Les Etats-Unis ont assuré le mardi 14 mai que leur décision d’interdire les importations d’uranium russe était un pas en avant tant pour leur sécurité que pour leurs objectifs climatiques, alors que l’industrie nucléaire russe reste l’une des principales sources de revenus de Moscou.
Le président américain Joe Biden a signé lundi une loi, largement votée par le Congrès, qui vise à interdire l’importation de tout uranium russe aux Etats-Unis à compter du 12 août.
Malgré les sanctions imposées à la Russie après l’invasion de l’Ukraine, le pays fournit entre 20% et 30% de l’uranium enrichi utilisé par les Etats-Unis et l’Europe et 44% au niveau mondial, selon le département américain de l’Energie.
« La Russie continue à se reposer sur son complexe militaro-industriel dans sa guerre contre l’Ukraine et représente un risque pour la sécurité américaine et internationale, en partie grâce à ses revenus issus de ses exportations d’uranium », a pointé dans un communiqué le porte-parole du département d’Etat, Matthew Miller.
La loi prévoit par ailleurs un financement de 2,72 milliards de dollars pour permettre au département de l’Energie de développer des capacités d’enrichissement aux Etats-Unis.
Pour l’administration Biden, l’énergie nucléaire est une solution pour lutter contre le réchauffement climatique, grâce à une énergie qui n’émet par de carbone, même si elle reste controversée, notamment du fait du risque d’accident.

