À propos du Programme Alimentaire Mondial (PAM)
Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) est la plus grande organisation humanitaire au monde. Il sauve des vies en situation d’urgence et utilise l’aide alimentaire pour construire un chemin vers la paix, la stabilité et la prospérité pour les populations qui se remettent de conflits, de catastrophes et des conséquences du changement climatique.
Au PAM, l’humain est au cœur de toutes nos actions. Notre vision pour l’avenir du PAM repose sur des équipes diversifiées, engagées, compétentes et performantes, sélectionnées au mérite, évoluant dans un environnement de travail sain et inclusif, incarnant les valeurs du Programme Alimentaire Mondial (PAM) (intégrité, collaboration, engagement, humanité et inclusion) et travaillant avec nos partenaires pour sauver et transformer la vie des personnes que nous servons.
Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) recrute un(e) Chargé(e) de programme (Garanties environnementales et sociales) SSA9
Lieu : Nairobi, Kenya
Date limite des candidatures : 2 septembre 2026.
CONTEXTE ET OBJECTIF DU TRAVAIL
Le Programme alimentaire mondial (PAM) et le gouvernement du Kenya mettent en œuvre le Programme pour des systèmes alimentaires résilients au climat et inclusifs, visant à renforcer la sécurité alimentaire, la résilience, les moyens de subsistance et les résultats en matière de développement durable dans les zones arides et semi-arides du Kenya (ASAL).
Le Programme comprend des interventions pouvant concerner les ressources communautaires, le soutien aux moyens de subsistance, la résilience climatique, la réhabilitation et le développement des infrastructures d’eau et d’irrigation, le renforcement des systèmes de marché, un mécanisme de partage des risques et les chaînes de valeur agricoles et pastorales, au service des communautés, notamment des réfugiés et des communautés d’accueil, dans 14 comtés arides et semi-arides (ASAL).
Ces activités nécessitent un contrôle rigoureux des garanties afin d’identifier, d’atténuer et de suivre les risques et impacts environnementaux et sociaux.
Le Programme est soumis à des obligations de diligence raisonnable environnementale et sociale, incluant l’élaboration et la mise en œuvre d’une gamme d’instruments de garanties et de procédures de gestion.
Il requiert donc un(e) chargé( e) de mission (Garanties environnementales et sociales nationales) qui assurera le leadership technique et la coordination nécessaires à l’élaboration, à la mise en œuvre et au suivi de ces garanties, tout en appuyant la diligence raisonnable environnementale et sociale du Programme tout au long de sa mise en œuvre.
Le Programme exige des systèmes robustes de gestion des risques environnementaux et sociaux, conformes aux procédures de sauvegarde environnementale et sociale du Programme Alimentaire Mondial (PAM), aux normes de performance de la SFI, aux lignes directrices du Groupe de la Banque mondiale en matière d’environnement, de santé et de sécurité, à la législation nationale kényane (notamment la loi sur la gestion et la coordination environnementales et son règlement d’application relatif aux études d’impact environnemental, ainsi que la loi sur l’eau de 2016) et aux bonnes pratiques internationales.
Le/la chargé(e) de programme assurera le leadership technique et le soutien opérationnel pour les exigences de diligence raisonnable environnementale et sociale du Programme et devra maîtriser les différents cadres de référence des institutions financières de développement en matière de sauvegarde environnementale et sociale.
OBJECTIFS DE LA MISSION
L’objectif général de cette mission est de piloter la conception et la mise en œuvre, par le Bureau de pays du Programme Alimentaire Mondial (PAM) au Kenya, des garanties environnementales et sociales (E&S) du Programme, en assurant leur application en temps voulu, avec un niveau de qualité garanti et dans le respect des normes.
Cela inclut l’intégration de la gestion des risques E&S, couvrant la durabilité environnementale, la santé et la sécurité au travail, l’égalité des sexes, les risques de violences sexistes et sexuelles, l’inclusion des personnes handicapées, la protection et la santé et la sécurité communautaires, tout au long de la mise en œuvre du programme. Les tâches spécifiques permettant à l’agent(e) d’atteindre cet objectif sont décrites dans la section « Responsabilités » ci-dessous.
RESPONSABILITÉS/RESPONSABILITÉS
Le chargé de programme aura les responsabilités suivantes :
a) Évaluation des risques, sélection et aide à la décision
Coordonner l’évaluation environnementale et sociale des activités et sous-projets du programme, et élaborer les instruments de sauvegarde environnementale et sociale appropriés, sur la base de la catégorisation des risques.
Diriger la réalisation de l’évaluation environnementale et sociale de référence et de l’évaluation des risques pour toutes les activités du programme.
b) Instruments de sauvegarde consolidés et gestion du site
Diriger la préparation, la mise à jour et l’assurance qualité du dispositif de sauvegarde du Programme. Ce dispositif comprend :
Instruments spécifiques au site, notamment les plans de gestion environnementale et sociale (PGES), les EIES lorsque la loi l’exige et les plans de gestion de la biodiversité.
Plan d’engagement des parties prenantes (SEP) et Plan d’engagement des peuples autochtones (IPEP).
Mécanisme de règlement des griefs (GRM) et mécanisme de retour d’information communautaire (CFM), y compris un traitement adéquat des plaintes liées aux violences sexistes et sexuelles.
Procédures de gestion du travail et plans de santé et de sécurité au travail.
Mesures de santé et de sécurité communautaires.
Plan de gestion des entrepreneurs.
Procédures de préparation et d’intervention en cas d’urgence (EPRP).
Cadre du processus de déplacement économique.
Procédures d’évaluation et de gestion des risques liés à la biodiversité.
Définir les cahiers des charges, commander et gérer le soutien de spécialistes qualifiés lorsque nécessaire, y compris les spécialistes IFC PS5, PS6 et PS7 dûment qualifiés.
S’assurer que les instruments de protection sont adaptés à leur objectif, cohérents en interne, conformes aux normes applicables et traduits en contrôles pratiques au niveau du site, en exigences contractuelles et en outils de supervision.
c) Suivi, rapports, renforcement des capacités et coordination
Superviser, encadrer et gérer directement les performances des points focaux ESS sur le terrain du Programme, en assurant des normes techniques cohérentes dans tous les comtés centraux.
Élaborer et dispenser des sessions de formation et de sensibilisation aux ESS à l’intention du personnel du PAM, des partenaires coopérants, des contractants et des acteurs locaux, conformément au plan de formation à la gestion des risques environnementaux et sociaux, y compris un encadrement technique continu et un soutien consultatif aux équipes sur le terrain.
Effectuer des visites de suivi régulières sur le terrain, conjointement avec les points focaux ESS, afin d’évaluer la conformité aux mesures de protection.
Apporter un soutien au signalement des incidents et au suivi des problèmes de non-conformité environnementale et sociale.
Maintenir des systèmes et une documentation de suivi de la conformité aux garanties, y compris le suivi des livrables du PAE par rapport aux étapes convenues, et préparer des rapports mensuels et trimestriels de suivi de la conformité et des contributions aux rapports des donateurs à l’appui des obligations de déclaration fiduciaire du PAM en tant que fournisseur d’impact sur le développement.
Suivre et rendre compte des progrès réalisés sur les principaux livrables et étapes clés du programme E&S, en signalant les risques de non-respect des délais à l’expert E&S du siège et à la direction du programme.
Élaborer des outils de protection pratiques, des listes de contrôle, des procédures opérationnelles normalisées et des documents d’orientation.
d) Engagement et responsabilité des parties prenantes
Mener des consultations communautaires inclusives et des processus d’engagement des parties prenantes, y compris les processus de consentement libre, préalable et éclairé (CLPE), afin de garantir que les groupes vulnérables et marginalisés, notamment les femmes, les jeunes, les personnes handicapées, les réfugiés et les communautés autochtones, soient véritablement inclus.
Maintenir le plan de mobilisation des parties prenantes et le plan de mobilisation des peuples autochtones, y compris les communications externes, les comptes rendus de consultation, la divulgation, la rétroaction et les engagements de suivi.
S’assurer que le plan d’engagement des peuples autochtones est maintenu, mis à jour et mis en œuvre conformément aux exigences de l’IFC-PS7 et de la UNDRIP, en s’appuyant sur l’expertise démontrée de l’agent en matière de consentement libre, préalable et éclairé et d’engagement des peuples autochtones.
Renforcer les mécanismes de traitement des griefs et de retour d’information communautaire et soutenir la résolution des plaintes, y compris celles liées aux violences sexistes et sexuelles.
e) Coordination et liaison
Assurer la liaison directe avec l’institution financière de développement (IFD) de soutien concernant les questions de diligence raisonnable environnementale et sociale, ainsi que les confirmations de catégorie/seuil.
Assurer la liaison avec les autorités gouvernementales, notamment la NEMA et l’Autorité des ressources en eau, les agences des Nations Unies et les partenaires de mise en œuvre sur les questions de sauvegarde environnementale et sociale.
Préparer des rapports techniques, des mises à jour de suivi, des évaluations de conformité et des contributions aux rapports destinés aux donateurs afin d’appuyer les obligations de rapport fiduciaire du PAM en tant que fournisseur d’impact sur le développement.
Appuyer les missions d’audit, d’évaluation et d’examen.
Suivre et rendre compte des progrès réalisés sur les principaux livrables et étapes clés du programme E&S, en signalant les risques de non-respect des délais à l’expert E&S du siège et à la direction du programme.
LIVRABLES À LA FIN DU CONTRAT
L’agent devra fournir les résultats suivants :
Rapports d’évaluation environnementale et sociale.
Évaluation des risques environnementaux et sociaux de référence au niveau du projet et évaluation actualisée des risques.
ESMP (à l’échelle du programme et sur certains sites spécifiques), SEP, IPEP, plan de gestion des entrepreneurs, EPRP, cadre du processus de déplacement économique et procédures d’évaluation et de gestion des risques liés à la biodiversité.
Cadre de suivi et d’évaluation intégrant les dimensions environnementales et sociales.
Rapports mensuels et trimestriels de suivi de la conformité.
Rapports de mission de surveillance sur le terrain.
Rapports de suivi des incidents et des mesures correctives.
Matériel de formation ESS, rapports de renforcement des capacités et preuves de la supervision/ gestion des performances du point focal ESS.
Mobilisation des parties prenantes, documentation relative au consentement libre, préalable et éclairé (CLPE) et au programme de participation citoyenne et indépendante (PPCI).
Rapports de suivi des mécanismes de traitement des réclamations / des plaintes.
Contributions aux rapports de sauvegarde, y compris les réponses aux questionnaires de diligence raisonnable environnementale et sociale
Rapport final de mission avec recommandations.
QUALIFICATIONS ET EXPÉRIENCE REQUISES
Éducation :
Diplôme universitaire de niveau supérieur en sciences de l’environnement, gestion de l’environnement, gestion des ressources naturelles, anthropologie, sciences sociales, études du développement, politiques publiques ou dans un domaine étroitement lié ; un diplôme de premier cycle assorti d’une expérience pertinente supplémentaire sera également pris en considération.
Expérience essentielle :
Au moins 5 ans d’expérience professionnelle à responsabilités croissantes dans le domaine des garanties environnementales et sociales, avec une application démontrée des normes de performance de l’IFC et/ou du cadre environnemental et social de la Banque mondiale sur les programmes d’infrastructure, d’agriculture, d’eau ou de gestion des ressources naturelles.
Compétences techniques démontrées pour assurer de manière indépendante la supervision technique, l’assurance qualité et l’examen des SEPS et des IPEP conformément à la norme IFC PS7/UNDRIP, des instruments de déplacement économique et de réinstallation/ restauration des moyens de subsistance conformément à la norme IFC PS5 et des procédures d’évaluation et de gestion des risques liés à la biodiversité (IFC PS6) ; y compris la capacité d’identifier les lacunes par rapport aux exigences des normes respectives.
Expérience avérée en matière de direction ou de coordination de la préparation d’instruments de sauvegarde environnementale et sociale, y compris, mais sans s’y limiter, les PGES, les EIES, les SEP/IPEP, les mécanismes de règlement des griefs selon les normes IFC PS/DFC ESPP.
Expérience dans un rôle de spécialiste en matière de garanties environnementales et sociales et/ou de gestion des risques, idéalement avec une responsabilité envers les institutions financières de développement/cadres pertinents tels que les normes de performance de la SFI.
Expérience préalable directe de participation au processus de diligence raisonnable environnementale et sociale d’une institution de financement du développement (IFC, MIGA, Banque mondiale ou IFD bilatérale).
Expérience en matière d’évaluation et d’atténuation des risques de violence sexiste et d’exploitation sexuelle des enfants, conformément aux normes IFC PS1/PS4 ou aux normes du système des Nations Unies. Expérience des processus de consentement libre, préalable et éclairé (CLPE) et de l’engagement des peuples autochtones, conformément aux normes IFC PS7 et UNDRIP.
Expérience avérée en matière de supervision, notamment en gestion, en mentorat et en gestion du rendement d’équipes sur le terrain.
L’inscription en tant qu’expert principal/associé en évaluation d’impact environnemental auprès de l’Autorité nationale de gestion de l’environnement du Kenya (NEMA) constitue un avantage supplémentaire.
Expérience souhaitable :
Expérience de travail dans les zones arides ou semi-arides ou dans des contextes à l’intersection de l’ aide humanitaire et du développement.
Expérience en matière de conversion de dettes, d’échanges de dettes contre nature/nourriture ou d’autres mécanismes innovants de financement du développement.
Connaissances et compétences :
Solide connaissance des politiques de sauvegarde environnementale et sociale, de la gestion des risques et des procédures de conformité, notamment de la loi kényane sur la gestion et la coordination environnementales (EMCA), du règlement sur les études d’impact environnemental et de la loi sur l’eau de 2016.
Capacité à rédiger des rapports techniques, des plans d’atténuation et des outils de suivi conformes aux exigences des bailleurs de fonds. Excellentes aptitudes en matière de mobilisation des parties prenantes, de communication et de formation. Solides compétences analytiques, organisationnelles et de résolution de problèmes.
Maîtrise de Microsoft Office et des outils de données et de reporting. Capacité à travailler de manière autonome et en collaboration au sein d’équipes multidisciplinaires et à superviser une équipe de terrain répartie sur plusieurs sites. Excellentes compétences rédactionnelles, conceptuelles et analytiques, notamment la capacité à présenter clairement des processus et des problématiques complexes à un public hétérogène et de manière concrète.
Langues :
Niveau d’anglais courant (niveau C) requis.
Modalités de travail :
Ce poste est basé à Nairobi, au Kenya, avec des déplacements réguliers sur les sites du programme dans les 14 comtés ASAL ciblés.
