Les droits de douane de 50 % sur les voitures canadiennes pourraient entrer en vigueur le 1er janvier 2027. Donald Trump a annoncé cette hausse le 24 août, dans un message publié sur Truth Social. Les pièces automobiles, les camions et l’acier seraient aussi concernés, selon Reuters .
Le président américain a appelé les entreprises à produire aux États-Unis. Il promet alors une absence de droits de douane pour les véhicules fabriqués sur place. Dans le même message, il affirme que le Canada ne sera plus traité comme un État.
Cette annonce intervient après l’échec de discussions commerciales entre Washington et Ottawa. Un projet d’accord prévoyait pourtant de réduire les droits sur les voitures et les véhicules légers canadiens. Le taux serait passé de 25 % à 15 %. Pour l’acier et l’aluminium, la baisse envisagée allait de 50 % à 25 % .
Le désaccord s’est cristallisé autour de plusieurs points. Washington voulait notamment clarifier le traitement des camions moyens et lourds. Les deux parties divergeaient aussi sur les pièces produites au Canada et intégrées aux véhicules américains.
La filière automobile nord-américaine repose sur des échanges permanents entre les deux pays. Des pièces traversent parfois plusieurs fois la frontière avant l’assemblage final. Une taxe plus lourde peut donc augmenter les coûts des fabricants et des acheteurs américains, explique Reuters .
Ottawa n’a pas fermé la porte au dialogue. Le Premier ministre Mark Carney estime qu’un accord reste possible. Il exige toutefois le respect de la souveraineté canadienne. Le gouvernement prépare aussi des mesures pour soutenir les entreprises et les travailleurs touchés, rapporte CBC .
Le Canada devait également appliquer des droits de riposte sur certains produits américains dès le 8 septembre. CBC évoque des prélèvements américains de 50 % sur 28 milliards de dollars canadiens de marchandises .
La menace dépasse donc le seul secteur automobile. Elle touche l’acier, les emplois industriels et les relations entre deux partenaires majeurs. Elle rappelle aussi la fragilité des chaînes d’approvisionnement face aux décisions politiques.
Pour les marchés africains, l’effet direct reste incertain. Une perturbation prolongée pourrait toutefois modifier les flux de véhicules, de pièces et de matières premières. À court terme, l’attention se porte surtout sur la négociation annoncée pour 2027.
Les droits de douane de 50 % sur les voitures canadiennes restent donc une menace annoncée. Leur application dépendra du texte juridique américain et de l’issue des discussions. Le prochain bras de fer se jouera dans les négociations et les usines.
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