documents légaux requis, notamment une preuve d’immatriculation au registre du commerce et des sociétés ainsi que les certificats fiscaux et de sécurité sociale.
Veuillez joindre à votre candidature :
- Le CV (selon le modèle Europass)
- Une offre technique (de 10 pages maximum, annexes non comprises)
- Si possible, un à trois exemples de travaux antérieurs similaires à la tâche ci-dessus, pour lesquels vous devrez préciser votre rôle (auteur principal, contributions majeures, contributions mineures, etc.).
La sélection se fonde sur le CV et l’offre technique. Le RTIA se réserve le droit de rejeter les candidatures ne comportant ni CV ni proposition technique.
Au sein de l’établissement RTIA, nous valorisons chaque expert comme un individu unique et nous apprécions la diversité des expériences qu’il apporte. C’est pourquoi nous appliquons une politique stricte de non-discrimination. Nous croyons que chacun doit être traité équitablement, sans distinction de race, de sexe, d’identité de genre, d’orientation sexuelle, d’origine nationale, de langue maternelle, de religion, d’âge, de handicap, de situation matrimoniale, de citoyenneté, d’informations génétiques, de grossesse ou de toute autre caractéristique protégée par la loi. Si vous pensez avoir été victime de discrimination, veuillez en informer l’équipe RTIA dès que possible. Chaque plainte fera l’objet d’une enquête approfondie.
Critères de sélection des candidatures
Le processus de sélection des candidats s’opérera selon le(s) critère(s) suivant(s) :
- Formation/compétences/expériences du candidat
- Formation/diplômes du candidat en lien avec la mission d’expertise
- Compétences du candidat en lien avec la mission d’expertise
- Expériences du candidat en lien avec la mission d’expertise
Recrutements à Expertise France du groupe AFD : Expert international – Directives nationales pour le placement scolaire et l’intégration des enseignants (H/F)
Département Capital humain et Développement social – CHDS > Education, Enseignement supérieur et Recherche
AFRIQUE SUBSAHARIENNE
Description de la mission
VEUILLEZ CONSULTER LES CGU JOINTES À LA FIN DE LA PAGE WEB.
OBJECTIFS PRINCIPAUX
L’objectif général de cette mission est d’aider UNITE et le MoES/TETD à élaborer des directives et des normes nationales complètes, cohérentes et applicables pour le placement scolaire et l’intégration des enseignants en Ouganda, fondées sur les conclusions et les recommandations de l’étude de faisabilité et de la feuille de route (CAP Activity 1.1.1, 2025).
Ce travail poursuit trois objectifs spécifiques :
- Élaborer des lignes directrices et des normes nationales en matière de placement scolaire, en uniformisant les pratiques de placement scolaire dans tous les établissements de formation professionnelle en Ouganda en ce qui concerne la durée, le mentorat, la supervision, l’évaluation et l’assurance qualité.
- Élaborer un cadre et des lignes directrices nationaux pour l’accueil des enseignants, établissant les conditions opérationnelles de l’accueil obligatoire des enseignants nouvellement qualifiés, y compris le lien avec la période probatoire, le système de mentorat, l’intégration du développement professionnel continu, les rôles des parties prenantes, l’évaluation et l’inscription au TMIS/NTC.
- Produire un outil de suivi de la mise en œuvre permettant au MoES/TETD de suivre le déploiement initial des lignes directrices par rapport aux indicateurs clés, en réponse à l’activité 1.1.3 du plan d’action national.
Les deux documents d’orientation doivent être fondés sur l’étude de faisabilité et la feuille de route (Activité 1.1.1) et réalistes au regard des capacités institutionnelles actuelles de l’Ouganda.
LIVRABLES
Les deux experts sont conjointement responsables des livrables. Les livrables attendus pour cette tâche sont les suivants :
- Livrable 1 : Rapport initial.
- Décrire les tâches effectuées, en s’appuyant sur la documentation pertinente ;
- Énoncer l’objectif et la portée de la tâche
- Pour discuter de l’approche globale, des risques potentiels et des limites ;
- Déterminer la méthodologie
- Élaborer un plan de travail et discuter de la logistique
- Ce document doit être concis.
- Livrable 2 : Lignes directrices et normes nationales relatives au placement scolaire
- Livrable 3 : Cadre et lignes directrices nationaux pour l’accueil des enseignants
- Élaborer des lignes directrices claires
- Afin d’identifier les personnes impliquées dans la mise en œuvre des lignes directrices, ainsi que le moment et les modalités de cette mise en œuvre.
- Pour expliquer pourquoi ces lignes directrices ont été identifiées et en quoi chacune est pertinente.
- Identifier les risques et les limitations potentiels et proposer des mesures d’atténuation ; préciser les outils nécessaires en annexes
- Élaborer des lignes directrices et des normes nationales en matière de placement scolaire, en uniformisant les pratiques de placement scolaire dans tous les établissements de formation technique en Ouganda en ce qui concerne la durée, le mentorat, la supervision, l’évaluation et l’assurance qualité.
- Élaborer un cadre et des lignes directrices nationaux pour l’accueil des enseignants, établissant les conditions opérationnelles de l’accueil obligatoire des enseignants nouvellement qualifiés, y compris le lien avec la période probatoire, le système de mentorat, l’intégration du développement professionnel continu, les rôles des parties prenantes et l’évaluation.
- Les deux documents doivent être fondés sur l’étude de faisabilité et la feuille de route (Activité 1.1.1) et réalistes compte tenu des capacités institutionnelles actuelles de l’Ouganda.
- Livrable 4 : Outil de suivi de la mise en œuvre (qui est annexé au Cadre et aux Lignes directrices nationales pour l’accueil des enseignants)
- Fournir au MoES/TETD un outil de suivi de la mise en œuvre autonome et prêt à l’emploi en réponse à l’activité 1.1.3 du CAP.
- Pour couvrir les domaines suivants : (i) les étapes clés de la mise en œuvre pour les 6 premiers mois suivant la validation ; (ii) une grille de suivi avec un indicateur vérifiable par dimension clé (durée, mentorat, évaluation, enregistrement TMIS/NTC, DPC) ; (iii) les signaux d’alerte précoce et la voie d’escalade vers le TETD, les DEO et l’établissement.
- Ce document sera annexé au Cadre et aux Lignes directrices nationales pour l’accueil des enseignants. Il ne devra pas dépasser trois pages.
- Livrable 5 : Rapport final. Fournir des informations sur le processus qui a été mené.
- Identifier les mesures potentielles qui pourraient prendre le relais à partir de cette étape
- Ce document doit être concis.
MÉTHODOLOGIE
Le demandeur devra proposer une méthodologie plus approfondie dans sa demande.
La méthodologie indicative est la suivante, sans toutefois s’y limiter :
- Une analyse documentaire des principaux documents politiques et institutionnels, notamment la Politique nationale des enseignants, le Plan stratégique du secteur de l’éducation et du sport, le Cadre de développement professionnel continu, l’étude de faisabilité et la feuille de route élaborées avec le soutien de RTIA, ainsi que la littérature internationale pertinente sur l’affectation et l’intégration scolaires en Afrique subsaharienne.
- Une réunion de cadrage avec le Fonds, le ministère des Sciences, de l’Éducation et du Développement durable (MoES/TETD), UNITE et les principaux partenaires, a abouti au rapport initial, qui comprend la méthodologie et un calendrier actualisé tenant compte des ateliers et de la répartition entre le télétravail et les missions sur le terrain.
- Des entretiens avec des informateurs clés et des discussions de groupe sont menés auprès des parties prenantes aux niveaux national, de district et scolaire. Le consultant national pilote les consultations aux niveaux de district et scolaire ; le consultant international pilote les consultations nationales et institutionnelles.
- Une étude comparative des programmes de placement et d’intégration scolaires dans au moins deux pays d’Afrique subsaharienne (priorité : Ghana, Kenya, Tanzanie), identifiant les caractéristiques de conception transférables pertinentes pour l’Ouganda.
- Élaboration itérative des lignes directrices et des normes de placement scolaire – Cadre et lignes directrices nationaux d’insertion des enseignants, y compris tous les outils annexes, avec des cycles de révision impliquant le MoES/TETD 6. Une session de validation co-organisée par le MoES/TETD avec le soutien financier du Facility, réunissant environ 20 acteurs nationaux clés et menant à la finalisation des livrables.
Tout au long des différentes étapes, la méthodologie et les livrables doivent explicitement aborder les dimensions de genre et d’inclusion, en garantissant un accès équitable au mentorat et au soutien à l’intégration pour les enseignantes, les enseignants en zones reculées et les enseignants handicapés.
PARTIES PRENANTES
Dans le cadre de cette mission, une étroite collaboration avec le ministère des Sciences de la Terre et plus particulièrement avec le Département de l’ingénierie, de la technologie et du développement (TETD) est attendue. Afin d’adopter une approche participative, différents acteurs devront être rencontrés et impliqués à différentes étapes de l’étude. Vous trouverez ci-dessous une liste non exhaustive des parties prenantes concernées :
Parties prenantes à impliquer dans la collecte d’informations :
- Département de l’éducation de base (BED)
- Direction des ressources humaines au sein du ministère de l’Éducation
- Unité de communication et de gestion de l’information (LEIT)
- Formation des formateurs en EFTP, recherche et innovation (TTTRI)
- Section préscolaire
- Facultés/Institutions/Universités de formation des enseignants
- Toute institution d’un autre pays de la sous-région qui a institutionnalisé l’intégration d’un programme de stage dans la formation initiale des enseignants.
Parties prenantes à impliquer dans l’élaboration des livrables :
- Institut national ougandais pour la formation des enseignants (UNITE)
- Instituts de formation des enseignants (IFE)
- Formation et perfectionnement des enseignants (FPE)
- Ministère des Finances, de la Planification et du Développement économique
Parties prenantes qui bénéficieront (directement ou indirectement) de l’assistance technique :
- Ministère de l’Éducation et des Sports (MoES)
- Élèves candidats à l’enseignement (de la petite enfance au niveau secondaire), formateurs d’enseignants
Le consultant devra également rencontrer, au minimum, l’agence de coordination du GLPE et la délégation de l’Union européenne (EUD).
SOUMISSION DES LIVRABLES
L’expert devra utiliser le modèle fourni par l’établissement pour les livrables. La procédure de soumission est la suivante :
- L’expert soumet une première version du livrable à l’établissement à partir du RTIA ;
- L’équipe d’évaluation des technologies de l’information (RTIA) examine le document. Si elle formule des observations, elle le renvoie à l’expert. Dans le cas contraire, elle le transmet au ministère de l’Éducation et des Sciences de la Terre (MoES).
- Le ministère de l’Environnement et des Sciences de la Terre (MoES) examine le document. S’il a des observations, il le renvoie à l’expert. En l’absence d’observations, le document est considéré comme validé.
L’examen du ministère de l’Environnement et des Sciences de la Terre (MoES) pourrait impliquer l’organisation d’un atelier. Cette organisation relèverait alors de la responsabilité du MoES et de l’organisme chargé de l’analyse des technologies de recherche et d’innovation (RTIA), et non de celle des experts. Dans ce cas, il est toutefois attendu que les experts animent l’atelier.
Description du projet ou contexte
L’INITIATIVE RÉGIONALE DES ENSEIGNANTS POUR L’AFRIQUE
L’Initiative régionale pour les enseignants en Afrique (RTIA), un programme financé par l’UE via la section Éducation (G3) de la DG INTPA, vise à améliorer les résultats d’apprentissage et le développement socio-émotionnel des enfants en Afrique, en disposant d’un corps enseignant plus compétent, motivé et inclusif dans l’éducation de base.
La RTIA s’efforcera notamment d’atteindre les résultats suivants au cours des 6 prochaines années :
- Améliorer la gouvernance, la gestion, l’attractivité et l’équilibre entre les sexes au sein de la profession enseignante, en mettant l’accent sur une numérisation et une innovation accrues.
- Améliorer la qualité, la pertinence et l’efficacité du développement professionnel initial et continu des enseignants, notamment par le biais de l’éducation numérique, des approches d’apprentissage entre pairs et de la collaboration régionale.
Dans le cadre du RTIA, le dispositif soutiendra les politiques enseignantes et améliorera les systèmes de formation et de perfectionnement professionnel des enseignants en : i) renforçant les capacités au niveau national par le biais d’une assistance technique ; ii) promouvant l’innovation et la mise à l’échelle de solutions pédagogiques efficaces ; iii) augmentant la production et l’utilisation de données et de preuves ; et iv) promouvant l’utilisation de cadres régionaux, de pratiques fondées sur des données probantes et d’un apprentissage conjoint au niveau régional.
Le dispositif de l’Initiative régionale pour les enseignants en Afrique (le Dispositif) atteindra les objectifs susmentionnés grâce à trois types d’instruments ou « fenêtres » : i) une fenêtre pour fournir une assistance technique en matière de gouvernance enseignante, de formation et de perfectionnement professionnel des enseignants, en fonction de la demande des pays partenaires admissibles ; ii) une fenêtre pour tester et étendre des programmes efficaces de formation et de perfectionnement professionnel des enseignants dans les domaines thématiques des compétences numériques, du genre, des compétences vertes et des compétences pédagogiques, y compris dans le contexte des réfugiés et des populations déplacées ; iii) une fenêtre de recherche pour créer de nouvelles données probantes et soutenir l’intégration de ces données dans le processus d’élaboration des politiques et dans la conception des programmes de formation et de perfectionnement professionnel des enseignants.
En plus de ces fenêtres de dialogue, les activités de gestion des connaissances et de communication de l’établissement contribueront davantage au partage des connaissances, des données probantes et des meilleures pratiques relatives aux résultats globaux de l’initiative.
Ce mécanisme est financé par l’Union européenne et mis en œuvre conjointement par le partenariat formé par trois agences d’États membres : Expertise France pour la France, Enabel pour la Belgique et EDUFI pour la Finlande. Expertise France a été désignée agence coordinatrice de ce partenariat. Le mécanisme de gouvernance faisant office de cadre de gouvernance pour l’initiative, le partenariat devrait collaborer étroitement avec l’UNESCO et l’UAC, responsables des deux autres composantes de l’initiative de l’UE.
La durée de l’action est prévue du 01.02.2024 au 31.01.2030 avec un budget de 92 000 000 €.
CONTEXTE GÉNÉRAL DANS LE PAYS
LA POLITIQUE NATIONALE RELATIVE AUX ENSEIGNANTS (PNTE) ET SES OBJECTIFS STRATÉGIQUES
En 2018, le gouvernement ougandais a approuvé la Politique nationale des enseignants (PNE) afin de professionnaliser le corps enseignant, d’établir des normes rigoureuses et d’améliorer le développement, la gestion et l’utilisation des enseignants. Cette politique vise à : (a) rationaliser la gestion des enseignants pour une meilleure productivité, discipline, fidélisation et motivation ; (b) renforcer la formation des enseignants en améliorant la formation initiale et continue afin de garantir qu’ils possèdent les compétences nécessaires à des apprentissages de qualité et au leadership ; (c) harmoniser le développement professionnel, les qualifications et les pratiques enseignantes à tous les niveaux d’enseignement ; et (d) faciliter l’intégration des enjeux transversaux dans tous les aspects de la formation, de la gestion et des pratiques enseignantes à tous les niveaux.
PRINCIPALES RÉFORMES POLITIQUES ET ÉTAT D’AVANCEMENT
L’Ouganda met actuellement en œuvre plusieurs réformes majeures découlant du Programme national de transformation (PNT). Les candidats doivent prendre note des changements institutionnels et structurels suivants :
- Un futur Conseil national des enseignants (CNE) est envisagé comme organisme de réglementation professionnelle. Bien que le CNE représente l’objectif ultime en matière d’inscription et d’agrément des enseignants, le processus législatif (projet de loi sur le CNE) a été approuvé et le projet de loi promulgué par le président le 21 mai 2026 ; par conséquent, les activités actuelles doivent s’aligner sur les structures ministérielles existantes (Département de l’enseignement et du développement de l’éducation) tout en restant prêtes pour le CNE.
- Création de l’Institut national ougandais pour l’éducation des enseignants (UNITE) – officiellement créé en juillet 2024 – chargé de coordonner les normes et les programmes de formation des enseignants à tous les niveaux ;
- Les critères d’admission à la formation initiale des enseignants sont passés du certificat d’éducation ougandais à l’Ouganda (secondaire 4) suivi de 2 ans de formation préalable, à un certificat d’éducation avancé (secondaire 6), suivi de 3 ans de formation préalable (baccalauréat en éducation) ;
- Mise en place d’un programme d’insertion professionnelle obligatoire d’un an pour les enseignants nouvellement qualifiés (titulaires d’une licence), remplaçant l’ancien modèle de stage. Cette insertion constitue une phase de transition professionnelle distincte de la formation initiale, visant à réduire le taux d’abandon précoce et à améliorer la qualité de l’enseignement dès la première année d’exercice.
- Élaboration et mise en œuvre d’un cadre de qualifications des enseignants et de normes pour l’enseignement et le leadership institutionnel (Remarque : le cadre approuvé en 2016 doit être révisé et mis à jour) ;
- Intégration des questions transversales telles que les TIC, le genre et l’environnement dans la formation et la gestion des enseignants ;
- Développement d’un système de gestion de l’information des enseignants (TMIS). Actuellement, le module le plus actif du TMIS est le module d’inscription des enseignants, qui permet à tous les enseignants qualifiés de s’inscrire en ligne et qui devrait être ultérieurement relié à d’autres systèmes d’information sur l’éducation (tels que l’EMIS, le système d’évaluation de l’efficacité des enseignants et de la réussite des apprenants, le système de gestion des ressources humaines, les portails d’apprentissage en ligne, etc.).
LA NUMÉRISATION ET LE CHANGEMENT PÉDAGOGIQUE
Suite à la période de COVID-19 qui a entraîné deux années complètes de fermeture des écoles en Ouganda, le ministère de l’Éducation accorde la priorité à la numérisation de l’éducation et au développement des compétences numériques des enseignants et des élèves. Des documents stratégiques numériques ont été élaborés (la Stratégie pour l’agenda numérique et la Feuille de route pour la transformation numérique 2023-2028). Certaines actions dans ce sens sont déjà mises en œuvre avec le soutien de partenaires, notamment Enabel, l’UNICEF, l’UNESCO et la Banque mondiale. Il est nécessaire de développer une approche structurée pour relever les principaux défis, tels que l’absence d’une plateforme unifiée au sein du ministère de l’Éducation pour les contenus et les ressources de formation, et le manque de directives claires pour la mise en œuvre. De manière générale, il est admis que les enseignants ne possèdent pas les compétences pédagogiques de base nécessaires pour utiliser les TIC en classe et lors de la préparation de leurs cours, mais une meilleure définition des orientations futures est indispensable.
PLAN D’ACTION DE L’OUGANDA AVEC LA RTIA
Veuillez vous référer aux termes de référence joints à cette publication.
ARTICULATION AVEC L’ACTIVITÉ PRÉCÉDENTE 1.1.1
Cette tâche fait suite à l’activité 1.1.1 du CAP, qui visait à réaliser une étude de faisabilité (premier livrable clé, disponible depuis juillet 2025) et à concevoir une feuille de route pour le programme d’intégration et le placement scolaire (deuxième livrable clé, disponible depuis août 2025).
De l’étude de faisabilité, plusieurs conclusions clés ont été identifiées : (i) passer à un « programme d’intégration » plutôt qu’à un « programme de stage », (ii) préconiser un modèle basé sur le mentorat, la supervision et le développement professionnel continu, et (iii) renforcer les pratiques scolaires.
La première conclusion majeure de l’étude de faisabilité est l’insuffisance du stage traditionnel. Elle recommande de le remplacer par un programme d’insertion professionnelle des enseignants (PIP) d’une durée de 12 mois. Contrairement au stage, souvent considéré comme une étape de la formation initiale, l’insertion professionnelle est définie comme une phase de transition professionnelle pour les diplômés (titulaires d’une licence) déjà en poste ou en attente de titularisation. Son objectif serait d’accompagner les enseignants nouvellement qualifiés afin de réduire le taux d’abandon et d’améliorer la qualité de l’enseignement dès la première année.
Deuxièmement, l’étude préconise un modèle fondé sur trois piliers interdépendants :
- Mentorat : chaque enseignant nouvellement qualifié doit être jumelé avec un enseignant expérimenté au sein de l’établissement (mentor scolaire).
- Supervision : suivi régulier par le directeur et les tuteurs des établissements de formation (TTI et UNITE).
- Développement professionnel continu (DPC) : séances de formation axées sur la gestion de classe et les méthodes d’enseignement pratiques tout au long de l’année.
Troisièmement, l’étude conclut que les stages durant le cursus de licence doivent également être renforcés. Elle formule plusieurs recommandations à cet effet, telles que l’harmonisation des stages en milieu scolaire entre tous les établissements de formation professionnelle, l’élaboration de lignes directrices standardisées sur les pratiques de stage, et la mise en place d’une stratégie de développement du mentorat au sein du système.
Le deuxième livrable clé – la feuille de route – est issu de l’étude de faisabilité visant à conceptualiser et examiner les options pour une année d’insertion professionnelle des enseignants nouvellement qualifiés, conformément au Programme national de formation des enseignants (PNFE), ainsi qu’à étudier le renforcement des stages en milieu scolaire, essentiels à une formation initiale efficace. L’objectif était d’identifier les stratégies les plus réalisables et efficaces pour accompagner les étudiants en formation et les enseignants nouvellement qualifiés dans leur transition vers le professionnalisme, conformément à la vision du PNFE.
Dans sa partie consacrée aux stages en milieu scolaire, la feuille de route souligne le rôle crucial de l’expérience pratique en classe dans le développement des compétences pédagogiques et de l’identité professionnelle, afin de combler le fossé entre théorie et pratique. Elle préconise une expérience à 360 degrés où les étudiants en formation s’impliquent non seulement dans l’enseignement en classe, mais aussi dans la gestion scolaire et l’action communautaire. Les objectifs stratégiques de cette feuille de route comprennent la traduction des résultats de la recherche en priorités concrètes et l’établissement d’un plan opérationnel quinquennal progressif, aligné sur les ressources nationales. Pour garantir sa pérennité, la feuille de route intègre des cadres de suivi, d’évaluation et d’apprentissage (SEA) afin de suivre les progrès et de permettre une gestion adaptative. Les responsabilités de mise en œuvre sont réparties entre divers organismes nationaux et locaux, le Département de la formation des enseignants (DFE) assurant la coordination générale. En définitive, ces réformes visent à professionnaliser le corps enseignant et à améliorer les résultats des élèves en veillant à ce que chaque nouvel enseignant qualifié soit bien préparé et pleinement intégré à sa communauté scolaire. Ce plan est structuré en dix domaines d’action spécifiques, chacun avec des partenaires chefs de file identifiés, des échéanciers clairs et des indicateurs de réussite mesurables. Les principales recommandations comprennent l’adoption d’une nomenclature standardisée, l’allongement de la durée des stages afin de garantir aux élèves un cycle scolaire complet, la mise en place d’un système solide de sélection et de formation des mentors en milieu scolaire et l’établissement de lignes directrices sur les pratiques scolaires, ce qui constitue l’objet des présentes modalités de référence.
Profil souhaité
La tâche sera menée par deux experts, l’un national (c’est-à-dire ougandais) et l’autre international (c’est-à-dire possédant une expérience pertinente et étendue dans plusieurs pays).
Le candidat peut (mais n’y est pas tenu) suggérer un partenaire pour le jumelage. Ensuite, les deux candidats doivent déposer une candidature pour être admissibles.
Diplôme universitaire requis : Au moins une maîtrise (ou équivalent) en sciences de l’éducation ou en sciences sociales.
Expérience professionnelle générale : Au moins 15 ans d’expérience professionnelle dans le domaine de l’éducation (enseignement, recherche, formation, planification, évaluation, dialogue politique)
Expérience professionnelle spécifique :
- Au moins 10 ans d’expérience professionnelle dans la formation initiale ou le développement de programmes de formation
- Au moins 10 ans d’expérience professionnelle en Afrique subsaharienne
Compétences linguistiques : Au moins une maîtrise avancée de l’anglais (niveau C1-C2 selon l’échelle du CECR ou niveau III selon le Cadre des langues des Nations Unies).
compétences interpersonnelles et relationnelles :
- Capacité à travailler efficacement au sein d’une équipe diversifiée et multiculturelle pour atteindre les objectifs
- Excellentes aptitudes d’analyse et de synthèse, et capacité à animer des ateliers ou des séminaires.
Actif supplémentaire :
- Expérience en matière d’élaboration de lignes directrices ou de normes nationales pour le placement scolaire ou l’intégration des enseignants (en tant qu’auteur principal ou contributeur majeur)
- Expérience professionnelle en Ouganda
- Connaissance d’une langue ougandaise
- Connaissance du français
Informations complémentaires
CHRONOLOGIE
Dans sa demande, le demandeur doit détailler un calendrier.
La charge de travail totale est de 55 jours, répartis équitablement entre les deux experts. Si l’expert international réside hors d’Ouganda, le nombre de jours passés en Ouganda est estimé à 19. Un calendrier prévisionnel est fourni dans les termes de référence joints. Bien qu’estimé ici et détaillé dans l’offre technique du candidat, ce calendrier est susceptible d’évoluer au cours de la réalisation de l’activité.
COMMENT POSTULER ET PROCESSUS DE SÉLECTION
Veuillez soumettre votre candidature personnelle via cette plateforme.
Bien que la demande doive être déposée personnellement, veuillez noter que le contrat sera signé entre Expertise France et une entreprise (qu’il s’agisse d’une entreprise individuelle ou d’une société de portage salarial). Avant la signature du contrat, l’entreprise devra fournir à Expertise France les documents légaux requis, notamment une preuve d’immatriculation au registre du commerce et des sociétés ainsi que les certificats fiscaux et de sécurité sociale.
Veuillez joindre à votre candidature :
- Le CV (selon le modèle Europass)
- Une offre technique (de 10 pages maximum, annexes non comprises)
- Si possible, un à trois exemples de travaux antérieurs similaires à la tâche ci-dessus, pour lesquels vous devrez préciser votre rôle (auteur principal, contributions majeures, contributions mineures, etc.).
La sélection se fonde sur le CV et l’offre technique. Le RTIA se réserve le droit de rejeter les candidatures ne comportant ni CV ni proposition technique.
Au sein de l’établissement RTIA, nous valorisons chaque expert comme un individu unique et nous apprécions la diversité des expériences qu’il apporte. C’est pourquoi nous appliquons une politique stricte de non-discrimination. Nous croyons que chacun doit être traité équitablement, sans distinction de race, de sexe, d’identité de genre, d’orientation sexuelle, d’origine nationale, de langue maternelle, de religion, d’âge, de handicap, de situation matrimoniale, de citoyenneté, d’informations génétiques, de grossesse ou de toute autre caractéristique protégée par la loi. Si vous pensez avoir été victime de discrimination, veuillez en informer l’équipe RTIA dès que possible. Chaque plainte fera l’objet d’une enquête approfondie.
Critères de sélection des candidatures
Le processus de sélection des candidats s’opérera selon le(s) critère(s) suivant(s) :
- Formation/compétences/expériences du candidat
- Formation/diplômes du candidat en lien avec la mission d’expertise
- Compétences du candidat en lien avec la mission d’expertise
- Expériences du candidat en lien avec la mission d’expertise
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