À l’occasion de la Journée de l’Excellence scolaire 2026 à Ouagadougou, le président burkinabè Ibrahim Traoré a interpellé la jeunesse africaine sur la nécessité de renforcer la production locale. Il a notamment dénoncé la dépendance alimentaire du continent et appelé à une meilleure exploitation des terres agricoles.
La souveraineté alimentaire de l’Afrique s’est invitée au cœur du discours du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. Lors de la Journée de l’Excellence scolaire (JES) 2026, organisée à Ouagadougou, le chef de l’État a insisté sur la nécessité pour les pays africains de développer leurs capacités de production afin de réduire leur dépendance vis-à-vis de l’extérieur.
Devant des élèves, des enseignants et plusieurs personnalités, Ibrahim Traoré a tenu des propos particulièrement directs sur la question de l’autosuffisance alimentaire. « L’Africain qui n’est pas capable de se nourrir, qu’il meure ! On doit être en mesure de produire, on a assez de terres ici. Pourquoi c’est nous qui devons aller mendier ailleurs ? », a-t-il déclaré, selon les propos rapportés.
Ibrahim Traoré interpelle sur le potentiel agricole africain
À travers cette intervention, le président burkinabè a mis en avant le potentiel agricole du continent et la responsabilité des États africains dans son exploitation. Pour lui, la disponibilité des terres et des ressources naturelles doit s’accompagner d’une volonté de produire davantage pour répondre aux besoins des populations.
Son intervention remet ainsi au centre du débat la question de la dépendance alimentaire, alors que plusieurs pays africains restent confrontés à des difficultés de production, de transformation et de distribution des denrées alimentaires.
La jeunesse appelée à miser sur la science et la production
Au-delà de l’agriculture, Ibrahim Traoré a également établi un lien entre souveraineté alimentaire et éducation. Le chef de l’État a invité les jeunes à s’intéresser davantage aux sciences, aux technologies et aux formations pratiques, afin de contribuer à la transformation économique du continent.
Cette orientation traduit une vision dans laquelle l’école ne doit pas seulement transmettre des connaissances théoriques, mais aussi préparer les nouvelles générations à répondre aux défis concrets de leurs sociétés.
À travers son discours à la JES 2026, le président du Faso a ainsi placé la production locale, l’autonomie alimentaire et la formation scientifique parmi les enjeux qu’il souhaite voir davantage portés par la jeunesse africaine.
