Le tourisme intérieur en Mauritanie prend un tournant à Kiffa, capitale de l’Assaba. Le gouvernement y a lancé une nouvelle édition de « Mon pays, ma destination ». Le programme invite les citoyens à passer leurs vacances dans le pays. Il veut aussi faire circuler les revenus dans les villes et les villages.
Le choix de Kiffa répond à la volonté de mettre l’Assaba en avant. La région réunit oasis, vallées, montagnes, plaines, plateaux, dunes, barrages et lacs.
Ce cadre permet de présenter la diversité des paysages et des cultures du pays. Le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani avait appelé les citoyens à voyager en Mauritanie.
L’appel poursuit deux objectifs. Il doit réduire la sortie des dépenses de vacances. Il doit aussi ouvrir des marchés aux entreprises, aux jeunes et aux femmes.
Quand les visiteurs se déplacent, ils paient transport, repas, nuitées et visites. Les artisans, les guides et les vendeurs peuvent recevoir une part de ces dépenses. Le tourisme devient alors un moyen de créer des revenus dans les territoires.
RFI rapporte plus de 3 000 visiteurs à l’Adrar en quelques jours. La Fédération nationale du tourisme estime aussi que le secteur concerne plus de 12 000 emplois.
Ces chiffres demandent toutefois une méthode de calcul précise. Ils montrent surtout l’enjeu de la relance du tourisme intérieur en Mauritanie.
Le ministère veut désormais faciliter l’accès aux sites. Il doit aussi favoriser les routes, l’hébergement, les services et l’investissement. Sans ces bases, l’accès reste un obstacle.
Le manque d’équipements réduit les retombées pour les guides, les transporteurs et les hébergeurs. Il freine aussi la vente de l’artisanat et des produits venus des villages.
À Kiffa, la cérémonie a associé patrimoine, artisanat, agriculture, musée et spectacles. L’École des métiers du tourisme forme 60 jeunes de l’Assaba. Trois stagiaires ont reçu une distinction pour leurs résultats.
Cette formation peut fournir une main-d’œuvre aux hôtels, aux agences et aux sites. Elle donne aussi une place aux jeunes dans la construction du secteur.
Le gouvernement affirme vouloir passer des campagnes à une politique de long terme. Il reste à préciser les budgets, les échéances et les travaux.
Ces informations permettront de mesurer les résultats après la saison. Elles diront si la fréquentation crée des revenus dans le temps, au-delà des cérémonies.
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