Nouveau poste à pourvoir au PNUE (13 avril 2026)

Crédit photo : PNUE

Informations sur l'emploi

Titre du Poste : Expert en énergie

Niveau Requis : Master

Année d'Expérience Requise : 7 ans

Lieu du Travail : Algérie

Date de Soumission : 22/04/2026

Description de l'emploi

Le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) est la principale autorité mondiale en matière d’environnement ; il définit l’agenda environnemental mondial, encourage la mise en œuvre cohérente de la dimension environnementale du développement durable au sein du système des Nations Unies et se fait le défenseur de référence de l’environnement mondial. L’accord de coopération entre le Bureau des Nations Unies pour les services d’appui aux projets (UNOPS) et le Ministère de l’Environnement et de la Qualité de la vie de l’Algérie pour la mise en œuvre du projet ICAT vise à renforcer les capacités nationales de mesure, notification et vérification (MRV) des informations climatiques, en conformité avec les normes internationales et les cadres nationaux. L’Initiative pour la transparence dans l’action climatique (ICAT), lancée en 2015 lors de la COP ayant adopté l’Accord de Paris, fournit un appui sur mesure, des outils et des méthodologies pour bâtir des cadres de transparence solides. Les projets ICAT couvrent notamment : le renforcement des cadres de transparence pour l’atténuation et l’adaptation, le suivi des CDN, l’évaluation des impacts des politiques, l’amélioration des projections de GES, l’intégration des actions climatiques infranationales et non étatiques, le suivi des transitions justes et du financement climatique, ainsi que le renforcement des systèmes de données climatiques. Le projet ICAT en Algérie, lancé en juillet 2024, est mis en œuvre en partenariat avec le ministère de l’Environnement et de la Qualité de la vie, avec M. Kaddour Said comme point focal. Il comprend quatre composantes principales : 1. Renforcement des arrangements institutionnels du système national de MRV ; 2. Amélioration des données pour l’inventaire des GES ; 3. Renforcement de la qualité des informations relatives au CDN ; 4. Mise en place d’un cadre méthodologique pour le suivi des actions politiques identifiées dans la CPDN. Pour soutenir la quatrième composante, et pouvoir orienter les politiques nationales et sectorielles, un(e) consultant(e) est sollicité(e) afin d’accompagner le Ministère dans l’application des outils et guides ICAT, pour évaluer à la fois les impacts potentiels des politiques de développement des énergies renouvelables sur les GES et leurs effets sur le développement durable. Dans le cadre de la mise en œuvre de la quatrième composante du projet ICAT en Algérie, intitulé « Amélioration du cadre méthodologique de suivi des actions politiques identifiées dans la CPDN », un(e) consultant(e) est recruté(e) afin d’accompagner le Ministère dans l’application de deux outils méthodologiques développés par le Secrétariat de l’ICAT. Dans ce contexte, un cas d’étude sera réalisé afin d’analyser l’impact d’une politique liée au sous-secteur des énergies renouvelables, notamment en termes :- d’impact potentiel sur les émissions de GES ; – d’impact sur le développement durable (sur les dimensions sociales, économiques et environnementales autres que les émissions de GES). Les impacts sur les GES et sur le développement durable seront analysés à l’aide de deux méthodologies distinctes qui, bien qu’appliquées à la même politique, reposent sur des approches séparées, incluant des processus de collecte de données différentes. 1. La méthodologie ICAT « Énergies renouvelables » fournit des orientations sur la manière d’estimer les trajectoires d’émissions et les réductions résultant de la mise en œuvre de politiques dans le secteur de l’énergie. Elle se concentre sur trois types d’interventions politiques : les politiques de tarifs d’achat, les politiques d’enchères garanties (enchères) et les politiques d’incitations fiscales. Deux approches sont distinguées pour l’évaluation des impacts : l’évaluation ex-ante, réalisée avant la mise en œuvre de la politique, repose sur des hypothèses concernant le potentiel technique et les contraintes financières, tandis que l’évaluation ex-post se base sur des données réelles, telles que la capacité installée et les facteurs d’émission du réseau. Ces deux approches permettent de combiner une estimation prospective des effets d’une politique avec une analyse fondée sur les résultats effectivement observés, offrant ainsi une évaluation complète de la performance des mesures mises en œuvre. Les données nécessaires incluent principalement des informations techniques (potentiel énergétique, capacité installée, facteurs d’émission) et des considérations économiques ou financières intégrées via des hypothèses. Cette méthodologie permet ainsi d’évaluer la performance des politiques et d’informer la conception ou l’ajustement des mesures. Dans le cadre du projet ICAT en Algérie, la méthodologie sera utilisée pour analyser les impacts potentiels d’une politique spécifique visant le développement des énergies renouvelables. Le travail comprendra également l’identification d’indicateurs permettant de suivre les effets potentiels de cette politique sur les émissions de GES, en vue de leur intégration dans le cadre national de suivi de la mise en œuvre de la CPDN. Ces indicateurs seront conçus de manière flexible afin de pouvoir être ultérieurement alignés et intégrés au cadre de suivi du futur CDN. 2. Évaluation des impacts sur le développement durable : La méthodologie ICAT « Développement durable » sera appliquée à la même politique que celle sélectionnée pour l’analyse suivant la méthodologie ICAT énergies renouvelables, afin d’évaluer ses co-bénéfices sur le développement durable, notamment sur les dimensions sociales, économiques et environnementales (hors émissions de GES). L’objectif principal de cette approche est de comprendre comment une politique peut influencer le développement durable. Elle permet des évaluations quantitatives, lorsque les données sont disponibles,ou qualitatives lorsque certaines informations manquent. Des indicateurs seront élaborés pour suivre les impacts pertinents de la politique sur les dimensions sociale, économique et environnementale du développement durable. Ces indicateurs pourront être intégrés dans les systèmes nationaux de suivi, y compris dans le rapport sur les Objectifs de Développement Durable (ODD). Ce travail contribuera à établir un lien structuré entre la CPDN et les objectifs de développement durable, tout en mettant en place un système de suivi des co-bénéfices pouvant être reflétés dans le Cadre de Transparence. Le principal résultat attendu est l’établissement d’indicateurs permettant de mesurer et de suivre de manière continue les impacts des politiques. Les deux guides méthodologiques sont disponibles sur le site web de l’ICAT : https://climateactiontransparency.org/our-work/icat-toolbox/assessment-guides/ L’ensemble du processus sera appuyé par des experts du PNUE-CCC, afin de renforcer les capacités nationales dans l’utilisation des méthodologies ICAT et d’assurer une appropriation durable de ces outils. Résultat 1 : Application de la méthodologie l’ICAT Energies Renouvelables Activité 1.1 Sélection de la politique ciblée et définition des paramètres méthodologiques ● En coordination avec les parties concernées en Algérie, identification et sélection d’une politique nationale d’énergies renouvelables à analyser selon la méthodologie ICAT « Énergies renouvelables », en tenant compte du contexte national et des engagements inscrits dans la CPDN. Cette étape comprend également la définition des paramètres méthodologiques, en particulier : o Les objectifs et portée de la politique o L’analyse du statut actuel de la politique afin de déterminer le type d’évaluation approprié (ex-ante et/ou ex-post) et difficultés potentielles liées à la disponibilité des données pour se conformer à la méthodologie Activité 1.2 Application de la méthodologie ICAT à la politique choisie L´application de la méthodologie ICAT Energies Renouvelables doit être effectuée en tenant compte des résultats de l’activité 1.1, et devrait suivre autant que possible la méthodologie même. Les modifications et adaptations éventuelles de la méthodologie doivent être décrites en détail. Activité 1.2.1 Analyse des données et mesures existantes Cette activité vise à examiner les éléments nécessaires à l’évaluation conformément à la méthodologie ICAT, en : ● Identifier les impacts potentiels de la politique sur les émissions de GES ainsi que les catégories de sources d’émissions associées ; ● Élaborer et cartographiant la chaîne causale de la politique, afin de comprendre comment celle-ci conduit à des impacts sur les émissions de GES à travers une série d’étapes successives de cause à effet ; ● Définissant les limites de l’évaluation,y comprennent les impacts significatifs à prendre en compte ainsi que la période d’évaluation ; ● Déterminer l’ensemble des données nécessaires pour le cas d’étude et en évaluant la disponibilité et la qualité des données requises pour l’évaluation ex-ante et/ou ex-post ; ● Identifier les éventuelles lacunes en matière de données et proposer des solutions pour y remédier, afin d’assurer la conformité aux directives ICAT. Activité 1.2.2 Estimation du scénario de référence Cette activité vise à estimer les émissions de GES en l’absence de la politique choisie, en : ● Définissant un ou plusieurs scénarios de référence plausibles (trajectoire d’émissions ou facteur d’émission du réseau pour l’énergie) ; ● Justifiant le choix du scénario considéré comme le plus probable ; ● Listant les politiques, projets ou facteurs inclus/exclus avec justification, notamment ceux ayant un impact significatif. Le résultat des activités 1.1, 1.2.1 et 1.2.2 serviront de base au livrable #1 : Rapport sur la politique sélectionnée et le scénario de référence. Le livrable consistera en un rapport fournissant : ● Une description détaillée de la politique choisie, incluant ses objectifs, sa portée, l’état actuel de sa mise en œuvre. et ● Une estimation du scénario de maintien du statu quo, y comprenant une liste des politiques, des actions et des projets et des facteurs non politiques inclus dans le scénario de référence, et une justification pour ceux qui ont un impact potentiellement significatif et qui ont été exclus. Activité 1.2.3. Estimation ex ante du scénario d’atténuation Après avoir défini le scénario de référence, cette activité vise à estimer l’impact de la politique en : ● Déterminant l’impact maximal possible (ex. MW installés, MWh produits) ; ● Analysant la conception de la politique et les facteurs influents (financement, incitations, etc.) ; ● Identifier les politiques ou tendances sectorielles susceptibles d’affecter les résultats ; ● Évaluer les obstacles non traités par la politique selon leur probabilité et impact ; ● Comparer les résultats avec d’autres pays similaires pour valider les estimations ; ● Présentant l’impact amélioré amélioré selon les caractéristiques contextuelles et sectorielles. Activité 1.2.4 Identification des indicateurs Cette activité vise à définir les indicateurs nécessaires pour assurer le suivi de la mise en œuvre de la politique et de ses impacts sur les émissions de GES, en :● Sélectionnant des indicateurs clés de performance pertinents pour suivre l’évolution de la mise en œuvre de la politique ainsi que ses impacts en termes d’émissions de GES. Ces indicateurs seront définis en tenant compte des considérations pertinentes et du système de MRV existant dans le pays ; ● Analyser les données requises pour quantifier les indicateurs sélectionnés ; ● Sur la base des données requises, élaborant une première structure pour les flux de données, les procédures de contrôle qualité, la visualisation et l’analyse des données, ainsi que des fiches de collecte de données afin de standardiser le processus de suivi. Activité 1.2.5 Réunion des parties impliquées Organisation d’un atelier technique réunissant des participants nationaux pour : ● Présenter les résultats des étapes précédentes (estimation d’impacts, méthodologie, obstacles, etc.) ; ● Recueillir des commentaires, valider les conclusions et discuter des leçons tirées ; ● Explorer la transférabilité des résultats à d’autres secteurs ; ● Mettre en avant les synergies, les renforcements de capacités réalisés et les mesures proposées pour surmonter les obstacles identifiés. Le résultat des activités 1.2.3 à 1.2.5 sera consolidé dans le livrable #3 : Rapport fournissant une description et les résultats de l’application de la méthodologie l’ICAT Energies Renouvelables : Un rapport regroupant les livrables précédents et fournissant une description détaillée des résultats et de la manière dont la méthodologie ICAT Energie Renouvelable a été mise à l’essai pour évaluer la politique choisie. Le rapport doit se concentrer sur l’application de la méthodologie ICAT et les impacts de la politique. Résultat 2 : Application de la méthodologie l’ICAT Développement Durable La méthodologie ICAT « Développement Durable » sera appliquée à la même politique que celle sélectionnée dans le cadre du Résultat 1. Activité 2.1 : Choix de l’approche et application de l’outil ICAT-DD ● Choisir les catégories d’impact et les indicateurs à évaluer (sur la base d’une revue documentaire et de consultations) : o Identifier et structurer les impacts spécifiques (chaîne causale, matrice des impacts). o Le type d’impact peut être un impact au niveau national (dans le périmètre de juridiction) ou hors du territoire. o Identifiant des indicateurs pour chaque catégorie d’impact retenue. o Mener des entretiens et des consultations avec les parties participent afin de valider la liste des catégories d’impact et des indicateurs identifiés. ● Choisir l’approche d’évaluation (qualitative ou quantitative) ● Définir le périmètre de l’évaluation du développement durable ● Appliquer le guide ICAT-DD à la politique sélectionnée dans le périmètre défini. o Pour l’approche qualitative : ▪ définir le périmètre et la période d’évaluation (dimensions, catégories d’impact et impacts spécifiques à court, moyen et long terme).▪ Caractériser les impacts spécifiques / impacts sur le développement durable (probabilité, ampleur, importance et nature du changement). ▪ Présenter une synthèse des résultats de l’évaluation qualitative pour chaque catégorie d’impact. o Pour l’approche quantitative : ▪ définir le périmètre et la période de l’évaluation quantitative (dimensions, catégories d’impact, impacts spécifiques et indicateurs). ▪ Choisir une méthode d’évaluation pour chaque indicateur (méthode par scénarios, méthode d’estimation ou méthode comparative). ▪ Estimer les valeurs de référence pour chaque indicateur. ▪ définir le niveau de précision et de complexité souhaité. ▪ définir le scénario de référence pour chaque indicateur. ▪ Déterminer la méthode et les paramètres permettant d’estimer les valeurs de référence (équation simple, modèle ou outil plus complexe). ▪ Collecter les données pour chaque indicateur et estimer les valeurs de référence (données ascendantes ou descendantes). Activité 2.2 : Finalisation et validation ● Préparer l’évaluation des impacts sur le développement durable de la politique énergétique renouvelable sélectionnée, la partager avec les principales parties impliquées pour examen et commentaires, et organiser des réunions afin de valider le rapport sur le développement durable. Livrable #3 : Rapport présentant l’approche et les résultats de l’application du guide sur le développement durable, décrivant les étapes suivies pour mettre en œuvre la méthodologie ainsi que les résultats obtenus, incluant le cadre méthodologique pour mesurer les impacts de la politique sur le développement durable et la définition des indicateurs de suivi associés. Les livrables seront considérés comme achevés après examen technique et approbation par le point focal ICAT du Ministère, puis approbation finale par le PNUE-CCC. Les versions provisoires et finales seront rédigées en français et transmises sous format électronique compatible avec Microsoft Office.Finalisation et validation ● Préparer l’évaluation des impacts sur le développement durable de la politique énergétique renouvelable sélectionnée, la partager avec les principales parties prenantes pour examen et commentaires, et organiser des réunions afin de valider le rapport sur le développement durable. Livrable #3 : Rapport présentant l’approche et les résultats de l’application du guide sur le développement durable, décrivant les étapes suivies pour mettre en œuvre la méthodologie ainsi que les résultats obtenus, incluant le cadre méthodologique pour mesurer les impacts de la politique sur le développement durable et la définition des indicateurs de suivi associés. Les livrables seront considérés comme achevés après examen technique et approbation par le point focal ICAT du Ministère, puis approbation finale par le PNUE-CCC. Les versions provisoires et finales seront rédigées en français et transmises sous format électronique compatible avec Microsoft Office.Finalisation et validation ● Préparer l’évaluation des impacts sur le développement durable de la politique énergétique renouvelable sélectionnée, la partager avec les principales parties prenantes pour examen et commentaires, et organiser des réunions afin de valider le rapport sur le développement durable. Livrable #3 : Rapport présentant l’approche et les résultats de l’application du guide sur le développement durable, décrivant les étapes suivies pour mettre en œuvre la méthodologie ainsi que les résultats obtenus, incluant le cadre méthodologique pour mesurer les impacts de la politique sur le développement durable et la définition des indicateurs de suivi associés. Les livrables seront considérés comme achevés après examen technique et approbation par le point focal ICAT du Ministère, puis approbation finale par le PNUE-CCC. Les versions provisoires et finales seront rédigées en français et transmises sous format électronique compatible avec Microsoft Office.

Qualifications/compétences particulières

● Un diplôme de master (ou équivalent) en études liées à l’énergie, en génie de l’environnement, en gestion de l’environnement, en sciences sociales, en développement durable, en gestion de la durabilité, ou dans tout autre domaine connexe requis. Un minimum de 9 ans d’expérience professionnelle pertinente est requis avec un diplôme de licence, ou un minimum de 7 ans d’expérience professionnelle pertinente est requis avec un diplôme de master. ● Expérience confirmée dans le secteur des énergies renouvelables, avec une bonne connaissance de l’économie de l’énergie, des technologies et de leur contribution à la réduction des émissions de GES. Une expérience dans le contexte algérien est fortement souhaitée. ● Expérience dans l’analyse des politiques relatives aux énergies renouvelables et dans l’application de méthodologies permettant d’évaluer les trajectoires d’émissions et les réductions d’émissions liées aux politiques du secteur de l’énergie (tarifs d’achat garanti, enchères, incitations fiscales). Une expérience appliquée au contexte institutionnel algérien constitue un atout important. ● Expérience réalisée en analyse et évaluation de politiques publiques, en particulier dans les domaines des énergies renouvelables et de l’atténuation du changement climatique. ● Une expérience dans l’évaluation des impacts des politiques sur le développement durable constitue un avantage. Une expérience, même partielle, dans les domaines liés au développement durable (impacts sociaux, économiques et environnementaux) est toutefois requise. ● Une expérience de travail sur des projets internationaux ou avec des organisations internationales constitue un atout. ● Excellentes capacités de communication écrite et orale, ainsi qu’une expérience dans la concertation avec les parties prenantes (institutions publiques, organisations internationales, ONG, institutions académiques).

Langues

● Une excellente maîtrise du français (à l’oral et à l’écrit) est obligatoire. La connaissance de l’anglais constitue un atout.

Sans frais

L’Organisation des Nations Unies ne perçoit aucun frais à quelque étape que ce soit du processus de recrutement (candidature, entretien, traitement du dossier ou formation). L’Organisation des Nations Unies ne demande aucune information relative aux comptes bancaires des candidats.