Métro d’Abidjan : de nouvelles perspectives de formation et d’emploi pour les jeunes

Signature de l’accord de partenariat entre le gouvernement de Côte d’Ivoire et Keolis pour la formation des jeunes aux métiers du transport
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La Côte d’Ivoire renforce sa stratégie de formation professionnelle et d’insertion des jeunes. Le ministère de l’Éducation nationale et Keolis Côte d’Ivoire ont signé une convention de cinq ans pour développer des compétences adaptées aux besoins du secteur des transports, notamment dans la perspective de l’arrivée du métro d’Abidjan.

La formation professionnelle et l’insertion des jeunes figurent parmi les objectifs du partenariat conclu entre le ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique (MENAET) et Keolis Côte d’Ivoire. La convention a été signée le jeudi 22 octobre 2026 à Abidjan-Plateau, pour une durée de cinq ans renouvelable d’un commun accord.

L’accord vise à sensibiliser les jeunes aux métiers du transport, à adapter les formations aux besoins des entreprises et à faciliter l’accès aux stages ainsi qu’aux opportunités d’emploi.

Une convention de cinq ans pour développer les compétences des jeunes

La signature de cette convention s’est déroulée sous la présidence du ministre N’Guessan Koffi. Le document a été signé par le ministre délégué chargé de l’Enseignement technique, Jean-Louis Moulot, et le directeur général de Keolis Côte d’Ivoire, Paulin Murhula, en présence du directeur général de Keolis, Clément Michel.

Le partenariat repose sur trois axes principaux : le développement des compétences, la sensibilisation aux enjeux du transport urbain et la promotion de l’accès aux stages et aux opportunités d’emploi.

À travers cette initiative, les autorités ivoiriennes entendent rapprocher les établissements de formation professionnelle des besoins réels des entreprises du secteur. L’objectif est de préparer les jeunes à exercer des métiers techniques et opérationnels nécessaires au développement des transports publics.

Des filières adaptées dans les établissements existants

Dans le cadre de cet accord, le ministère s’engage à mobiliser ses équipes pédagogiques, à valoriser les métiers du transport et à proposer des profils correspondant aux besoins exprimés par Keolis.

De son côté, l’entreprise apportera son expertise technique, participera à la formation des équipes pédagogiques et accompagnera la mise en œuvre des activités prévues. Elle entend également favoriser l’accès des jeunes aux stages et aux possibilités de recrutement, en fonction de ses besoins.

Le ministre N’Guessan Koffi a expliqué que les discussions autour de ce projet avaient commencé plus d’un an auparavant. Initialement, les échanges portaient sur la création d’établissements spécialisés dans les métiers du transport. Les deux parties ont finalement privilégié une autre approche : développer des filières adaptées au sein des établissements de formation déjà existants.

« Nous allons ajuster la formation des jeunes pour faire face à tous ces métiers nouveaux. Dans trois ans, nous aurons des jeunes qui auront des métiers », a déclaré le ministre.

Cette orientation doit permettre d’adapter progressivement les parcours de formation à l’évolution du secteur et aux nouvelles compétences recherchées par les opérateurs de transport.

Le métro d’Abidjan, un moteur de nouvelles opportunités professionnelles

Le développement des transports urbains en Côte d’Ivoire constitue l’un des enjeux majeurs de ce partenariat. Avec la perspective de la mise en service du métro d’Abidjan, de nouveaux besoins en compétences devraient émerger dans différents domaines techniques et opérationnels.

Le directeur général de Keolis Côte d’Ivoire, Paulin Murhula, a souligné l’importance de préparer les ressources humaines nécessaires à ce projet.

« Des centaines d’Abidjanais vont prendre le métro au quotidien. C’est un grand challenge. C’est une série de métiers nouveaux qu’il va falloir créer », a-t-il indiqué.

Il a également insisté sur l’importance de l’ingénierie de formation et de la formation des formateurs. Pour l’entreprise, l’enjeu consiste notamment à permettre à la Côte d’Ivoire de développer les compétences locales nécessaires au fonctionnement durable de son système de transport.

Le partenariat pourrait ainsi contribuer à mieux préparer les jeunes aux évolutions du secteur, tout en renforçant les capacités des établissements de formation professionnelle.

Formation professionnelle en Côte d’Ivoire : quels débouchés pour les jeunes ?

Cette convention ouvre des perspectives de collaboration entre le système éducatif et une entreprise spécialisée dans les transports publics. Elle met notamment l’accent sur l’adaptation des formations aux besoins du marché du travail, un enjeu important pour l’insertion professionnelle des jeunes.

Toutefois, la signature de cet accord ne constitue pas une annonce de recrutement immédiat. Les possibilités de stages et d’emploi dépendront notamment des besoins de Keolis et de la mise en œuvre des actions prévues dans la convention.

Les jeunes intéressés par les métiers du transport devront donc suivre les communications officielles du ministère et les éventuelles annonces relatives aux filières de formation concernées.

Keolis, un acteur du transport public

Keolis est un opérateur de transport public et de mobilité partagée, filiale du groupe SNCF. Son expertise dans le secteur des transports constitue un apport technique pour le partenariat engagé avec les autorités ivoiriennes.

À travers cette convention de cinq ans, le MENAET et Keolis Côte d’Ivoire entendent ainsi renforcer les liens entre formation professionnelle, développement des transports urbains et insertion des jeunes.

Source : Gouvernement de Côte d’Ivoire, publication officielle du 22 octobre 2026.