Recrutement au CCI, Centre du Commerce International – 13 août 2026

Commerce et approvisionnement formation gratuite du CCI, Centre de Commerce International
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Le Centre du commerce international (CCI) a mis en œuvre le programme GTEX/MENATEX sur une période de cinq ans (novembre 2018 à décembre 2023), au service de quatre pays de la région MENA (Égypte, Jordanie, Maroc et Tunisie) et de deux pays d’Asie (Kirghizistan et Tadjikistan). Ce programme a été cofinancé par le gouvernement suisse dans le cadre du Programme mondial pour le textile et l’habillement, ainsi que par les gouvernements suédois et espagnol dans le cadre du Programme pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. La phase II du programme GTEX/MENATEX aide les quatre pays de la région MENA (Égypte, Jordanie, Maroc et Tunisie) ainsi que le Sri Lanka à répondre aux exigences des marchés émergents pour le secteur du textile et de l’habillement en adoptant des pratiques plus écologiques et en se conformant à la future réglementation européenne stricte applicable aux produits textiles et de l’habillement vendus dans l’Union européenne. Secteur clé pour les exportations et l’emploi dans ces cinq pays, le projet garantira le maintien de l’emploi et la création d’emplois décents à plus forte valeur ajoutée grâce aux exportations de produits de qualité, socialement et écologiquement durables.

Poste : Consultant national

Pays d’affectation : Egypte

Description du poste

Ce projet contribuera également à la transformation systémique nécessaire du secteur du textile et de l’habillement vers une plus grande durabilité environnementale, une économie circulaire et une numérisation accrue. Conformément à ces exigences, dont les répercussions devraient être considérables (comme ce fut le cas lors de la suppression des quotas en 2005), l’impact global attendu du programme est de contribuer à la croissance économique et à la réduction de la pauvreté grâce à un commerce durable et à la création d’emplois décents tout au long de la chaîne de valeur du secteur. L’augmentation des exportations de produits de qualité permettra de maintenir l’emploi dans ce secteur et de créer des emplois supplémentaires à plus forte valeur ajoutée, notamment dans des secteurs connexes tels que les technologies environnementales et le recyclage. Le programme contribuera également à une transformation structurelle au-delà de la création d’emplois et de la réduction de la pauvreté. Il contribue à la transformation systémique nécessaire du secteur du textile et de l’habillement vers une plus grande durabilité environnementale et une plus grande inclusion. Cela implique l’adoption de mesures climatiques importantes, ainsi que des améliorations en matière d’efficacité des ressources et d’économie circulaire au niveau sectoriel. En Égypte, le projet GTEX/MENATEX Egypt soutient directement 26 PME et 3 entreprises phares du secteur du textile et de l’habillement, et apporte également son soutien à 5 entrepreneurs du secteur de la mode et à 1 prestataire de services de solutions vertes. Grâce au soutien apporté, les entreprises participantes renforcent leur compétitivité internationale, diversifient leurs exportations et améliorent leur conformité aux exigences de durabilité et d’économie circulaire. Cet objectif est atteint grâce à des formations, un accompagnement et un mentorat dans des domaines à forte valeur ajoutée. L’économie circulaire a le potentiel de contribuer significativement à une économie durable en améliorant l’efficacité des ressources, en maintenant les matières premières secondaires dans les cycles de production, en réduisant la dépendance du secteur aux importations de matières premières (fils et tissus) et en créant des emplois (collecteurs, trieurs, etc.).L’objectif de cette étude est de soutenir la transition vers une économie circulaire dans le secteur du textile et de l’habillement en Égypte, en s’appuyant sur les stratégies et politiques nationales en matière de circularité. Elle vise à valoriser les déchets textiles post-industriels (par exemple, les déchets textiles), notamment en créant de nouveaux flux d’exportation grâce à une économie circulaire formelle et structurée. Conformément à l’un des résultats du programme GTEX/MENATEX, qui est de mettre en place un écosystème plus efficace pour orienter le secteur vers une transformation systémique axée sur la durabilité et la circularité, et afin de renforcer les politiques commerciales et industrielles favorisant la transition écologique du secteur, une étude sera menée pour accompagner cette transition. Cette étude se veut alignée sur les stratégies et politiques nationales relatives à la circularité. Elle poursuivra un triple objectif : premièrement, recenser les politiques d’économie circulaire en vigueur en Égypte, en particulier dans le secteur du textile et de l’habillement, afin d’en dresser un panorama et d’identifier les lacunes (notamment la distinction entre déchets textiles et matières premières secondaires, les règles de cartographie et de tri des déchets) et les obstacles à la valorisation des déchets textiles post-industriels (par exemple, les chutes et les invendus). Deuxièmement, l’étude identifiera les mécanismes de gestion des déchets, en particulier dans le secteur du textile et de l’habillement, liés à l’économie circulaire, aux déchets industriels, au recyclage, à la réutilisation et au remanufacturing, ainsi qu’aux programmes d’investissement dans ce secteur en Égypte et à l’international. Elle examinera notamment les incitations et les mécanismes de soutien industriel et financier disponibles pour une transition vers une économie circulaire. Ceci inclut les mécanismes favorisant le recyclage fibre à fibre et l’amélioration de la traçabilité des flux de déchets textiles post-industriels. Enfin, l’étude alimentera les politiques nationales en formulant des recommandations concrètes visant à renforcer le cadre réglementaire favorable à l’économie circulaire dans le secteur du textile et de l’habillement en Égypte. Elle identifiera les axes d’amélioration (lacunes politiques, réformes commerciales, etc.) et les possibilités de soutien aux projets via GTEX/MENATEX, en s’appuyant sur les exigences réglementaires et de marché des marchés cibles de l’Égypte, tels que l’UE, le Royaume-Uni et les États-Unis. L’étude devra s’appuyer sur les résultats de l’étude GTEX/MENATEX Égypte menée en 2025 sur le recyclage fibre à fibre en Égypte. Elle portera sur le cadre réglementaire, les capacités de production et la cartographie des entreprises/recycleurs dans ce domaine, dans le cadre de la collaboration avec Sustainable Textiles Switzerland 2025 (STS2030). DESCRIPTION DES FONCTIONS ET RESPONSABILITÉS Le/la consultant(e) travaillera sous la direction du/de la chef de projet GTEX MENATEX Égypte et sous la supervision directe du/de la coordinateur(trice) national(e) du projet GTEX MENATEX Égypte. Ses tâches seront les suivantes : Tâche 1 – Cartographier le cadre juridique soutenant la transition vers une économie circulaire dans le secteur du textile et de l’habillement en Égypte : • Établir un panorama réglementaire des politiques et législations relatives à l’économie circulaire en Égypte, en particulier pour le secteur du textile et de l’habillement.Cela comprendra notamment : une analyse approfondie de la loi égyptienne n° 202/2020 relative à la gestion des déchets et de son décret d’application, afin d’évaluer leur mise en œuvre et les obstacles rencontrés dans les zones industrielles du textile et de l’habillement ; l’identification des lacunes politiques qui, si elles étaient comblées, pourraient accélérer la transition vers une économie circulaire en Égypte, en particulier dans le secteur du textile et de l’habillement. Ces lacunes pourraient concerner l’absence de distinction entre les déchets et les matières premières secondaires, les règles de cartographie et/ou de tri des déchets, ainsi que la responsabilité élargie des producteurs (REP) permettant d’organiser la collecte, le tri, la réutilisation et le recyclage des articles textiles ; une analyse comparative des dernières évolutions réglementaires en matière d’économie circulaire pour l’industrie textile dans d’autres grands pays exportateurs de vêtements, afin de déterminer si certaines d’entre elles sont pertinentes pour le secteur égyptien du textile et de l’habillement ; et une analyse des exigences réglementaires et commerciales des principaux marchés cibles de l’Égypte (UE/États-Unis/Royaume-Uni) en matière d’économie circulaire, dont l’intégration dans l’économie formelle augmenterait le potentiel d’exportation du pays et la croissance du secteur. • Explorer les obstacles financiers, industriels et opérationnels susceptibles d’entraver la valorisation des déchets textiles post-industriels (chutes, invendus, etc.). • Analyser la dimension industrielle de la transition vers une économie circulaire, parallèlement à sa dimension environnementale, en tenant compte de ses implications pour le développement industriel, la compétitivité, l’investissement et la création de valeur ajoutée tout au long de la chaîne de valeur du textile et de l’habillement. • Évaluer les barrières commerciales et douanières relatives à l’importation et à l’exportation de déchets textiles et de matières premières secondaires, en particulier au regard de la réglementation de l’Organisation générale pour le contrôle des exportations et des importations (GOEIC). Tâche 2 : Recenser les mécanismes de gestion des déchets et les programmes d’investissement, en particulier dans le secteur du textile et de l’habillement en Égypte. • Identifier les mécanismes de gestion des déchets textiles post-industriels favorisant le recyclage, la réutilisation et le remanufacturing. • Explorer les programmes d’investissement en Égypte et à l’international, notamment les incitations, les mécanismes potentiels de soutien industriel et financier à la transition vers une économie circulaire, l’augmentation des capacités de recyclage fibre à fibre en Égypte et la traçabilité des flux de déchets textiles. • Identifier les lignes de financement vert existantes en Égypte (par exemple, la Banque nationale d’Égypte, les prêts verts d’AlexBank) et les financements internationaux (BERD, IFC) accessibles aux PME du secteur des textiles et des communications pour la mise en œuvre de l’économie circulaire. Tâche 3 : Élaborer un rapport final formulant des recommandations en vue de la mise en place d’un cadre réglementaire favorable à l’économie circulaire dans le secteur des textiles et des communications en Égypte. • Analyser les stratégies et les politiques nationales relatives à l’ancrage de l’économie circulaire et durable en Égypte, en identifiant les domaines où le soutien aux projets GTEX pourrait s’avérer pertinent. • À partir de cette analyse, formuler des recommandations sur les axes d’amélioration, notamment en matière de réformes politiques et/ou commerciales.Afin de renforcer un ensemble de politiques commerciales et/ou industrielles pour soutenir la transition écologique du secteur, conformément aux priorités nationales :  Élaborer une matrice d’actions concrètes associant les lacunes politiques identifiées à une assistance technique spécifique menée par le projet et, le cas échéant, à un renforcement des capacités, à intégrer au plan de projet GTEX MENATEX. La matrice d’actions proposée identifiera, le cas échéant, les acteurs nationaux concernés, les priorités indicatives et le calendrier des actions recommandées, ainsi que les domaines potentiels de soutien de GTEX MENATEX.  Concevoir une feuille de route pour un dialogue public-privé afin de faciliter un plaidoyer politique structuré auprès des parties prenantes. Cette feuille de route sera présentée et approuvée lors de la présentation de l’étude aux parties prenantes. Clause relative au droit d’auteur : La consultante doit s’assurer d’avoir obtenu les autorisations nécessaires en matière de droits de propriété intellectuelle pour l’exécution de ses services dans le cadre du présent contrat de conseil et pour la diffusion ultérieure par ITC, sous quelque forme que ce soit. Une preuve documentaire devra être soumise à ITC. Si des droits de licence sont dus pour l’utilisation de documents protégés par le droit d’auteur appartenant à des tiers, la consultante devra demander l’autorisation écrite préalable d’ITC. ITC défend la diversité, l’inclusion, l’égalité et la parité des sexes au sein de son personnel et considère toutes les personnes qualifiées, quel que soit leur sexe, de manière égale, y compris les personnes handicapées, sans discrimination ni préjugé d’aucune sorte.

Qualifications/compétences particulières

• Diplôme d’études supérieures (Master ou équivalent) en développement durable, droit, gestion et durabilité environnementales, administration des affaires ou domaine connexe. • Une expérience professionnelle pertinente et significative peut être acceptée en lieu et place d’un diplôme universitaire. • Au moins 5 ans d’expérience professionnelle dans le secteur du textile et de l’habillement, le domaine juridique ou le développement durable, ou expérience professionnelle pertinente. Autres compétences : • Bonne connaissance du cadre réglementaire et politique relatif au développement durable et à l’économie circulaire dans le secteur du textile et de l’habillement. Compétences : • Capacité d’adaptation et respect des délais serrés • Maîtrise des outils bureautiques (PowerPoint, Excel et Word) • Connaissance des enjeux liés au secteur du textile et de l’habillement, notamment le développement durable et l’économie circulaire • Connaissance du cadre réglementaire et politique relatif au développement durable et à l’économie circulaire dans le secteur du textile et de l’habillement en Égypte et à l’international • Solides connaissances techniques du secteur du textile et de l’habillement en Égypte • Expérience de la rédaction de rapports analytiques approfondis • Expérience de l’organisation et de l’animation d’événements de mobilisation des parties prenantes et d’examen des politiques • Bonnes aptitudes à l’animation • Capacité d’analyse et de communication claire, tant à l’oral qu’à l’écrit.

Langues

Maîtrise de l’arabe et de l’anglais, à l’oral comme à l’écrit.

Sans frais

L’Organisation des Nations Unies ne perçoit aucun frais à quelque étape que ce soit du processus de recrutement (candidature, entretien, traitement du dossier ou formation). L’Organisation des Nations Unies ne demande aucune information relative aux comptes bancaires des candidats.

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