Ouagadougou, 17 septembre 2026 – Le Burkina Faso renforce les capacités de ses services douaniers pour mieux lutter contre les risques liés aux déchets dangereux, chimiques et biologiques. Une session de formation est organisée du 15 au 18 septembre 2026 à Ouagadougou par le ministère des Affaires étrangères, en collaboration avec l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ).
Une formation pour mieux contrôler les substances dangereuses
À travers la Direction générale de la Coopération multilatérale, le ministère des Affaires étrangères organise cette formation au profit des agents de la douane. L’initiative vise notamment à améliorer leur capacité à détecter, tracer et contrôler les déchets dangereux, chimiques et biologiques.
L’objectif est également de contribuer à la protection de la santé des populations et à la préservation de l’environnement.
Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet régional P091, mis en œuvre par l’État burkinabè et la GIZ, en partenariat avec la société italienne SAFE, spécialisée dans la gestion des déchets et substances dangereuses.
Les douanes au cœur du contrôle des flux transfrontaliers
La cérémonie d’ouverture a été présidée par l’ambassadeur, chargée de mission du ministre des Affaires étrangères, Odette Niamba/Congo.
Dans son intervention, elle a rappelé le rôle stratégique de l’administration douanière dans la détection des situations suspectes et le contrôle des flux transfrontaliers. Ces missions permettent notamment de prévenir l’introduction ou le transit de substances dangereuses sur le territoire burkinabè.
Elle a également insisté sur la nécessité d’une vigilance collective face au trafic illicite des déchets dangereux, qui nécessite coopération et anticipation.
Traçabilité, conventions internationales et études de cas
Durant les quatre jours de formation, les participants bénéficient de présentations thématiques, d’échanges et d’études de cas. Les travaux portent notamment sur les mécanismes de traçabilité des produits, l’harmonisation des procédures et la coopération entre les unités transfrontalières.
Les agents sont également sensibilisés aux conventions internationales et aux cadres juridiques nationaux concernant la réduction des risques chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires (CBRN).
Pour le chef du projet, Etienne Bijot, la session doit favoriser une véritable culture de la prévention et développer chez les participants les réflexes nécessaires pour identifier, vérifier et anticiper les situations à risque.
Un projet déployé dans huit pays
Le projet régional P091 intervient dans huit pays d’Afrique du Nord et du Sahel : le Burkina Faso, l’Algérie, la Libye, le Mali, le Maroc, le Niger, le Nigeria et la Tunisie.
À travers cette initiative, les partenaires entendent renforcer la coopération régionale face aux risques liés à la circulation et à la gestion des substances et déchets dangereux.
