Côte d’Ivoire : l’assassin@t d’un livreur Yango crée l’émoi, les suspects interpellés

Credit Photo : Police Secours

Les suspects de l’assassin@t du livreur Yango ont été interpellés ce mardi 14 juillet 2026.

Il était un peu plus de 3 heures du matin lorsque le silence de la nuit a été brutalement déchiré dans le quartier Les Vallons, à Cocody, non loin de l’école Henry Poincaré.

Au guidon de sa moto, Koné Mamadou, livreur Yango et il est père de deux enfants, terminait sans doute l’une de ses dernières courses. Depuis seulement quatre mois, il exerçait ce métier avec courage. Faute de moyens, il louait sa moto afin de subvenir aux besoins de sa famille.

Mais cette nuit-là, il était devenu une cible.

Trois individus, circulant eux aussi à moto, se sont lancés à sa poursuite. Une véritable chasse à l’homme.

Filature, l’attaque, puis les coups de couteau portés avec une violence inouïe sur lui. Quelques instants plus tard, les agresseurs s’enfuient avec la moto de leur victime, abandonnant derrière eux un homme agonisant.

Dès les premières heures de l’enquête, les hommes de la BRI Nord se rendent sur les lieux.
Les premières investigations permettent aux enquêteurs de suivre une piste sérieuse à Abobo derrière rails.

Grâce à un minutieux travail de recoupement des informations et à l’exploitation de plusieurs éléments techniques, les policiers parviennent progressivement à remonter la trace des personnes impliquées dans cette affaire.

Leurs recherches les conduisent alors vers un réseau spécialisé dans le recel de motos volées. C’est à partir de cette piste que l’enquête va connaître un tournant décisif, conduisant successivement à l’interpellation d’abord des receleurs, puis à l’identification des auteurs présumés de cette agression mortelle.

Le premier interpellé est le receleur de la moto volé, il s’appelle B K dit Kapi, il reconnaît avoir acheté la moto du livreur à 100 000 francs CFA, avant de la revendre à 180 000 francs CFA à un autre receleur, B D, lui aussi est rapidement interpellé à son tour par les hommes de la BRI NORD.
Face aux enquêteurs, B K dit Kapi révèle les noms des hommes qui lui ont vendu la moto : S S, alias « Gnaimairai » cafard en langue malinké, T B, alias « Gazo », ainsi qu’un troisième individu connu sous le pseudonyme de P C. Sous la conduite des deux receleurs, les policiers localisent et interpellent S S dit « Gnaimairai », il est présenté comme le chef du gang.

Lors de son audition, il passe rapidement aux aveux sans difficulté

Mieux, il se reconnaît lui-même sur les images de vidéosurveillance présentée comme étant celui qui a porté les coups de couteau mortels au livreur. Les investigations révèlent également un profil particulièrement inquiétant. S S dit  » Gnaimairai » est un récidiviste, déjà condamné pour plusieurs agressions et vols de motos visant des livreurs. Il est sorti de prison huit mois plus tôt, après avoir purgé une peine pour des faits similaires.

Dans la foulée, les policiers interpellent également T B, alias « Gazo ». Il reconnaît sa participation aux faits et explique avoir été le conducteur de la moto utilisée par le gang lors de leurs différentes agressions. En revanche, le troisième suspect demeure activement recherché, pas pour longtemps rassure la BRI NORD. Au cours de cette opération, les enquêteurs ont saisi plusieurs pièces à conviction, notamment la moto appartenant à la victime, un couteau, un arrache-clou.

 

Les Ivoiriens solidaires jusqu’au bout

Cette affaire a créé un véritable dans tout le pays. Dans un élan de solidarité, les Ivoiriens ont décidé de se mobiliser pour venir en aide à la petite famille du défunt.

Apoutchou National écrit : « Il s’est levé pour aller travailler dans l’optique de nourrir sa petite famille. Malheureusement, il a été lâchement assassiné par de jeunes délinquants, qui ont volé sa moto pour la revendre au prix de 100 000 F CFA. ​J’aimerais, à travers ce post, rendre un hommage vibrant à notre frère, qui laisse derrière lui deux enfants. ​Aujourd’hui, à 21h30, je ferai un live où chaque Ivoirien pourra lui rendre hommage et faire un geste, aussi modeste soit-il, afin de soutenir sa famille et l’aider à s’occuper de ses deux enfants qu’il laisse derrière lui. ​Adieu, Koné Mamadou ».