L’employabilité des universitaires est en discussion depuis le jeudi 8 octobre 2026. Le ministère de l’enseignement supérieur conduit par le ministre Mama Omorou examine l’atelier-bilan de l’année académique 2025-2026. Pour cette rentrée universitaire, plusieurs mesures sont en cours d’évaluation. Le point central des discussions concerne l’employabilité des diplômés.
Soumettre les nouvelles filières à une étude d’employabilité
Toute nouvelle filière universitaire devra être précédée d’une étude d’employabilité cosignée par le secteur privé. Cette mesure annoncée par le ministre Mama Omorou doit permettre de vérifier les débouchés professionnels avant l’ouverture d’une formation.
Des Conseils sectoriels des compétences doivent également être installés dans les universités. Ils concerneront notamment l’agrobusiness, la logistique et le transport, le bâtiment et les travaux publics, les énergies renouvelables, le numérique et la finance.
L’Université de Datcha devra renforcer ses formations dans les domaines agricoles et technologiques. L’École normale supérieure d’Atakpamé est appelée à développer la formation d’enseignants maîtrisant le numérique et l’entrepreneuriat.
Orienter la recherche vers les besoins du Togo
Les universités publiques devront travailler ensemble sur trois priorités de recherche : la protection de la production agricole face au changement climatique, la valorisation des matériaux locaux de construction et l’utilisation de l’intelligence artificielle pour les langues nationales et l’administration.
Le gouvernement prévoit aussi d’imposer un partenariat avec une entreprise pour chaque thèse financée sur fonds publics. Cette mesure doit favoriser les liens entre les chercheurs et le secteur économique.
Renforcer la participation des entreprises à la formation
Les entreprises sont appelées à participer à la conception des programmes universitaires, au financement des laboratoires et au recrutement des diplômés.
Les universités publiques devront porter la formation en alternance à 50 % des licences professionnelles et à 100 % des masters professionnels d’ici à fin 2028.
Les établissements privés sont, quant à eux, encouragés à développer des formations courtes et numériques destinées notamment aux personnes qui souhaitent se reconvertir ou acquérir de nouvelles compétences.
Des Bureaux de liaison Entreprises-Universités doivent également être créés pour faciliter les relations entre les établissements et les employeurs.
Renforcer le contrôle de la qualité des formations
La quatrième priorité concerne la qualité des enseignements et le respect des exigences académiques. L’Autorité nationale d’assurance qualité devra renforcer son action pour contrôler l’offre de formation dans les établissements d’enseignement supérieur.
Le ministre a également évoqué les infrastructures universitaires, le recrutement d’enseignants-chercheurs, la formation doctorale et l’accompagnement des étudiants parmi les chantiers à poursuivre.
Ces quatre priorités ont été présentées lors de l’atelier-bilan ouvert le 8 octobre à l’Université de Lomé. Les travaux doivent permettre d’examiner les résultats de l’année académique 2025-2026 et de préparer les orientations de 2026-2027.
