FDLR en RDC : Paul Kagame doute du protocole de reddition

FDLR en RDC Paul Kagame doute du protocole de reddition
Crédits photo : paulkagame

À Kigali, Paul Kagame a jugé superficiel le protocole de reddition des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Kinshasa l’a annoncé. Le président du Rwanda s’exprimait lundi 24 août 2026, pendant une conférence de presse. Il n’a pas cité directement l’accord, mais sa cible ne faisait guère de doute.

Selon lui, les initiatives présentées jusqu’ici ne s’attaquent pas aux racines du problème. Elles chercheraient surtout à calmer la tension, sans traiter la menace qui inquiète Kigali. Cette position place le désarmement des FDLR au centre du face-à-face entre les deux capitales.

Le ministre des Affaires étrangères du Rwanda, Olivier Nduhungirehe, avait déjà contesté le protocole. Sur les réseaux sociaux, il l’a présenté comme une manœuvre de Kinshasa. Il estime aussi que le texte retarde l’exécution des engagements de Washington. Ces propos reflètent la lecture de Kigali, sans constituer une vérification.

Le protocole prévoit le dépôt des armes et le cantonnement des combattants. Il ouvre aussi la voie à leur retour au Rwanda ou à leur départ vers un pays tiers. La justice doit traiter les personnes poursuivies.

Le dispositif soulève toutefois plusieurs questions. Le lieu des camps n’est pas encore connu. La responsabilité de leur sécurité reste aussi à préciser. Une campagne de désarmement menée en 2025 n’avait pas produit de résultat. Cette expérience nourrit les doutes sur la portée du texte.

Le cadre de Washington ajoute une autre contrainte. L’accord de paix signé en juin 2025 lie la détente RDC-Rwanda à la sécurité. Kigali considère la neutralisation des FDLR comme un engagement de Kinshasa. Pour le pouvoir rwandais, une reddition annoncée ne suffit donc pas.

Paul Kagame a également critiqué les sanctions visant son pays. D’après lui, elles créent des difficultés au lieu de régler le dossier. Il maintient la même ligne : le Rwanda se sentira concerné tant que les FDLR resteront une menace.

Cette déclaration ne permet pas de conclure sur la portée du protocole. Kinshasa présente le texte comme une étape vers le désarmement. Kigali demande, de son côté, des mesures qui répondent aux causes du conflit. La mise en œuvre devra donc régler les armes, les combattants et la question de leur destination.

La position de Paul Kagame sur les FDLR ouvre une phase de discussions. Le protocole devra produire des actes pour convaincre le Rwanda. Sans cela, le désaccord risque de peser encore sur la sécurité dans l’est de la RDC.

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