Le 24 mars 2026, le directeur général de l’Office du baccalauréat du Togo, le professeur Minlipe Martin Gangue, a rendu public un communiqué officiel portant sur un examen blanc régional.
Concrètement, le texte annonce la tenue d’un baccalauréat blanc régional harmonisé, du 20 au 24 avril 2026, dans l’ensemble des huit États membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). La décision a été arrêtée lors d’une réunion du comité scientifique régional (CSR), tenue du 9 au 12 mars 2026 à Ouagadougou, au Burkina Faso.
Ce communiqué, adressé aux directeurs régionaux de l’éducation, aux chefs d’inspection, aux chefs d’établissement et aux élèves des classes de terminale, précise la portée de l’exercice. Les épreuves porteront exclusivement sur des exercices à situations complexes. Cet outil pédagogique, au cœur de la réforme curriculaire en cours dans la sous-région, exige des candidats qu’ils mobilisent leurs connaissances pour résoudre des problèmes concrets, plutôt que de restituer des cours appris par cœur.
L’objectif affiché est double. D’une part, mesurer l’appropriation de ce format d’évaluation par les enseignants eux-mêmes, qui devront concevoir et corriger des sujets répondant aux nouvelles normes. D’autre part, confronter les apprenants à des épreuves alignées sur les standards communautaires, avant la session officielle du baccalauréat. Les termes de référence préciseront ultérieurement le calendrier détaillé et les modalités d’organisation.
Ce BAC blanc régional concrétise une ambition portée depuis 2020. La directive n°07/2020/CM/UEMOA, adoptée le 28 septembre 2020, avait posé le cadre juridique de l’harmonisation du baccalauréat au sein des pays membres.
Pour les élèves togolais de terminale, avril 2026 représente donc un rendez-vous inédit. Pour la première fois, leurs copies seront évaluées selon des critères identiques à ceux de leurs pairs de sept autres pays. L’échéance du BAC II officiel, fixé au 16 juin 2026, donne à cet examen blanc toute sa valeur préparatoire.
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