La France veut le Mondial 2038, mais un problème menace son rêve

La France veut le Mondial 2038, mais un problème menace son rêve
Crédits photo : Thread / football.fr

L’ambition du Mondial 2038 en France prend forme progressivement. La Coupe du monde 2026 vient de s’achever, remportée par l’Espagne face à l’Argentine. Les regards se tournent désormais vers les prochaines éditions disponibles pour candidature.

Les Mondiaux 2030 et 2034 restent déjà attribués, respectivement à trois pays ibériques et à l’Arabie saoudite. L’année 2038 apparaît donc comme la prochaine échéance véritablement ouverte. Selon Maxifoot, l’hypothèse d’une candidature française gagne du terrain dans les cercles politiques.

Cette piste ne se limite pas à un projet purement national et isolé. Une candidature commune avec l’Allemagne serait sérieusement envisagée par plusieurs responsables sportifs. Interrogée sur ce sujet, la ministre des Sports, Marina Ferrari, s’est montrée favorable.

« Nous travaillons de plus en plus avec nos partenaires européens », a-t-elle rappelé récemment. Elle citait notamment le Championnat du monde de handball 2029, déjà organisé conjointement. Cette précédente collaboration franco-allemande servirait de modèle pour un futur dossier commun.

Selon Europe1, la ministre a néanmoins précisé les limites actuelles de cette réflexion. Aucune démarche officielle n’a encore été engagée par les fédérations concernées. La décision finale reviendra aux instances sportives, et non directement au gouvernement français.

La France dispose malgré tout d’arguments solides pour appuyer une candidature crédible. L’Euro 2016, les Jeux olympiques de Paris 2024, puis ceux d’hiver en 2030 renforcent son expérience. Cette succession d’événements majeurs démontre une réelle capacité organisationnelle nationale.

Reste toutefois une question centrale, souvent négligée dans les discussions publiques actuelles. Le pays possède-t-il suffisamment de grands stades pour convaincre seul la FIFA ? Les exigences de l’instance mondiale deviennent en effet particulièrement strictes à chaque nouvelle édition.

Un tournoi à soixante-quatre équipes semble désormais probable pour les prochaines compétitions internationales. Cette évolution imposerait un réseau dense de stades modernes et bien répartis. Les dernières éditions ont montré une préférence pour une quinzaine d’enceintes de haut niveau.

L’héritage de l’Euro 2016 constitue un socle déjà solide pour la France actuelle. Sept stades dépassent largement la barre symbolique des quarante mille places disponibles. Stade de France, Vélodrome, Groupama Stadium et Parc des Princes figurent parmi ces références.

Plusieurs autres enceintes pourraient également franchir ce seuil grâce à des travaux ciblés. Toulouse, Nice, Lens, Strasbourg, Rennes ou Nantes disposent d’un potentiel d’extension réel. Une douzaine de stades pourrait ainsi rapidement répondre aux standards internationaux exigés.

Ce niveau reste néanmoins inférieur à celui affiché par le voisin allemand actuellement. L’Allemagne conserve un parc de grands stades nettement plus dense et homogène. Cette différence explique en partie l’intérêt d’une candidature partagée entre les deux nations.

Une candidature strictement française resterait techniquement envisageable, mais nécessiterait un effort supplémentaire. Plusieurs extensions, voire la construction d’une nouvelle grande enceinte, deviendraient probablement indispensables. Cet investissement conséquent devrait intervenir bien avant le dépôt officiel du dossier.

Pour les jeunes passionnés de football suivant ce dossier, l’échéance reste encore lointaine. Douze années séparent aujourd’hui la France de cette éventuelle organisation. Le temps existe donc pour moderniser les infrastructures, à condition d’engager rapidement les décisions nécessaires.

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