Le Tchad se retire de la CPI : les États-Unis aux anges

Donald Trump visé par des coups de feu lors d’une soirée de gala
Crédit Photo : Sana

La décision du Tchad de se retirer de la Cour pénale internationale (CPI) a été saluée par les États-Unis. Quelques heures après l’annonce officielle de N’Djaména, le Bureau américain des Affaires africaines a réagi sur le réseau social X en apportant son soutien aux autorités tchadiennes.

« Les États-Unis saluent la décision du Tchad de se retirer de la CPI et de rejoindre le nombre croissant de nations qui reprennent leur souveraineté à cette institution défaillante », a déclaré le Bureau.

Washington a également réitéré sa position à l’égard de la juridiction internationale.

« Comme l’a déclaré le secrétaire d’État Marco Rubio, les États-Unis ne céderont jamais leur souveraineté à un tribunal mondial irresponsable, et nous lançons une campagne impliquant l’ensemble du gouvernement pour mettre fin à l’atteinte illégitime de la CPI. Nous appelons tous les autres États parties à la CPI à se retirer du Statut de Rome », poursuit le communiqué.

Cette réaction s’inscrit dans la ligne de l’administration du président Donald Trump, qui a multiplié les critiques contre la Cour pénale internationale. Washington estime que la CPI outrepasse son mandat en cherchant à exercer sa compétence sur des États qui ne sont pas parties au Statut de Rome et rejette toute autorité de la Cour sur les ressortissants américains.

Le Tchad a annoncé, lundi 27 juillet 2026, avoir officiellement notifié au Secrétaire général des Nations unies son retrait du Statut de Rome.

Les autorités tchadiennes justifient cette décision par ce qu’elles considèrent comme le fonctionnement sélectif de la CPI et une concentration durable de ses poursuites sur les pays africains.

Le Tchad rejoint ainsi le Burkina Faso, le Mali et le Niger, qui ont eux aussi annoncé leur retrait de la Cour au cours des derniers jours, relançant le débat sur la place et le rôle de la justice pénale internationale en Afrique.