Les marchés immobiliers transparents en Afrique restent rares, selon le classement 2026 publié par JLL. L’Afrique du Sud arrive en tête du continent, devant le Kenya et la République de Maurice.
L’étude couvre 88 pays et 146 villes dans le monde. Elle s’appuie sur 260 indicateurs et une enquête auprès des acteurs du secteur. Les données portent sur les prix, les loyers, les règles foncières et les transactions.
JLL examine aussi la gouvernance des sociétés immobilières cotées. Le cabinet prend en compte les normes énergétiques et la préparation aux risques climatiques.
L’indice attribue une note comprise entre 1 et 5. La note la plus basse correspond au meilleur niveau de transparence. Les marchés sont ensuite répartis en cinq catégories.
L’Afrique du Sud obtient une note de 2,31. Elle occupe le 29e rang mondial parmi les 88 marchés étudiés. Elle reste le seul pays africain classé dans la catégorie « transparent ».
Le Kenya se classe deuxième en Afrique et 52e dans le monde. Maurice arrive troisième, devant le Maroc, l’Égypte, le Botswana et le Nigeria.
La Zambie, le Ghana et le Rwanda complètent les dix premières places africaines. Le Rwanda se situe au 72e rang mondial.
Le classement révèle toutefois une faiblesse générale du continent. Sur les 19 marchés africains examinés, 15 appartiennent aux catégories « faiblement transparents » ou « opaques ».
Dix pays sont classés dans la catégorie « opaque ». Il s’agit notamment de la Côte d’Ivoire, du Sénégal, de l’Algérie, de l’Ouganda et de la Tanzanie.
L’Angola, le Mozambique et l’Éthiopie ferment le classement africain. L’Éthiopie occupe le 88e rang mondial.
Cette situation peut compliquer l’arrivée de nouveaux capitaux. Les investisseurs ont besoin de données accessibles sur les prix, les loyers et les projets en construction.
Ils recherchent aussi des règles claires sur la propriété et l’application des contrats. Sans ces garanties, le risque augmente lors de l’achat, de la vente ou du financement d’un bien.
JLL observe également un lien direct entre transparence et flux d’investissement. Les 13 marchés mondiaux les mieux classés concentrent plus de 80 % des investissements immobiliers directs.
Le cabinet souligne le rôle croissant des registres fonciers numériques. La publication des données et la clarté des normes peuvent améliorer la confiance.
Pour les pays africains mal classés, la priorité concerne donc les données publiques et la sécurité juridique. Ces réformes peuvent aider à réduire les risques et attirer davantage de financements.
Le classement des marchés immobiliers transparents en Afrique montre ainsi un écart entre les pays. L’Afrique du Sud conserve une avance, tandis que plusieurs marchés doivent encore renforcer leurs règles et leurs données.
Voir aussi : Nouveau poste à pourvoir à l’ONG Wildlife Conservation Society WCS – 25 Septembre 2026
