Créé en décembre 1999, le Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNDRR) est le point focal désigné au sein du système des Nations Unies pour la coordination des efforts de réduction des catastrophes et pour assurer les synergies entre les activités de réduction des risques de catastrophe menées par les Nations Unies et les organisations régionales, tant dans les pays développés que dans les pays en développement. Dirigé par le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe (RSSG), l’UNDRR compte plus de 150 employés répartis entre son siège à Genève, en Suisse, et ses bureaux régionaux. Plus précisément, l’UNDRR oriente, suit, analyse et rend compte des progrès accomplis dans la mise en œuvre du Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe 2015-2030, appuie sa mise en œuvre aux niveaux régional et national et encourage l’action et la sensibilisation mondiale à la réduction des risques de catastrophe, en collaboration avec les États membres de l’ONU et un large éventail de partenaires et de parties prenantes, notamment la société civile, le secteur privé, les parlementaires et la communauté scientifique et technologique. Contexte et situation en Ouganda : L’Ouganda est de plus en plus exposé aux chocs liés au climat et aux catastrophes naturelles, notamment les inondations, les glissements de terrain, les sécheresses et les épidémies, qui exercent une pression considérable sur les finances publiques et les capacités institutionnelles de relèvement. Ces chocs affectent de manière disproportionnée les femmes, les populations vulnérables et les moyens de subsistance dépendants du climat, soulignant ainsi la nécessité d’une planification du relèvement inclusive et tenant compte des risques. Le gouvernement ougandais a progressé dans le renforcement des systèmes de gestion des finances publiques grâce à des réformes menées par le ministère des Finances, de la Planification et du Développement économique (MoFPED), appuyées par des cadres nationaux tels que la loi sur la gestion des finances publiques, le Plan national de développement (PND III) et les réformes budgétaires sectorielles. Toutefois, les risques liés aux catastrophes et au climat ne sont pas encore systématiquement intégrés à la planification fiscale, à l’allocation budgétaire, à l’exécution et au suivi. Dans le cadre du projet financé par le BMZ sur la préparation à un relèvement résilient, l’UNDRR aide l’Ouganda à renforcer ses systèmes de gestion des finances publiques afin qu’ils puissent mieux anticiper, absorber et répondre aux chocs liés aux catastrophes et au climat. Des systèmes de gestion des finances publiques (GFP) efficaces et adaptés aux situations de catastrophe sont essentiels pour permettre un financement rapide du redressement, améliorer la crédibilité budgétaire, intégrer les risques liés aux catastrophes et au changement climatique dans la planification budgétaire et garantir une utilisation transparente et responsable des ressources allouées au redressement. Dans ce contexte, le Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNDRR) souhaite recruter un consultant en GFP afin de réaliser des évaluations ciblées de l’adéquation des systèmes de GFP au redressement et de mettre en œuvre des activités de renforcement des capacités qui alimenteront directement la feuille de route nationale de l’Ouganda pour la préparation au redressement. Objectif et étendue des travaux : Cette mission de conseil vise à appuyer le gouvernement ougandais, et plus particulièrement le ministère des Finances, de la Planification et du Développement économique (MoFPED) et les entités gouvernementales centrales concernées, dans les domaines suivants :• Évaluer dans quelle mesure les systèmes de gestion des finances publiques (GFP) existants permettent un relèvement après une catastrophe efficace, inclusif et résilient ; et • Renforcer les capacités institutionnelles pour intégrer les risques de catastrophe et climatiques dans la planification, l’allocation et la gestion budgétaires. Tâches et responsabilités Sous la supervision du chargé des affaires économiques du Bureau régional de l’UNDRR pour l’Afrique, et en étroite coordination avec les homologues nationaux, notamment le Bureau du Premier ministre ougandais (OPM), le ministère des Finances et du Développement économique (MoFPED), les homologues désignés du gouvernement ougandais et le coordonnateur national du relèvement, le consultant en GFP sera responsable des tâches et activités suivantes : 1. Lancement et coordination a. Organiser et participer aux réunions de lancement et aux réunions de suivi avec l’OPM, le MoFPED et d’autres organismes financiers centraux compétents (par exemple, la Direction du budget, les Services du Trésor, le Comptable général, l’Audit interne). b. Présenter aux parties prenantes les objectifs, la méthodologie et les résultats attendus du projet et les sensibiliser à ces derniers. c. Assurer une coordination étroite avec l’UNDRR et les points focaux nationaux tout au long de la mission. 2. Évaluations de la GFP pour le relèvement a. Examiner le Guide d’évaluation de la GFP pour le relèvement de l’UNDRR et y contribuer. b. Collecter et examiner la documentation pertinente sur le système national de gestion des finances publiques (GFP), notamment : i. Cadres juridiques et réglementaires régissant les finances publiques ; ii. Processus budgétaires nationaux et mécanismes de décentralisation fiscale ; iii. Instruments de financement des risques de catastrophe et mécanismes de contingence ; iv. Cadres de financement climatique et de gestion des investissements publics ; v. Évaluations antérieures relatives à la GFP (par exemple, PEFA, GFP climatique, études sur le facteur de risque de catastrophe). c. Compiler les informations de base nécessaires à l’évaluation de la GFP en s’appuyant sur le Guide d’évaluation de la GFP pour la relance et en tirant parti des informations issues des évaluations antérieures de la GFP. d. Organiser et mener des entretiens et des consultations avec les principales parties prenantes, notamment : i. Ministères et agences du ministère des Finances, du Développement économique et de l’Éducation (MoFPED) ; ii. Bureau du vérificateur général ; iii. Autorité nationale de planification ; iv. Cabinet du Premier ministre (y compris les fonctions de gestion des catastrophes) ; v. Ministères sectoriels et représentants des collectivités locales sélectionnés (le cas échéant). e. Appliquer et mener une analyse fondée sur un cadre d’évaluation structuré de la GFP pour la relance, adapté au contexte ougandais. f. Identifier les lacunes en matière de données relatives à la GFP adaptée aux catastrophes, en identifiant : i. ii. Lacunes institutionnelles et de capacité prioritaires iii. Besoins de réforme des politiques et de la réglementation iv. Améliorations des systèmes et des processus pour soutenir une reprise résiliente g. Assurer une analyse sensible au genre et inclusive, y compris la prise en compte des impacts différenciés sur les femmes et les groupes à risque et marginalisés. h.Organiser et animer des séances/ateliers de validation avec le gouvernement et les parties prenantes afin d’examiner et de confirmer les conclusions. Cela comprend l’élaboration de l’ordre du jour des ateliers, le soutien logistique, l’animation des séances et la rédaction/finalisation des rapports d’atelier. i. Préparer un projet de rapport d’évaluation de la gestion des finances publiques (GFP) pour l’Ouganda, ainsi que les supports de présentation PowerPoint correspondants, incluant les résultats analytiques. ii. Formuler des recommandations pratiques et priorisées. iii. Établir des liens clairs avec le financement et la préparation au redressement. j. Réviser le rapport en fonction des commentaires recueillis lors des ateliers de validation. k. S’assurer que les conclusions relatives à la GFP éclairent la feuille de route nationale pour la préparation au redressement, en particulier la préparation financière au redressement et à la reconstruction. 3. Renforcement des capacités en matière de GFP pour le redressement a. Élaborer des présentations PowerPoint et des supports de formation pour deux ateliers de renforcement des capacités sur la GFP pour un redressement résilient face aux catastrophes et au changement climatique. b. Adapter les supports au contexte institutionnel et fiscal ougandais, en mettant l’accent sur : i. La planification budgétaire tenant compte des risques. ii. L’allocation et l’étiquetage budgétaires pour les risques liés aux catastrophes et au climat. iii. L’investissement public et le financement du redressement. iv. La transparence, la redevabilité et l’audit des dépenses de redressement. d. Appuyer l’organisation de deux ateliers de renforcement des capacités en coordination avec l’OPM-DMD, le MoFPED et l’UNDRR. e. Appuyer la facilitation des sessions interactives et la collecte des commentaires des participants à l’aide d’outils de rétroaction structurés. e. Documenter le déroulement des ateliers, les résultats, les principaux enseignements tirés et les recommandations pour le renforcement ultérieur des capacités. Le consultant travaillera sous la supervision générale du responsable des affaires économiques de l’UNDRR.Adapter les supports au contexte institutionnel et fiscal ougandais, en mettant l’accent sur : i. La planification budgétaire tenant compte des risques ; ii. L’allocation et l’identification des budgets pour les risques de catastrophe et climatiques ; iii. Les investissements publics et le financement du redressement ; iv. La transparence, la redevabilité et l’audit des dépenses de redressement. c. Appuyer l’organisation de deux ateliers de renforcement des capacités en coordination avec l’OPM-DMD, le MoFPED et l’UNDRR. d. Appuyer l’animation de sessions interactives et la collecte des commentaires des participants à l’aide d’outils de retour d’information structurés. e. Documenter les travaux de l’atelier, ses résultats, les principaux enseignements tirés et les recommandations pour le renforcement ultérieur des capacités. Le consultant travaillera sous la supervision générale du chargé des affaires économiques de l’UNDRR.Adapter les supports au contexte institutionnel et fiscal ougandais, en mettant l’accent sur : i. La planification budgétaire tenant compte des risques ; ii. L’allocation et l’identification des budgets pour les risques de catastrophe et climatiques ; iii. Les investissements publics et le financement du redressement ; iv. La transparence, la redevabilité et l’audit des dépenses de redressement. c. Appuyer l’organisation de deux ateliers de renforcement des capacités en coordination avec l’OPM-DMD, le MoFPED et l’UNDRR. d. Appuyer l’animation de sessions interactives et la collecte des commentaires des participants à l’aide d’outils de retour d’information structurés. e. Documenter les travaux de l’atelier, ses résultats, les principaux enseignements tirés et les recommandations pour le renforcement ultérieur des capacités. Le consultant travaillera sous la supervision générale du chargé des affaires économiques de l’UNDRR.
Qualifications/compétences particulières
• Un diplôme universitaire de niveau supérieur (master ou équivalent) en finances publiques, économie, politiques publiques, études du développement ou dans un domaine connexe est requis. Un diplôme universitaire de premier cycle dans l’un de ces domaines, assorti de deux années d’expérience professionnelle pertinente supplémentaires, peut être accepté à la place du diplôme de niveau supérieur. • Cinq (5) années d’expérience pertinente en gestion des finances publiques (GFP), en politique budgétaire ou en réforme du secteur public sont requises. • Une expérience en matière de diagnostics ou d’évaluations de la GFP, par exemple l’évaluation des dépenses publiques et de la responsabilité financière (PEFA) ou la GFP liée au climat, est requise. • Une expérience en renforcement des capacités et en accompagnement des fonctionnaires est requise. • Une expérience de travail avec les ministères des Finances, et notamment en Ouganda, est requise. • Une expérience en matière de budgétisation sensible au genre ou de finances publiques inclusives est souhaitable.
L’anglais et le français sont les langues de travail du Secrétariat de l’ONU. La maîtrise de l’anglais est requise pour ce poste.
En raison du grand nombre de candidatures reçues, seuls les candidats retenus seront contactés.
L’Organisation des Nations Unies ne perçoit aucun frais à quelque étape que ce soit du processus de recrutement (candidature, entretien, traitement du dossier ou formation). L’Organisation des Nations Unies ne demande aucune information relative aux comptes bancaires des candidats.