Côte d’Ivoire : Simone Ehivet Gbagbo revient sur l’influence de Laurent Gbagbo dans son parcours politique et affirme que ses engagements reposent avant tout sur son expérience personnelle. Une déclaration qui intervient alors que la femme politique poursuit ses activités au sein du Mouvement des générations capables (MGC).
Simone Gbagbo : « Ce n’est pas de lui que je tiens mes engagements politiques »
Interrogée sur ce qu’aurait été son parcours politique sans Laurent Gbagbo, Simone Ehivet Gbagbo estime qu’elle aurait tout de même pu devenir la femme politique qu’elle est aujourd’hui.
Elle reconnaît toutefois l’influence de son ancien époux sur son parcours. « Il a impacté, quelque part, ma vie politique, car forcément, on s’impacte toujours les uns les autres », explique-t-elle.
Mais pour elle, cette influence ne constitue pas la source de ses convictions et de ses engagements politiques.
Une trajectoire fondée sur l’expérience personnelle
Simone Gbagbo affirme que ses engagements découlent plutôt de son expérience, de son vécu et de son analyse personnelle des situations.
« Mes engagements, je les tiens de mon expérience, de mon vécu, de l’analyse de ma situation et de ma capacité à prendre des décisions », a-t-elle déclaré.
Cette prise de position intervient dans un contexte où Simone Gbagbo et Laurent Gbagbo poursuivent désormais des trajectoires politiques distinctes. Les deux responsables, qui ont longtemps partagé un parcours politique au sein du Front populaire ivoirien (FPI), ont officiellement divorcé en 2023.
Un appel à assumer ses propres décisions
Dans son propos, Simone Gbagbo invite également chacun à assumer les décisions prises et à apprendre de ses expériences.
Selon elle, une décision peut produire des résultats positifs ou, au contraire, conduire à des erreurs. Dans ce dernier cas, elle estime qu’il faut en tirer les leçons, procéder aux corrections nécessaires et continuer à avancer.
Aujourd’hui présidente du MGC, Simone Ehivet Gbagbo reste active sur les questions politiques ivoiriennes. En septembre 2026, elle a notamment défendu la création d’un Haut Conseil électoral indépendant dans le cadre des débats sur la réforme de la gouvernance électorale.
