Hausse du prix de la viande au Sénégal : le Mali en cause ?

Hausse du prix de la viande au Sénégal le Mali en cause
Crédits photo : iwaria - Medsile

À Kaolack, le ministre Serigne Guèye Diop a expliqué la hausse du prix de la viande au Sénégal. Il pointe la faiblesse de l’élevage du pays et le recul des arrivages depuis le Mali.

Cette lecture place l’approvisionnement régional au cœur d’une crise ressentie par les ménages. Elle intervient alors que les marchés se préparent à accueillir davantage de clients pour le Gamou.

Lors d’une visite des marchés, le ministre a décrit un marché soumis à l’offre et à la demande. La viande ne relève pas d’un prix fixé par l’État, selon son explication.

Le transport du bétail malien fournit une part des animaux vendus au Sénégal. Or, les convois ne circulent plus avec la même fréquence.

L’Agence de presse sénégalaise rapporte que l’insécurité et des attaques contre des convois ont perturbé ces trajets. Cette baisse des entrées réduit les quantités proposées aux vendeurs. Les prix suivent alors la tension entre l’offre et les besoins.

Le problème dépasse donc les étals de Kaolack. Il révèle la fragilité d’un système qui dépend encore des arrivages venus de l’extérieur.

Selon le ministre, le Sénégal importe régulièrement des centaines de milliers de têtes. Ces achats deviennent particulièrement nécessaires avant la Tabaski, quand la demande de bétail augmente.

Le gouvernement veut répondre par le développement de l’élevage et une hausse de la production du pays. L’objectif consiste à couvrir les besoins avec davantage d’animaux nés et élevés au Sénégal.

Cette orientation demande du temps, des pâturages, de l’eau et un suivi des éleveurs. Elle suppose aussi de sécuriser les routes commerciales qui relient les pays voisins.

Serigne Guèye Diop estime toutefois que la situation actuelle peut rester passagère. Il attend de l’hivernage une amélioration des pâturages et des conditions d’élevage.

Le ministre ne promet pas une baisse immédiate. Son message porte plutôt sur la cause profonde des tensions et sur la réponse à construire.

Pour les ménages, l’enjeu reste concret : chaque variation du prix pèse sur les repas et le budget familial. Pour les professionnels, elle complique les ventes et la prévision des achats.

La hausse du prix de la viande au Sénégal pose ainsi une question de souveraineté. Tant que la production ne couvrira pas les besoins, le marché restera sensible aux frontières et aux convois.

La réponse annoncée repose donc sur un effort d’élevage, plutôt que sur une mesure ponctuelle. Le Sénégal cherche à produire davantage pour mieux protéger son marché et stabiliser les prix.

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