Consultant national en matière de lutte contre la corruption
Résultat du service
Le consultant national devra entreprendre les activités suivantes : 1. Rédiger un rapport initial, à soumettre dans la première semaine de sa mission, détaillant les principales conclusions des consultations initiales avec la Commission de réforme du droit (LRC), la Commission nationale anticorruption du Libéria (LACC), le ministère de la Justice, l’Office of Welfare and Economic Crimes and Criminal Combat-Libéral (OWECC-L) et d’autres parties prenantes concernées, et proposant la méthodologie pour réaliser l’évaluation juridique, l’examen des statuts de la Cour nationale anticorruption (NACC) et la planification d’un forum d’évaluation par les pairs. 2. Élaborer un rapport de cartographie et d’évaluation des lacunes et des défis rencontrés dans la réponse judiciaire aux infractions liées à la corruption au Libéria, en s’appuyant sur les normes et standards internationaux, notamment la Convention des Nations Unies contre la corruption (CNUCC) et le droit international des droits de l’homme. 3. Examiner le projet de statuts de la Cour nationale anticorruption (NACC) et formuler des recommandations afin de garantir que la future NACC adopte une approche fondée sur les droits de l’homme et une réponse judiciaire centrée sur la victime aux infractions liées à la corruption, conformément aux normes et standards internationaux. 4. Animer un forum d’évaluation par les pairs sur la complémentarité entre le futur tribunal des crimes de guerre et économiques et le tribunal national anti-corruption, ainsi que sur le travail de la Commission anti-corruption du Libéria et d’autres institutions d’intégrité.
Lieu de travail
Monrovia/Liberia
Durée prévue
Du 31/08 au 30/09/2026
Fonctions et responsabilités
La Commission de réforme du droit (CRD) a été créée par une loi du Parlement libérien en 2011. Sa mission principale est de réviser régulièrement la législation libérienne et d’assurer son développement et sa réforme systématiques, notamment son unification et sa codification. Alors que la mise en place de la Cour nationale anticorruption (CNAC), juridiction nationale compétente pour les infractions liées à la corruption, y compris celles liées aux crises et guerres civiles, progresse grâce au dépôt de divers projets de loi auprès du gouvernement et du Parlement, la CRD devrait procéder à un examen approfondi du cadre juridique libérien relatif à la réponse judiciaire aux infractions de corruption, en tenant compte des normes et standards internationaux. Cet examen est nécessaire pour garantir que les statuts de la future CNAC concrétisent la vision du gouvernement en matière de lutte contre l’impunité pour les infractions de corruption. Sous la supervision du Représentant du HCDH au Libéria et avec l’appui du Président de la Commission de réforme du droit (CRD), le Consultant national sera chargé des tâches suivantes : – Analyser, cartographier et évaluer l’état actuel des réponses judiciaires nationales aux infractions liées à la corruption au Libéria, en tenant compte des normes et standards internationaux, notamment la Convention des Nations Unies contre la corruption (CNUCC) et le droit international des droits de l’homme. – Formuler des recommandations sur les statuts de la Commission nationale anticorruption (CNAC) afin de garantir la place centrale des droits des victimes, l’application rigoureuse d’une approche fondée sur les droits de l’homme et la pleine conformité aux normes et standards internationaux. – Organiser et animer des sessions d’examen par les pairs et de validation du rapport concernant les statuts de la CNAC, en collaboration avec la CRD, la CNAC, le HCDH, les agences des Nations Unies et les autres parties prenantes.
Qualifications/compétences particulières
Un master en droit, en droits humains ou dans une autre discipline des sciences sociales est exigé. Une expérience professionnelle d’au moins sept ans en tant qu’avocat, procureur, juge, consultant ou conseiller juridique dans le domaine des droits humains et/ou de la lutte contre la corruption est également exigée. Une expérience professionnelle d’au moins trois ans en rédaction juridique est requise, ainsi qu’une expérience d’au moins trois ans en matière de conseil juridique auprès de décideurs politiques nationaux et/ou internationaux sur des questions de droit, de droits humains ou de lutte contre la corruption. La capacité à travailler sous pression, à gérer plusieurs tâches et à respecter des échéances variées est indispensable.
Langues
L’anglais et le français sont les langues de travail du Secrétariat de l’ONU. La maîtrise de l’anglais, à l’oral comme à l’écrit, est requise.
Sans frais
L’Organisation des Nations Unies ne perçoit aucun frais à quelque étape que ce soit du processus de recrutement (candidature, entretien, traitement du dossier ou formation). L’Organisation des Nations Unies ne demande aucune information relative aux comptes bancaires des candidats.
