Côte d’Ivoire/Himra s’attaque à YouTube : « Monétisez-nous ! »

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Crédit Photo : Culturbaine

Le ton est monté d’un cran : Himra a décidé d’interpeller directement YouTube sur la question de la monétisation des contenus ivoiriens.

Le rappeur estime que l’industrie musicale de Côte d’Ivoire génère suffisamment de visibilité sur la plateforme pour que les créateurs puissent également en tirer des revenus.

Dans une publication sur sa page Facebook, Himra s’est adressé directement à YouTube et a déploré ce qu’il considère comme un manque de considération envers l’industrie ivoirienne. « YouTube ! Vous ne voyez pas notre industrie, c’est quel esprit », a-t-il écrit.

Le rappeur a poursuivi en formulant clairement sa revendication : « Monétisez notre YouTube ivoirien ». Himra a ensuite mis en avant ses propres performances sur la plateforme. « Je suis numéro 1 sur YouTube, je veux mon djai (argent, ndlr) », a-t-il affirmé, en référence aux revenus qu’il souhaite pouvoir générer grâce à ses nombreuses vues.

Pour Himra, le problème ne réside donc pas dans l’absence d’audience. Il rappelle que les artistes et créateurs ivoiriens enregistrent « des centaines de milliers de vues » sur YouTube. Une audience importante qui, selon lui, devrait permettre à l’écosystème local de bénéficier davantage des revenus générés par la plateforme.

Le rappeur établit également une comparaison avec le Nigeria. « On n’a qu’à regarder les Naijas se jouer les dangereux à cause de la monétisation », a-t-il lancé, avant de répéter sa demande : « Monétisez-nous ».

À travers cette sortie, Himra remet ainsi au centre du débat la question de la rémunération des créateurs de contenus et des artistes ivoiriens sur les plateformes numériques.

Son message intervient dans un contexte où YouTube occupe une place importante dans la diffusion et la consommation de musique en Afrique.

Pour Himra, les importantes audiences réunies par les artistes ivoiriens constituent un argument supplémentaire pour réclamer l’accès à la monétisation. Sa prise de parole vient donc alimenter les discussions sur la manière dont les artistes africains peuvent transformer leur popularité numérique en revenus.

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