Harangada Golonga Josiane : destituée, la miss Cameroun 2025 balance un lourd dossier sur le COMICA

Credit Photo : Harangada Golonga Josiane

Harangada Golonga Josiane, la miss Cameroun 2025, destituée avant la fin de son mandat, la jeune femme a décidé de briser le silence et balance un lourd dossier sur le COMICA

Une envie de démission après seulement 2 mois d’élection

« Au bout de deux mois de mon mandat, moi, je voulais déjà démissionner. Par exemple, je n’avais pas le droit de collaborer avec des personnes avec qui je n’avais pas de problème direct, des prestataires avec lesquels le COMICA avait des problèmes, avec d’anciennes miss.

Il me filme les documents, il me les envoie, je vois 10 correspondances parmi lesquelles 9 avertissements et une demande d’explications.

De la part du comité d’Organisation Miss Cameroun, j’ai reçu exactement 3 valises vides. Je me rappelle encore ce jour que c’était l’appel de maman que j’avais pris et après l’appel, j’écoute une voix qui me dit « Vous êtes sur écoute désormais ». C’était une voix de femme. Tout ce qui est passé sur la toile, tout ce qui a été rapporté, le groupe qui a été créé, les informations qui ont été données me concernant, tout ça partait d’eux ».

Harangada Golonga Josiane déplore le manque d’organisation et de respect qu’il y a eu tout au long de son mandat. Selon ces propos, tout est parti de la mésentente entre la directrice marketing du COMICA et elle.

Une désorganisation au sein du COMICA

« Si je prends enfin la parole aujourd’hui, ce n’est point pour raviver les blessures, ni alimenter une quelqueconque polémique. Je voulais que le jour que je m’exprimerai, que ce soit avec responsabilité, sincérité et respect.

Tout ceux qui me connaissent savent que miss Cameroun a toujours mon rêve d’enfant. Malheureusement pour moi, je n’ai pas été accompagnée par ma famille qui n’était même pas d’accord. Je me suis lancée seule.

Le premier mois de mon mandat, il était assez doux, assez paisible.

Tout allait bien jusqu’à ce que vienne l’épisode de la signature du contrat, parce qu’il faut préciser que j’étais la seule candidate à n’avoir pas signé son contrat soit la veille, soit le jour de la finale de Miss Cameroun.

Le 29 juillet 2025, j’ai contacté la dame du COMICA qui vivait juste en bas de l’appartement que le comité avait mis à la disposition de la miss… Parce que j’avais certaines difficultés de compréhensions en ce qui concerne certains articles du code de conduite de miss Cameroun. Elle me dit il n y a rien… Je me dis ok, je peux signer sans souci.

Les jours qui suivent, j’avais un projet. Moi, je viens avec une vision pour mon mandat, voilà ce que je veux, voilà comment je veux qu’on me perçoive, j’avais des attentes. Donc je m’attendais à quelque chose d’organisé… Ce qui n’a pas été fait.

 

C’était des visites et des événements inopinés, on ne me prévenait pas forcément, j’étais toujours surprise.

 

Un exemple, une fois le comité avait signé un contrat avec une organisation dans le cadre d’un festival et il se pourrait qu’ils avaient eu l’information des semaines avant et moi, je n’étais pas au courant.

Le jour de la rencontre, la directrice marketing contacte du COMICA contacte mon directeur artistique pour lui dire que la miss est attendue à tel endroit à 15h, il était 12h. Et c’était comme ça qu’on donnait les informations.

Jusqu’à la fin de mon mandat, j’avais des difficultés, ça se voyait, en ce qui concerne le vestimentaire, ce qui concerne l’équipe avec laquelle je travaillais.

Je n’avais pas le choix. Même si je n’avais pas la volonté de mal faire les choses, il y avait beaucoup de facteurs qui influençaient mes décisions, ma vision, ma conception, et même mes actes.

La relation a commencé à se détériorer entre la directrice marketing du COMICA et moi pour des raisons que j’ignore jusqu’aujourd’hui.

Dites vous que des fois, on invitait des lauréates à des événements, on envoyait dans le groupe les invitations de toutes mes dauphines, sans forcément envoyer la mienne.

Et moi, j’étais censée deviner que je devais forcément être là alors que moi, on n’envoyait pas mon invitation. »