Excision au Mali : Dakar demande une loi contre les MGF

Excision au Mali Dakar demande une loi contre les MGF
Crédits photo : Fb / RFI

À Dakar, un rassemblement contre l’excision au Mali s’est tenu devant l’ambassade du Mali, samedi 22 août. Le Collectif des féministes du Sénégal y a porté une demande claire. Il réclame une loi contre l’excision et la protection des filles.

Des militantes du Sénégal ont aussi affiché leur soutien aux femmes du Mali. Leurs pancartes condamnaient la pratique et demandaient l’arrêt des atteintes aux corps. Le collectif demande aux autorités du Mali de passer des paroles à une décision.

Le geste dépasse le lieu du rassemblement. Il relie Dakar à Bamako autour d’une même revendication. Les militantes veulent une règle qui protège chaque fille, dans chaque région.

Cette convergence rappelle aussi le poids des frontières dans la lutte contre l’excision. Une pratique peut se poursuivre lorsqu’un autre pays ne dispose pas d’un cadre comparable. La réponse doit donc associer les associations, les familles et les pouvoirs publics.

ONU Femmes indique que 89 % des femmes de 15 à 49 ans au Mali ont subi l’excision. Ce chiffre mesure l’ampleur du phénomène dans le pays. Il explique la pression exercée par les organisations de défense des droits des femmes.

Le reportage précise qu’aucun texte malien n’interdit l’excision. Le Mali reste donc sans loi visant directement cette pratique. Un projet de loi aurait été préparé avec l’appui de militants. Il n’a pas encore été adopté, selon cette source.

Cette situation fragilise la protection des filles. Elle rend aussi plus difficile le travail de prévention et le suivi des cas. Les associations demandent un engagement qui produise des résultats.

L’enjeu ne se résume pas à un pourcentage. Derrière chaque chiffre se trouvent des filles et des femmes. Leurs parcours rappellent le coût humain d’une pratique imposée au nom de la coutume.

Le débat touche également la responsabilité des adultes. Les familles, les autorités et les chefs de communauté doivent protéger les enfants. Les militantes demandent surtout une réponse du pouvoir au Mali.

ONU Femmes cite quatre pays ayant adopté une loi contre l’excision : Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée et Niger. Ces exemples nourrissent la demande portée depuis Dakar. Ils montrent qu’une interdiction peut entrer dans la loi.

Pour le Collectif des féministes du Sénégal, l’absence de texte ne peut durer. Le rassemblement adresse donc un appel au gouvernement du Mali. Il demande une loi, mais aussi son application sur le terrain.

Aucune date n’a été annoncée pour l’adoption d’un tel texte. La mobilisation fixe pourtant une priorité. Elle place la protection des filles au centre du débat public.

Sur l’excision au Mali, le message venu de Dakar ne laisse pas de doute. Les militantes veulent que la solidarité régionale débouche sur une décision. Elles réclament la fin d’une pratique qui atteint les corps sans leur consentement.

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