Environ 1,8 million de Togolais vivent avec moins de 1 140 francs CFA par jour ; une réalité que le président du Conseil, Faure Gnassingbé veut changer à travers le deuxième séminaire du gouvernement de l’année 2026.
En effet, le PC veut « doubler le niveau de vie moyen et réduire la pauvreté à moins de 15 % d’ici 2040 ». C’est avec cette ambition qu’il a ouvert le jeudi 11 juin 2026 le second séminaire gouvernemental de l’année.
Le taux d’extrême pauvreté au Togo a légèrement baissé
L’extrême pauvreté se définit par des dépenses alimentaires journalières inférieures à 1,9 dollar américain en parité de pouvoir d’achat 2011.
Concrètement, une personne extrêmement pauvre au Togo dispose de moins de 1 140 francs CFA par jour pour se nourrir.
Réduire la pauvreté au Togo n’est pas une utopie. Durant les dernières années, les efforts entrepris ont déjà permis de la réduire légèrement.
selon l’Analyse Commune de Pays (CCA) 2025 publié par les Nations Unies le 19 mai 2026, sur une population togolaise de 8,26 millions d’habitants, 22% vivent dans l’extrême pauvreté. Ce taux représente une légère baisse par rapport à 2018 où il s’établissait à 23,1%.
Un séminaire du gouvernement pour accélérer la croissance du Togo
Le premier séminaire du gouvernement au Togo s’est tenu au mois d’avril. Lors de ce séminaire, le gouvernement a examiné sa Feuille de route 2020-2025.
L’objectif était de voir ce qui a marché, d’en tirer des leçons pour améliorer la gouvernance.
Le deuxième séminaire qui s’ouvre deux mois après le premier s’inscrit dans le même cadre. Il vise à accélérer le développement du Togo.
« Pendant deux jours, le séminaire combinera la présentation d’éléments de diagnostic menés avec l’appui de la Banque Mondiale, des interventions gouvernementales et les expériences de pays ayant réussi leur transformation économique rapide tels le Vietnam, l’île Maurice, la Corée , l’Indonésie », a expliqué le président du Conseil.
« Notre méthode est claire : anticiper, aligner, exécuter, mesurer. C’est l’exigence d’une gouvernance de résultats, au service d’un développement inclusif et durable », a-t-il ajouté.
Des solutions pour réduire l’extrême pauvreté au Togo
Réduire significativement l’extrême pauvreté au Togo nécessite des actions sur plusieurs fronts simultanément.
D’abord, moderniser l’agriculture. Avec 69% des chefs de ménages pauvres travaillant dans ce secteur, améliorer la productivité agricole est crucial. Cela passe par l’accès aux intrants de qualité, aux techniques modernes, aux équipements, aux systèmes d’irrigation et aux marchés.
Ensuite, investir massivement dans l’éducation. Avec 52% des chefs de ménages pauvres analphabètes, l’éducation est un levier fondamental. Scolariser tous les enfants, réduire les abandons scolaires, améliorer la qualité de l’enseignement constituent des priorités absolues.
Puis, développer les infrastructures rurales. Routes, électrification, accès à l’eau potable, centres de santé. Ces infrastructures de base conditionnent le développement économique et social des zones rurales où vivent 89% des pauvres.
Enfin, promouvoir l’autonomisation économique des femmes. Avec 53% des pauvres étant des femmes, leur donner accès au crédit, à la formation professionnelle, à la terre et aux opportunités économiques est essentiel.