Prostitution (bizzi) en Côte d’Ivoire : Abidjan en tête du classement des villes

Gabon : la police veut dévoiler les noms de 13 mille personnes impliquées dans un réseau de prox€n€tisme
Credit Photo : DR

Une publication attribuée attire l’attention sur un classement de plusieurs villes de Côte d’Ivoire associé au Bizzi (Prostitution), présenté dans le message comme une plateforme de prostitution en ligne. Selon les chiffres relayés, Abidjan arrive en tête, tandis que Grand-Bassam figure en dernière position parmi les neuf villes citées.

Abidjan largement en tête du classement relayé

La liste diffusée dans la publication présente les chiffres suivants :

  • Abidjan : 12 826
  • Bouaké : 1 338
  • Yamoussoukro : 1 157
  • Korhogo : 879
  • Daloa : 780
  • San-Pédro : 526
  • Abengourou : 315
  • Bingerville : 279
  • Grand-Bassam : 214

Ces données sont présentées sans précision sur la période concernée, la méthode de calcul ou la nature exacte des chiffres. En l’absence de vérification indépendante, elles ne permettent donc pas, à elles seules, de mesurer l’ampleur de la prostitution dans chacune de ces villes.

La publication interpelle les autorités

Dans son message, la page La Criminologie inscrit ce classement dans une réflexion sur la déviance sociale et appelle la Police mondaine à mener des investigations afin d’identifier d’éventuels auteurs d’activités illicites.

Toutefois, les chiffres relayés ne suffisent pas à établir l’existence d’infractions, ni à démontrer que les habitants des villes citées seraient impliqués dans de telles activités. Une vérification des données et du fonctionnement de la plateforme serait nécessaire avant de tirer des conclusions.

Un classement à interpréter avec prudence

Au-delà des réactions suscitées sur les réseaux sociaux, cette publication soulève des questions sur la fiabilité des statistiques circulant en ligne et sur leur interprétation. Le nombre affiché pour une ville peut correspondre à différentes mesures, notamment des profils, des annonces ou des interactions, sans nécessairement refléter le nombre réel de personnes concernées.

Source : publication de la page Facebook La Criminologie, relayant un classement intitulé « Top villes Côte d’Ivoire »