Le Conseil économique et social (CES) du Bénin prépare son plan stratégique 2027-2031. Abdoulaye Bio Tchané a lancé les travaux le 20 août 2026 à Cotonou. Le calendrier prévoit trois mois de préparation. Le document doit fixer les priorités de l’institution pour les cinq prochaines années.
La démarche intervient après une réforme de la loi organique du CES. L’institution repose désormais sur un Conseil national et des conseils départementaux. Cette organisation doit rapprocher le Conseil des territoires et des citoyens. Elle vise aussi à mieux représenter les forces vives du pays.
Au sein de la commission chargée du processus, Célestin Guidimey a présenté les contours de l’exercice. Son rôle est celui de rapporteur. Il ne s’agit donc pas d’une réorganisation conduite par lui seul. Les sources consultées parlent de conseils départementaux, plutôt que d’antennes départementales.
Le futur document reposera sur quatre axes. Le premier concerne l’utilité institutionnelle du CES. Le deuxième porte sur la proximité avec les citoyens. Le troisième vise le dialogue institutionnel. Le dernier doit renforcer le rayonnement international de l’institution.
Avant les choix, les équipes établiront un diagnostic stratégique. Celui-ci examinera les forces, les faiblesses, les opportunités et les menaces. Les travaux préciseront ensuite les programmes, la gouvernance, le financement et le suivi. L’élaboration du plan stratégique 2027-2031 du CES Bénin devra aussi améliorer la visibilité de ses avis.
Le gouvernement souhaite relier cette feuille de route à ses priorités économiques et sociales. Aristide Médénou a cité trois orientations. La première vise la réduction de l’extrême pauvreté, surtout dans le monde agricole. Elle inclut l’amélioration des rendements et la protection sociale des agriculteurs. La deuxième concerne la territorialisation de l’action publique. La troisième met l’accent sur le numérique et l’innovation.
Le défi sera de transformer ces intentions en avis suivis et en actions coordonnées. La présence départementale ne suffira pas sans moyens, calendrier et indicateurs. L’enjeu touche donc la capacité du CES à relier les territoires au débat public. Il concerne aussi la place réelle de ses recommandations dans les décisions.
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