Un professeur d’université retrouvé mort dans un hôtel après une rencontre avec une travailleuse du s3xe

Un professeur d’université retrouvé mort dans un hôtel après une rencontre avec une travailleuse du s3xe
Crédit Photo : Benin Web TV

Une soirée dans un hôtel d’Ekpoma, dans l’État d’Edo au Nigeria, s’est terminée par la mort brutale d’un enseignant de l’Université Ambrose Alli. Dr Matthew Uwuigbe a été retrouvé sans vie après avoir séjourné dans l’établissement avec une femme de 21 ans. La police a arrêté trois personnes et cherche désormais à déterminer ce qui s’est réellement passé dans la chambre avant le décès.

Une soirée qui tourne au drame dans un hôtel d’Ekpoma

Dr Matthew Uwuigbe, enseignant à l’Université Ambrose Alli d’Ekpoma, est mort dans des circonstances qui font actuellement l’objet d’une enquête de la police nigériane.

Selon les informations communiquées par la police de l’État d’Edo, le décès s’est produit dans un hôtel situé dans le secteur de Mosco, à Ekpoma, dans la zone de gouvernement local d’Esan West.

Le 5 octobre 2026, vers 20 heures, les forces de l’ordre ont été informées qu’Uwuigbe avait pris une chambre dans cet établissement et s’y trouvait avec une travailleuse du sexe âgée de 21 ans, identifiée par la police comme Angela Defa Jacob.

D’après le récit livré par la porte-parole de la police d’Edo, Eno Ikoedem, le professeur aurait ensuite demandé à la jeune femme de sortir afin de lui acheter de l’eau.

À son retour, elle aurait découvert l’enseignant inanimé dans la chambre et donné l’alerte.

Trois personnes interpellées

L’affaire a rapidement pris une dimension judiciaire.

La police a annoncé l’arrestation de trois personnes : le propriétaire de l’hôtel, le responsable de l’établissement et la jeune femme qui se trouvait avec l’enseignant avant sa mort. Tous sont interrogés dans le cadre de l’enquête destinée à déterminer les circonstances exactes du décès.

Le corps de Matthew Uwuigbe a été transféré à la morgue de l’Oriaifo Memorial Hospital, tandis que les investigations se poursuivent.

Pour l’heure, les autorités n’ont pas publiquement établi la cause médicale de la mort. Surtout, aucun élément communiqué par la police ne permet d’affirmer que la rencontre sexuelle serait à l’origine du décès. Cette distinction est importante alors que plusieurs récits médiatiques présentent les deux événements comme directement liés.

L’université se démarque de l’affaire

L’Université Ambrose Alli a confirmé que Matthew Uwuigbe faisait bien partie de son personnel.

L’établissement a toutefois précisé que les faits s’étaient produits en dehors du campus et qu’ils ne concernaient aucune activité universitaire.

Le porte-parole de l’université, Mike Aladenika, a également indiqué que la femme impliquée dans l’affaire n’était pas une étudiante de l’établissement.

Cette précision vise notamment à éviter que le décès de l’enseignant ne soit présenté comme un événement survenu dans le cadre de l’université ou impliquant directement sa communauté étudiante.

Ce que l’enquête doit désormais déterminer

Au-delà des circonstances connues de la soirée, plusieurs questions restent sans réponse.

Pourquoi l’enseignant est-il décédé alors qu’il se trouvait dans la chambre ? Quelle était son état de santé avant son arrivée à l’hôtel ? Que s’est-il exactement passé entre son arrivée et le moment où la jeune femme est sortie acheter de l’eau ?

À ce stade, les autorités n’ont pas apporté publiquement de réponse définitive à ces interrogations.

Les arrestations ne signifient donc pas que les personnes interpellées sont responsables du décès. Elles permettent à la police de recueillir leurs témoignages et de reconstituer les dernières heures de la victime.

Une affaire à suivre avec prudence

Le décès de Matthew Uwuigbe suscite déjà de nombreuses réactions au Nigeria en raison des circonstances particulières dans lesquelles il est survenu. Mais les éléments actuellement disponibles ne permettent pas encore de conclure à un décès provoqué par la rencontre avec la jeune femme.

La police poursuit son enquête afin d’établir les faits et, le cas échéant, de déterminer les responsabilités éventuelles.

Point de vue de la rédaction

Cette affaire illustre une difficulté classique dans le traitement des décès soudains : le contexte dans lequel une personne est retrouvée morte ne constitue pas nécessairement la cause de sa mort.

La présence d’une travailleuse du sexe dans la chambre, suivie du décès de l’enseignant, constitue le point de départ de l’enquête. Mais elle ne suffit pas, à elle seule, à expliquer médicalement ou juridiquement ce qui s’est produit.

Dans l’attente des conclusions des enquêteurs et d’éventuels éléments médico-légaux, la prudence reste donc de mise. L’enjeu est désormais de comprendre ce qui s’est réellement passé dans cette chambre d’hôtel d’Ekpoma, plutôt que de tirer des conclusions à partir de la seule chronologie des événements.