Pénurie de carburant au Mali : Un gouverneur durcit le contrôle

Pénurie de carburant au Mali

La pénurie de carburant au Mali, plus précisement à Maradi, inquiète les usagers et pousse les autorités à réagir. Le gouverneur Issoufou Mamane a visité plusieurs stations, mardi 1er septembre 2026.

Cette tournée intervient après plusieurs fermetures de stations, au cœur de la pénurie de carburant à Maradi. Des habitants signalent aussi une essence rare et plus chère dans la ville. Le gouverneur affirme pourtant que la SONIDEP fournit des volumes suffisants.

Selon lui, 265 000 litres d’essence ont été livrés entre midi et 16 heures. Le lendemain matin, plusieurs stations ne vendaient déjà plus de carburant. Cette situation nourrit les soupçons de détournement vers le marché noir.

Les autorités avaient fixé des montants selon les moyens de transport. Une moto devait recevoir entre 1 500 et 2 000 francs CFA. Le plafond atteignait 4 000 francs pour un tricycle.

Pour les voitures, les ventes prévues variaient entre 5 000 et 10 000 francs CFA. Mais des conducteurs auraient payé 1 000 francs à certains pompistes. Ils auraient ainsi obtenu un plein, en dehors des règles convenues.

Le gouverneur estime que ces pratiques assèchent les stations. Il soupçonne une complicité entre des pompistes, des gérants et certains clients. La vente clandestine expliquerait alors les files et les ruptures observées.

À Maradi, le marché informel joue déjà un rôle majeur dans l’approvisionnement. Une partie de l’essence arrive depuis la frontière nigériane, située à environ 40 kilomètres. Deutsche Welle rapportait déjà un rationnement dans les stations, en mars 2026.

Le même média indiquait un prix officiel de 499 francs CFA le litre. Chez les revendeurs, le tarif atteignait parfois 600 ou 700 francs. Ces écarts encouragent les achats hors des circuits officiels.

La nouvelle crise pourrait donc peser sur les transports et les prix des marchandises. Les conducteurs de motos et de tricycles restent les premiers exposés. Les petits commerçants risquent aussi de subir des coûts de déplacement plus élevés.

Le gouverneur a annoncé une réunion avec les responsables des stations. Il prévoit également un dispositif électronique, en complément de la surveillance sur place. L’objectif consiste à suivre les stocks et les ventes plus précisément.

Les autorités promettent enfin des sanctions contre les stations visées par les éléments recueillis. La pénurie de carburant à Maradi dépendra désormais de l’application de ces mesures. La population attend surtout un accès régulier, transparent et abordable à l’essence.

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