La prise de parole de Laurine Lévi, épouse du pasteur Axel Lévi, intervient dans un contexte particulièrement difficile pour leur famille. Face aux nombreuses réactions suscitées par l’affaire, elle demande publiquement pardon et appelle surtout à préserver son mari et leurs enfants des conséquences de la polémique.
« S’il vous plaît pour mon mari, ne lui faites pas de mal »
Dans son intervention, Laurine Lévi adresse un appel particulier à ceux qui réagissent à l’affaire sur les réseaux sociaux. Elle demande que les critiques et la colère ne se transforment pas en violences contre son époux.
« S’il vous plaît pour mon mari, ne lui faites pas de mal physiquement. Et essayez de ne pas trop lui faire de mal mentalement », implore-t-elle.
Elle élargit également cet appel à l’ensemble de sa famille. Consciente de la gravité de la situation et de la déception que ses propres actes ont pu provoquer, elle demande que ses proches ne deviennent pas, à leur tour, des victimes de cette crise.
« J’ai un enfant qui va bientôt rentrer au collège »
C’est toutefois lorsqu’elle évoque son enfant que son inquiétude apparaît avec le plus de force.
« J’ai un enfant qui va bientôt rentrer au collège, qui va bientôt avoir un téléphone pour aller sur les réseaux sociaux. J’ai pas très envie de voir certaines choses », confie-t-elle.
Cette phrase traduit sa crainte de voir les conséquences de l’affaire dépasser le cercle des adultes directement concernés. Elle redoute notamment que son enfant soit confronté, sur les réseaux sociaux, à des publications ou des commentaires concernant ses parents.
Pour Laurine Lévi, les erreurs commises par les adultes ne devraient pas conduire leurs enfants à subir à leur tour la violence des réactions publiques.
« S’il vous plaît, arrêtez »
Au fil de son intervention, Laurine Lévi laisse également apparaître son épuisement face à la situation.
« S’il vous plaît, arrêtez, c’est tout ce que je vous demande. C’est déjà assez dur », répète-t-elle.
Elle évoque par ailleurs une période durant laquelle elle dit avoir été prise en charge dans un établissement psychiatrique ainsi qu’une intervention des forces de l’ordre. Certains passages de son témoignage restent toutefois difficiles à établir précisément à partir de l’enregistrement disponible.
Il convient donc de s’en tenir à ses propres déclarations, sans tirer de conclusions qui ne seraient pas étayées par des éléments vérifiables.
Elle reconnaît avoir « failli » à son rôle de pasteure
La demande de protection adressée à sa famille s’inscrit dans une prise de parole plus large au cours de laquelle Laurine Lévi reconnaît également ses propres manquements.
« Juste pardon d’avoir failli à mon rôle de pasteur. J’étais censée être un exemple, une bonne bergère. Et par mes actions, je ne l’ai pas forcément été tout le temps », reconnaît-elle.
Elle demande ainsi pardon à ceux qui ont été déçus par ses actes, tout en estimant que les moments positifs de son parcours ne devraient pas être entièrement effacés par les erreurs commises.
« Malgré qu’on a fait des mauvaises choses, c’est vrai, mais je crois que les choses bien sont plus fortes », affirme-t-elle.
Une demande de pardon au cœur de son message
Laurine Lévi sait que le pardon ne sera pas nécessairement immédiat.
« Je sais que ça sera dur. Je sais que certains ne le feront pas », admet-elle.
Mais elle demande néanmoins à ceux qui l’écoutent de lui accorder ce pardon.
Sa prise de parole apparaît ainsi comme un double message : reconnaître ses fautes et demander que les conséquences de la polémique ne s’étendent pas à son mari, à ses enfants et à sa famille.
Alors que l’affaire continue de susciter de nombreuses réactions, son appel porte avant tout sur la nécessité de ne pas franchir la ligne entre la critique et les violences physiques ou psychologiques.
Point de vue de la rédaction
La déclaration de Laurine Lévi apporte une dimension profondément personnelle à une affaire qui fait largement réagir sur les réseaux sociaux. En reconnaissant avoir failli à son rôle de pasteure, elle assume publiquement une part de responsabilité et demande pardon à ceux qu’elle a pu décevoir.
Mais son témoignage met également en lumière une autre réalité : derrière les personnes directement concernées par une polémique, il y a des enfants et des proches qui peuvent eux aussi subir les conséquences de l’exposition publique.
Son appel est donc sans ambiguïté : elle demande pardon pour ses erreurs, mais aussi que son mari, ses enfants et sa famille soient épargnés par toute violence physique ou psychologique.
