Faute de Messi non sanctionnée : Aïssa Mandi révèle enfin ce qui s’est passé

Faute de Messi non sanctionnée Aïssa Mandi révèle enfin ce qui s'est passé
Crédit photo : Afrik Foot

Un geste anodin a longtemps intrigué les observateurs du football algérien : lors du match Argentine-Algérie à la Coupe du monde 2026, Lionel Messi a essuyé sa semelle sur le mollet d’Aïssa Mandi. L’arbitre n’a pas bronché. La VAR non plus. Des mois après cet épisode, le défenseur brise enfin le silence.

Invité du podcast Kampo, animé par Smaïl Bouabdellah, Mandi s’est exprimé peu après l’annonce de sa retraite internationale. Cette apparition intervient dans un contexte particulier. Le joueur venait de mettre un terme à sa carrière avec les Fennecs, après 123 sélections. Il a donc choisi ce moment pour revenir sur un épisode resté sans réponse claire.

Beaucoup de supporters lui reprochent son absence de réaction sur le moment. Certains estiment qu’il aurait dû se laisser tomber au sol. D’autres pensent qu’il aurait pu interpeller l’arbitre pour provoquer une sanction. Mandi rejette cette lecture des faits, expliquant la différence de perception entre le terrain et l’écran.

« La grande différence entre vous et nous, c’est que vous avez la télé », a-t-il confié durant l’entretien. Il précise que les images ralenties donnent une clarté absente sur le terrain. « Je sens un coup certes, mais je n’ai pas conscience que ma cheville est tordue », ajoute-t-il. La douleur, selon lui, n’est apparue qu’après, dans le vestiaire.

Cette explication éclaire un aspect souvent négligé du jeu. À vitesse réelle, un joueur ne dispose pas du recul offert par les ralentis télévisés. Par conséquent, une réaction jugée trop calme ne signifie pas toujours une absence de douleur. Mandi insiste sur ce décalage entre perception immédiate et analyse a posteriori.

Un autre facteur a pesé dans son attitude, selon ses propres mots. S’approcher de l’arbitre pour contester comporte un risque disciplinaire. Un carton jaune reçu trop tôt peut compliquer la suite d’un match ou d’une compétition. Mandi affirme avoir déjà vécu cette situation en Ligue des champions avec Lille.

« J’approche, il me met un carton jaune. Je fais une faute après, rouge, je fais quoi ? », interroge-t-il dans l’entretien. Cette prudence tactique explique, selon lui, la retenue affichée face à l’Argentine. Crier trop fort expose parfois le joueur lui-même à une sanction, plutôt que l’adversaire fautif.

Le site Afrik-Foot a rapporté ces propos dès leur diffusion, confirmant le contexte de l’échange. Selon ce média, Mandi s’exprimait pour la première fois publiquement sur cet épisode précis. L’article souligne également que Messi s’était ensuite offert un triplé lors de cette rencontre.

De son côté, La Gazette du Fennec a recueilli d’autres déclarations du défenseur dans le même entretien. Le média rappelle que Mandi a toujours assumé un rôle de cadre au sein de la sélection. Il évoque notamment un épisode survenu lors de la CAN 2023 en Côte d’Ivoire, où il avait affronté seul la colère des supporters après une élimination.

Ces différents témoignages dessinent le portrait d’un joueur habitué à la critique. Tout au long de sa carrière, Mandi a occupé des postes à responsabilité, entre Betis, Villarreal et Lille. Sa nouvelle aventure avec Levante, en Liga espagnole, marque une étape différente, loin des projecteurs de la sélection nationale.

L’épisode de la semelle, longtemps resté flou, trouve ainsi une explication cohérente. Ni indifférence ni faiblesse, mais une perception limitée par la vitesse du jeu. Une prudence calculée, également, face aux risques disciplinaires liés à toute contestation.

Pour les jeunes joueurs suivant ce genre de polémiques, l’histoire rappelle une réalité simple. Le ressenti immédiat sur un terrain diffère souvent de l’image renvoyée par la télévision. Une leçon utile, autant pour comprendre le football que pour relativiser certaines critiques venues des tribunes ou des réseaux sociaux.

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