L’agence publique de coopération technique EXPERTISE FRANCE recrute (28 mai 2026)

Informations sur l'emploi

Titre du Poste : 02 postes

Niveau Requis : Master

Année d'Expérience Requise : 8 à 10 ans

Lieu du Travail : Tchad/Guinée-Bissau

Description de l'emploi

Expertise France est l’agence publique de coopération technique, filiale du groupe Agence française de développement (AFD) et deuxième par sa taille en Europe. Notre mission : renforcer durablement les politiques publiques dans nos pays partenaires. À leur demande, aux côtés des acteurs publics, de la société civile et du secteur privé, nous concevons et mettons en œuvre des projets qui stimulent l’innovation et renforcent leur action au bénéfice de tous. Gouvernance, sécurité, climat, santé, éducation, entrepreneuriat, industries culturelles et créatives… Expertise France contribue à l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) dans plus de 140 pays, sur financements publics français et européens.

POSTE 1 : Expert.e INTERNATIONAL.E – cartographie des acteurs de santé publique / développement outils commm (H/F) – Tchad

Description de la mission

Objectif général

Apporter une expertise technique internationale spécialisée pour appuyer l’INSAPT et le cabinet d’expertise locale dans la conception, la coordination méthodologique et stratégique de la cartographie dynamique des acteurs de santé publique et le développement d’outils modernes de communication institutionnelle, afin de renforcer la capacité de l’INSAPT à coordonner la réponse aux urgences de santé publique et à exercer efficacement ses fonctions essentielles de santé publique.

Objectifs spécifiques

  • Définir et valider le cadre conceptuel et méthodologique de la cartographie dynamique des acteurs de santé publique, en lien avec les FESP, la gestion des urgences, la santé numérique et la prise en compte du genre.
  • Appuyer la structuration, le pilotage et la coordination technique du processus de cartographie (identification des acteurs, typologie, niveaux d’intervention, mandats, rôles, interactions, flux d’information, mécanismes de coordination, etc.), en étroite collaboration avec le cabinet local et l’INSAPT.
  • Contribuer à la conception fonctionnelle et organisationnelle des outils de communication (site web, intranet, adresses nominatives, comptes de réseaux sociaux), afin qu’ils répondent aux besoins de veille, d’alerte, de coordination, de diffusion d’information, de visibilité institutionnelle et de plaidoyer de l’INSAPT.
  • Renforcer les capacités de l’INSAPT** (CVS, LNSP, Centre de Formation et de Recherche, Direction de la communication, Direction des études, etc.) pour l’appropriation, la gestion, la mise à jour et l’utilisation opérationnelle de la cartographie et des outils de communication.

Élaborer un plan opérationnel et un cadre de gouvernance pour l’actualisation de la cartographie et la maintenance/évolution des outils de communication, incluant des considérations de sécurité, d’éthique, de protection des données, d’inclusion et de sensibilité au genre.*

Résultats attendus 

  1. Un cadre méthodologique et conceptuel validé pour la cartographie dynamique des acteurs de santé publique, aligné sur les FESP, les priorités nationales, les normes internationales et les exigences des partenaires.
  2. Une cartographie structurée et opérationnelle des acteurs de santé publique (ministères, agences, directions techniques, programmes, laboratoires, universités, instituts de recherche, partenaires techniques et financiers, société civile, secteur privé, organisations communautaires, etc.) incluant leurs rôles, responsabilités, champs d’action, circuits de coordination et de partage d’information.
  3. Une architecture fonctionnelle claire des outils de communication de l’INSAPT (site web, intranet, adresses emails, réseaux sociaux), incluant une arborescence des contenus, des profils d’utilisateurs, des procédures de gestion et de validation de l’information.
  4. Un paquet de recommandations techniques pour l’intégration de la cartographie dans l’infrastructure numérique nationale portée par l’INSAPT (interopérabilité, sécurité, accès, mises à jour, exploitation des données sexo‑spécifiques, etc.).
  5. Un plan de renforcement de capacités et un dispositif minimal de formation/coaching pour les équipes de l’INSAPT et, le cas échéant, pour certains partenaires clés (focaux dans les ministères, observatoires de santé provinciaux), pour l’utilisation et la mise à jour de la cartographie et des outils de communication.
  6. Un document de synthèse stratégique et opérationnel (rapport de mission) présentant la démarche, les résultats obtenus, les recommandations, les risques identifiés et les mesures d’atténuation, ainsi qu’une feuille de route à court et moyen terme pour la pérennisation de la cartographie et des outils.

Description du projet ou contexte

Le Tchad fait face depuis plusieurs années à un fardeau élevé de maladies transmissibles et non transmissibles, aggravé par la fragilité structurelle de son système de santé. La pandémie de Covid‑19 a davantage mis en évidence les faiblesses du système sanitaire tchadien, notamment en matière de surveillance épidémiologique, de préparation et de réponse aux urgences de santé publique, de coordination intersectorielle, de gestion de l’information sanitaire et de mobilisation des ressources.

Depuis le début de l’année 2024, le pays affronte de nombreuses épidémies simultanées ou successives, parmi lesquelles la rougeole, l’hépatite E, la diphtérie, le choléra, la variole du singe, la dengue et la poliomyélite. Le dernier épisode de choléra, s’étant étendu de juillet à décembre 2025, a illustré de manière particulièrement préoccupante les limites du système national de détection, d’alerte précoce, de coordination et de riposte rapide.

Afin de répondre à ces crises récurrentes de santé publique et de renforcer la résilience du système, le Gouvernement de la République du Tchad a créé l’Institut National de Santé Publique du Tchad (INSAPT) par la loi N°011/PR/2020, complétée par le décret N°2624/PT/PM/MSPP/2023 portant organisation et fonctionnement de l’institution. L’INSAPT est placé sous la double tutelle du Ministère de la Santé Publique et de la Prévention (MSPP) et du Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de la Formation Professionnelle (MESRSFP).

L’INSAPT a vocation à devenir l’organe de référence en matière de fonctions essentielles de santé publique (FESP) au Tchad. Ses missions incluent notamment :

  • la surveillance, la veille sanitaire et la réponse aux situations d’urgence de santé publique ;
  • la conduite d’études, de recherches et d’analyses pour apporter des réponses aux problèmes prioritaires de santé publique ;
  • le développement et l’encadrement de la formation et du perfectionnement du personnel de santé publique ;
  • l’expertise en matière de recherche, de suivi, de certification vaccinale et la centralisation des données afférentes ;
  • le contrôle de qualité des analyses réalisées par les laboratoires publics et privés sur le territoire national ;
  • la contribution à la prévention et au contrôle des zoonoses et autres pathologies à potentiel épidémique.

Pour remplir ces missions, l’INSAPT s’appuie notamment sur un Centre de Veille Sanitaire (CVS) chargé de l’observation de l’état de santé de la population, du recueil, traitement et diffusion de données épidémiologiques, ainsi que de la veille et de la vigilance sanitaire, un Laboratoire National de Santé Publique (LNSP) et un Centre de Formation et de Recherche en Santé Publique, dédié à la planification, l’organisation et l’évaluation des activités de formation et de recherche en santé publique.

Sur le plan stratégique, l’INSAPT doit jouer un rôle moteur dans la coordination nationale de la surveillance épidémiologique et de la veille sanitaire, la préparation et la réponse aux urgences de santé publique, la production, l’analyse et l’utilisation des données probantes, y compris sexo‑spécifiques, pour l’élaboration des politiques et la priorisation des interventions, le plaidoyer fondé sur des données de qualité, en appui à la décision politique.

Pour accompagner l’INSAPT dans ce rôle, plusieurs partenaires techniques et financiers soutiennent le pays, notamment : le projet d’appui aux Instituts Nationaux de Santé Publique au Tchad (TEI‑INSP), financé par l’Union Européenne dans le cadre de la Team Europe Initiative, qui vise à renforcer les capacités des INSP en Afrique subsaharienne et le projet PASST3 de l’Agence Française de Développement (AFD), qui appuie la réforme et le renforcement du système sanitaire tchadien, incluant l’INSAPT.

Le projet TEI‑INSP a pour objectifs spécifiques de :

  1. a)Consolider le positionnement stratégique de l’INSAPT comme acteur majeur de la santé publique par le renforcement des coopérations (nationales, régionales, internationales), la structuration de réseaux durables, le développement de la recherche collaborative, le renforcement des capacités (formation, plaidoyer) ;
  2. b)Améliorer les capacités institutionnelles de l’INSAPT par l’intégration de processus optimisés, innovants et sensibles au genre, pour assurer efficacement ses FESP ;
  3. c)Assurer une amélioration significative de la sécurité, de l’accessibilité et de la qualité des données de santé publique par la mise en place d’une infrastructure numérique nationale sécurisée et éthiquement conforme, portée par l’INSAPT.

Dans ce cadre, le renforcement du rôle de l’INSAPT comme « chef d’orchestre » de la réponse aux urgences de santé publique repose sur une compréhension fine, actualisée et partagée des acteurs institutionnels, techniques, communautaires et partenaires impliqués dans les FESP et la gestion des urgences (surveillance, laboratoires, gestion des données, communication de risque, formation, recherche, etc.) et un dispositif de communication institutionnelle et opérationnelle moderne, cohérent et durable, permettant de diffuser l’information sanitaire, de faciliter la collaboration entre acteurs, et d’asseoir la visibilité et la légitimité de l’INSAPT au niveau national et international.

Ainsi, le projet TEI‑INSP prévoit de financer la réalisation d’une cartographie dynamique des acteurs de santé publique et de soutenir le développement d’’outils de communication institutionnels pour l’INSAPT, comprenant à minima un site web institutionnel, des adresses électroniques nominatives et fonctionnelles, un intranet pour les échanges internes et des comptes officiels sur les réseaux sociaux, articulés avec le site web et les activités de veille et d’alerte.

La réalisation de cette cartographie et de ces outils est confiée à un cabinet d’expertise locale. Toutefois, afin de garantir la cohérence stratégique, la qualité méthodologique, l’alignement avec les bonnes pratiques internationales et les standards en matière de gouvernance des données, de gestion de l’information sanitaire, de santé numérique et de communication de santé publique, il est prévu de mobiliser une Expertise Technique Internationale de courte durée.

Cette expertise, de profil santé publique / épidémiologie avec des compétences avérées en gestion de projet et systèmes d’information en santé, aura pour rôle de :

  • appuyer la définition du cadre méthodologique et conceptuel de la cartographie ;
  • assurer la cohérence de la cartographie avec les fonctions essentielles de santé publique et les cadres internationaux (IHR/RSI, approche « Une seule santé », agenda sécurité sanitaire, etc.) ;
  • soutenir la conception fonctionnelle des outils de communication numérique (site web, intranet, réseaux sociaux) en cohérence avec les besoins stratégiques de l’INSAPT et de ses partenaires ;
  • accompagner l’INSAPT et le cabinet local dans la coordination technique générale de cette mission multidimensionnelle.

La présente mission s’inscrit dans un calendrier de 25 jour ouvrable entièrement pris en charge par le projet TEI‑INSP et se déroulera principalement à N’Djamena, avec interaction étroite avec l’INSAPT, le MSPP, le MESRSFP et l’écosystème des acteurs de santé publique.

Profil souhaité

Profil académique

  • Diplôme universitaire de niveau Master (au minimum) ou Doctorat/PhD en Santé publique, épidémiologie, ou gestion des systèmes informatiques  ou dans tout domaine connexe aux objectifs de la mission.
  • Une spécialisation ou une formation complémentaire certifiante en gestion de projet, santé numérique, épidémiologie de terrain ou sécurité sanitaire / RSI constituera un atout majeur.

Expérience professionnelle

  • Au moins 8 à 10 années d’expérience professionnelle pertinente dans la santé publique, la surveillance épidémiologique, la gestion des urgences de santé publique, la conception ou la mise en œuvre de systèmes d’information en santé et/ou de solutions de santé numérique, la gestion de projets complexes, idéalement multi‑partenaires et/ou multi‑pays.
  • Expérience démontrée dans au moins **deux missions similaires** portant sur la cartographie d’acteurs de santé publique, d’acteurs de système de santé ou d’urgences de santé publique, le développement de stratégies ou d’outils de communication institutionnelle en santé publique (sites web, intranet, plateformes de partage, etc.).
  • Expérience significative dans des contextes à ressources limitées, de préférence en Afrique subsaharienne et, idéalement, dans la région du Sahel ou des pays francophones.
  • Familiarité avérée avec les fonctions Essentielles de Santé Publique (FESP), le Règlement Sanitaire International (RSI 2005), les approches « Une seule santé » et la gestion multisectorielle des urgences de santé publique.

Compétences techniques

  • Maîtrise des approches de cartographie des parties prenantes et analyse des réseaux d’acteurs, analyse de systèmes de santé et de sécurité sanitaire, conceptualisation de systèmes d’information et d’outils numériques de communication.
  • Connaissances des standards et bonnes pratiques en gouvernance des données de santé, protection des données, sécurité de l’information, gestion de l’information en situation d’urgence, – communication de risque et engagement communautaire (CREC) serait un atout.
  • Capacité à intégrer les dimensions genre, équité et droits humains dans l’analyse des besoins, la production de données et la communication en santé publique.

Compétences transversales

  • Excellentes capacités de rédaction et de communication en français (oral et écrit). La maîtrise de l’anglais est un atout.
  • Capacité avérée à animer des ateliers, conduire des entretiens avec des parties prenantes de haut niveau (ministères, partenaires techniques et financiers, etc.) et à travailler en équipe pluridisciplinaire.
  • Aptitudes démontrées en coordination, planification, gestion du temps et respect strict des délais.
  • Sens de la diplomatie, capacité à travailler dans un environnement multi‑acteurs et à favoriser le consensus.

Informations complémentaires

Le dossier de candidature comprendra obligatoirement :

Offre technique

  • Lettre de motivation (2 pages max.) démontrant la compréhension des enjeux de la mission et    – justifiant l’adéquation du profil avec les présents TDR.
  • La Note méthodologique (8–10 pages max.) incluant la compréhension du contexte et des objectifs, l’approche proposée pour chaque étape de la mission (préparation, diagnostic, élaboration de la cartographie, conception des outils de communication, validation, renforcement de capacités), une proposition de calendrier détaillé des 25 jours (distinction présentielle/distancielle) et un point ou un tableau d’ identification des risques potentiels et mesures d’atténuation.
  • Le Curriculum Vitae détaillé de l’expert(e) principal(e) (et, le cas échéant, des experts associés), mettant en évidence la formation académique, les expériences pertinentes en lien avec la cartographie d’acteurs, les systèmes d’information en santé, la gestion des urgences de santé publique, la communication institutionnelle, la santé numérique et au moins deux à trois missions similaires récentes suivis des références professionnelles et, la liste de missions ou projets similaires (titre, bailleur, année, rôle).
  • Un ou deux xxemples de travaux antérieurs (ou liens) pertinents : rapport de mission, cadre méthodologique, spécifications fonctionnelles, etc. (ou extraits, si confidentiel).

Offre financière

  • Une proposition financière détaillée, en euros (EUR) ou en francs CFA (XAF), comprenant les honoraires journaliers proposé pour l’expert(e) principal(e), le coût total pour 25 jours d’expertise ;
  • Une estimation séparée des coûts éventuels liés aux déplacements (billets d’avion, per diem, transport local), aux communications (visioconférences, télécommunications), à tout autre frais nécessaire à la réalisation de la mission (à justifier).
  • Les offres financières devront être cohérentes avec les standards internationaux pour ce type de mission et devront respecter la réglementation fiscale en vigueur applicable au/à la consultant(e).
  • Les offres technique et financière doivent être transmises simultanément, dans deux fichiers séparés, par voie électronique à l’adresse qui sera indiquée par l’INSAPT / l’unité de gestion du projet (à préciser dans l’appel).

Critères de sélection des candidatures

Le processus de sélection des candidats s’opérera selon le(s) critère(s) suivant(s) :

  • Formation/compétences/expériences du candidat

Date limite de candidature : 04/06/2026 14:37

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POSTE : Responsable de composante « Chaîne de valeur pêche » – Projet Guinée-Bissau (H/F)

 

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