Le Sénégal obtient plus de 75 milliards de la Banque Mondiale pour la santé

Sénégal milliards Banque Mondiale

Crédit Photo : OHADA

Le 18 mars 2026, la Banque mondiale a approuvé un financement de 135 millions de dollars en faveur du Sénégal. Converti en francs CFA, ce montant dépasse 75 milliards. Il est destiné à renforcer le système de santé national et à protéger financièrement les populations les plus vulnérables.

Ce financement soutient un programme baptisé Naatangue 2030. Ce programme cible en priorité les femmes, les enfants et les adolescents. Il vise à élargir l’accès aux soins obstétricaux et néonatals d’urgence. Il prévoit aussi le dépistage de routine et la continuité des soins pour les mères et les nouveau-nés.

Naatangue 2030 s’attaque également aux dysfonctionnements structurels du secteur. Le programme planifie une meilleure disponibilité des médicaments essentiels dans les structures de santé. Il prévoit le déploiement de personnel soignant dans les zones mal couvertes. Des systèmes d’information sanitaire seront renforcés pour orienter les décisions publiques. Des mécanismes régionaux d’alerte précoce viendront soutenir la résilience face aux crises sanitaires.

L’assurance maladie fera l’objet d’une attention particulière. Le programme entend étendre la couverture aux ménages les plus exposés aux dépenses de santé catastrophiques.

Djibrilla Issa, directrice de division pour le Sénégal à la Banque mondiale, a résumé l’ambition du programme : « Naatangue 2030 traduit notre engagement commun avec le gouvernement sénégalais à faire en sorte que chaque femme, chaque enfant et chaque adolescent puisse accéder à des services de santé de qualité sans être exposé à la vulnérabilité. »

Le Sénégal affiche des progrès réels en matière de santé. Selon l’Organisation mondiale de la santé, le taux de mortalité maternelle est passé de 392 décès pour 100 000 naissances vivantes en 2015 à 153 en 2023. Environ 75 % des accouchements sont désormais assistés par un professionnel qualifié. Le taux de mortalité infantile s’établit à 30 décès pour 1 000 naissances vivantes.

Toutefois, ces résultats masquent des inégalités persistantes. Selon la Banque mondiale, les régions rurales souffrent d’un manque chronique de personnel médical, d’infrastructures et d’équipements. L’accès aux soins y reste limité comparé aux grandes villes. Les populations éloignées supportent des coûts directs élevés, faute d’une couverture d’assurance suffisante.

Ces écarts expliquent en partie pourquoi 68 % seulement des femmes réalisent les quatre visites prénatales recommandées. Ce chiffre, déjà cité par la Banque mondiale, révèle que des pans entiers de la population restent en dehors du système de soins organisé. Naatangue 2030 est conçu pour réduire ces gaps, en combinant investissements physiques et protection financière des ménages.

Voir aussi : Afrique : la Banque Mondiale offre près de 20 milliards à ce pays

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