Sextorsion : il créé plusieurs faux comptes et escroque plus de 6 millions de FCFA

Côte d'Ivoire : un faux exorciste tombe dans les filets de la PLCC Côte d'Ivoire / Désinformation en ligne : la PLCC met la main sur un internaute Côte d’Ivoire / Prêts en ligne : la PLCC décrit la nouvelle méthode utilisée par les arnaqueurs Côte d’Ivoire : il répand des informations non vérifiées sur la mort d’Alino Faso et se fait arrêter par la PLCC Côte d'Ivoire : en voulant se venger de son ex-employeur, il commet l'impensable et finit à la PLCC PLCC banque la PLCC Victime de crime sexuel en ligne : voici les 3 gestes à adopter immédiatement avant de se rendre à la PLCC
Crédit photo : PLCC

Les réseaux sociaux offrent de nombreuses possibilités d’échange, mais ils peuvent aussi devenir un terrain propice aux cybercriminels. En exploitant la confiance de leurs victimes, certains obtiennent des contenus intimes qu’ils utilisent ensuite comme moyen de chantage. Cette pratique, appelée sextorsion, dépasse aujourd’hui les frontières et nécessite une coopération internationale. C’est dans ce contexte que la Police de Lutte Contre la Cybercriminalité (PLCC) a récemment traité une affaire impliquant deux mineurs.

Dans le cadre de la coopération policière internationale, une organisation internationale engagée dans la lutte contre la traite des enfants en ligne a saisi la Police de Lutte Contre la Cybercriminalité (PLCC) pour des faits de sextorsion commis au préjudice de deux mineurs résidant dans un pays étranger.

Une information a été ouverte par la PLCC.

Les investigations menées par les enquêteurs ont permis d’interpeller un individu identifié sous les initiales B.A. Entendu au cours de son audition, celui-ci a reconnu les faits qui lui étaient reprochés.

Il a expliqué avoir créé plusieurs faux comptes sur les réseaux sociaux afin d’entrer en contact avec ses potentielles victimes, en usurpant une identité et en se faisant passer pour une personne de confiance.

Une fois en possession de leurs images ou vidéos à caractère intime, B.A. menaçait de les diffuser publiquement si les victimes refusaient de lui verser de l’argent, les soumettant ainsi à un véritable chantage.

Confronté aux éléments de preuve réunis par les enquêteurs et conscient de la gravité de ses agissements ainsi que de leurs conséquences sur les victimes, B.A. a exprimé des regrets et présenté ses excuses.

À l’issue de l’enquête, B.A. a été présenté devant le parquet pour des faits d’utilisation frauduleuse d’éléments d’identification d’une personne physique, de menace de publication de données à caractère sexuel contre mineur et d’escroquerie en ligne portant sur la somme de 6 559 569,99 FCFA.

Moralité : Derrière chaque profil se cache une identité qui n’est pas toujours celle qu’elle prétend être. Sur Internet, la confiance se construit, elle ne se donne pas.