Les États-Unis ont annoncé un changement radical de politique à l’égard de trois pays d’Afrique de l’Ouest qui luttent contre des insurgés islamistes et dont les gouvernements militaires ont rompu leurs liens militaires avec la France pour se tourner vers la Russie.
Le département d’État a annoncé que Nick Checker, chef de son Bureau des affaires africaines, se rendrait à Bamako, la capitale du Mali, afin de transmettre le « respect des États-Unis pour la souveraineté du Mali » et de tracer une « nouvelle voie » dans les relations entre les deux pays, en dépassant les « erreurs politiques passées ».
Il ajoute que les États-Unis se réjouissent également de coopérer avec les alliés du Mali, le Burkina Faso et le Niger voisins, « sur des intérêts communs en matière de sécurité et d’économie ».
L’agenda ne fait aucune mention de la préoccupation de longue date des États-Unis pour la démocratie et les droits de l’homme. L’administration Biden avait suspendu la coopération militaire après que des coups d’État aient renversé les présidents civils élus des trois pays entre 2020 et 2023, Mohamed Bazoum, président du Niger, étant toujours séquestré dans sa propre résidence.

