Depuis son enfance, Marceline Maouhalnodji travaille la terre avec passion. Aujourd’hui, à 54 ans, cette agricultrice de Moundou est devenue un exemple de résilience et de détermination pour les femmes de sa communauté.
Pendant de nombreuses années, sa famille dépendait uniquement des récoltes de la saison des pluies. Mais face aux effets du changement climatique et à l’incertitude des saisons agricoles, Marceline a choisi de faire de chaque saison une opportunité.
En saison des pluies, elle cultive les arachides aux côtés de son mari. Lorsque vient la saison sèche, elle met à profit les berges du fleuve Logone pour pratiquer la culture de contre-saison, où elle produit du gombo, des aubergines, des carottes, des piments et des choux.
Cette complémentarité lui permet de produire tout au long de l’année, de diversifier l’alimentation de sa famille et de générer des revenus supplémentaires.
Au-delà des récoltes, Marceline a gagné en autonomie. Les revenus issus de son travail lui permettent de contribuer aux dépenses du ménage, de soutenir la scolarisation de ses enfants et de développer une petite activité de vente de beignets pour répondre aux besoins quotidiens de sa famille.
Membre active d’un groupement agricole et d’une Association Villageoise d’Épargne et de Crédit (VSLA), elle croit profondément à la force de la solidarité et du travail collectif pour améliorer durablement les conditions de vie des communautés rurales.
« Aujourd’hui, grâce à la culture de contre-saison, j’aide mon mari à inscrire trois de nos enfants à l’école. Je me suis également lancée dans la vente de beignets, ce qui me permet de répondre aux petits besoins quotidiens de la famille. Maintenant je n’attends plus que mon mari rentre pour lui exposer les petits problèmes de 500f, 1000f »
Pour Marceline, chaque saison est désormais une occasion de produire, d’épargner et d’investir dans l’avenir de sa famille.
Son histoire est celle d’une femme qui cultive bien plus que la terre : elle cultive l’espoir, l’autonomie et l’avenir.
