L’ONU a appelé lundi à l’arrêt des violences qui opposent depuis six mois Israël et le Hezbollah libanais, soulignant les craintes d’une escalade et demandant de laisser une chance à la diplomatie.
Depuis le lendemain de la guerre dans la bande de Gaza entre Israël et le Hamas le 7 octobre, des échanges de tirs opposent l’armée israélienne au Hezbollah libanais et ses alliés, qui affirment soutenir le mouvement islamiste palestinien.
« Cela fait six mois que les échanges de tirs de part et d’autre de la Ligne bleue (…) se poursuivent sans relâche », ont déploré la coordinatrice spéciale de l’ONU pour le Liban, Joanna Wronecka, et le chef de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), Aroldo Lazaro.
« La violence et les souffrances n’ont que trop duré. Elles doivent cesser », ont ajouté les responsables dans un communiqué conjoint, appelant d’urgence toutes les parties à « employer tous les moyens pour éviter une escalade supplémentaire tant qu’il reste de la place pour la diplomatie ».
L’armée israélienne a affirmé dimanche avoir achevé une « nouvelle phase » dans sa préparation à « la guerre » à sa frontière avec le Liban.
« L’élargissement progressif de la portée et de l’ampleur des affrontements (…) augmente considérablement le risque d’erreurs de jugement et d’une détérioration supplémentaire d’une situation déjà alarmante », ont averti les responsables de l’ONU.

