Pourquoi les Béninois doivent-ils désormais se rendre à Lomé pour les démarches de visa ?

Pourquoi les Béninois doivent-ils désormais se rendre à Lomé pour les démarches de visa

L’ambassade des États-Unis à Cotonou fait partie des ambassades africaines qui ne délivrent plus de visas ordinaires depuis le 1er août 2026.

Les citoyens et résidents du Bénin doivent désormais réaliser leurs démarches et payer les frais requis à l’ambassade de Lomé.

Une mesure pour éviter le gaspillage

L’ambassade des États-Unis à Cotonou a annoncé aux citoyens et résidents du Bénin qu’ils doivent désormais se rendre à Lomé pour s’acquitter des frais de visa.

Ce 3 août 2026, l’information est publiée sur le compte LinkedIn et Facebook de l’ambassade des États-Unis à Cotonou.

« Ainsi, à compter du 1er août 2026, plusieurs ambassades et consulats américains en Afrique ne proposeront plus de services de visa ordinaires, notamment l’ambassade des États-Unis à Cotonou.

Les citoyens et résidents du Bénin qui souhaitent demander un visa américain doivent prendre rendez-vous et s’acquitter des frais de visa requis auprès de l’ambassade des États-Unis à Lomé, le nouveau lieu désigné », a communiqué l’Ambassade.

Pourquoi cette mesure ? Selon le département d’Etat américain en charge des voyages, il s’agit d’une politique pour éviter le « gaspillage des deniers publics ».

« Le président Trump place l’Amérique et les Américains au premier plan en renforçant la sécurité nationale, en réduisant le gaspillage des deniers publics et en veillant à ce que le gouvernement agisse dans l’intérêt du peuple américain », indique le département.

La mesure ne concerne pas uniquement les Béninois ou les résidents du Bénin. Elle concerne toute l’Afrique.

En effet, « le Département d’État américain procède à une réorganisation de ses services de visas en Afrique autour de pôles régionaux, dans le cadre d’une pratique de longue date visant à renforcer la sécurité nationale en favorisant l’uniformisation des normes de contrôle, de vérification et de décision, tout en améliorant l’efficacité et en s’adaptant à l’évolution des priorités et des objectifs de la politique d’immigration américaine ».

Notons que récemment, Washington a équipé le poste frontalier d’Hillacondji de MIDAS (Système d’analyse des données et d’information sur les migrations).

Financé par les États-Unis à hauteur de 2,3 millions de dollars, ce système permet aux Américains de repérer les individus présentant un risque sécuritaire qui passent par la frontière.