La quête d’un nouveau sélectionneur tourne à l’épreuve d’endurance pour la Fédération de football en Italie ; plusieurs grands noms ont déjà décliné l’offre du poste selon Goal, Thiago Motta figure désormais parmi les derniers refus enregistrés.
Le directeur technique Paolo Maldini, accompagné de son conseiller Leonardo, avait contacté l’entraîneur italo-brésilien. Sans club depuis son licenciement par la Juventus, en mars 2025, Motta semblait disponible. Il a pourtant décliné la proposition, préférant retrouver rapidement un défi en club.
Cette décision s’explique surtout par son ambition personnelle de courte échéance. À quarante-trois ans, il ne se sent visiblement pas prêt pour une mission collective aussi lourde. La situation compliquée du football italien n’a pas suffi à le convaincre.
Ce refus s’ajoute à une liste déjà longue de candidats sollicités sans succès. Pep Guardiola, libre depuis son départ de Manchester City, avait également décliné l’offre. Il ne se sentait pas prêt à reprendre un poste si peu après son dernier mandat.
Carlo Ancelotti, quant à lui, a préféré honorer son engagement actuel. Son contrat avec la Fédération brésilienne court jusqu’en 2030, malgré une nationalité italienne évidente. Cette fidélité contractuelle a définitivement écarté cette piste pourtant naturelle pour la FIGC.
Face à cette série de désistements successifs, un nom s’impose désormais nettement. Selon Maxifoot, Andrea Pirlo devrait prochainement être nommé à la tête de la sélection. Le technicien de quarante-sept ans aurait donné son accord de principe récemment.
Champion du monde avec l’Italie en 2006, Pirlo connaît parfaitement les exigences du maillot azzurro. Son passage sur les bancs reste toutefois plus contrasté, entre expériences décevantes à la Juventus et à la Sampdoria. Il dirige actuellement le club émirati United FC.
Cette nomination interviendrait après le départ de Gennaro Gattuso, survenu en avril dernier. La non-qualification de l’Italie pour la Coupe du monde 2026 avait alors précipité cette décision. Un échec cuisant, qui pèse encore sur l’image collective du football transalpin.
L’urgence reste réelle pour la fédération, malgré ces négociations qui s’étirent. Le prochain match officiel de la sélection se profile en septembre, face à la Belgique. Une échéance de Ligue des nations qui impose désormais de trancher rapidement ce dossier.
D’autres noms avaient circulé en parallèle, sans jamais réellement s’imposer face à Pirlo. Roberto Mancini et Antonio Conte figuraient notamment parmi les pistes évoquées par la presse italienne. Aucun des deux n’a toutefois franchi une étape concrète dans ce processus.
Pour les jeunes suiveurs du football italien, cette valse de refus interroge sur l’attractivité actuelle du poste. Diriger une sélection historique reste prestigieux, mais implique aussi une pression considérable. Reconstruire une équipe nationale fragilisée demande du temps, une denrée rare en football moderne.
L’arrivée annoncée de Pirlo marquerait, à ce titre, un pari risqué mais assumé. Son expérience de joueur reste immense, contrairement à son bilan encore limité comme entraîneur. La FIGC mise donc sur sa connaissance intime du maillot, plus que sur son palmarès technique.
Reste désormais à officialiser cette nomination et à définir un projet sportif clair.
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