Harare, la capitale du Zimbabwe, vient d’être placée en état d’urgence face à une flambée de cas de choléra. Cette épidémie a déjà causé 51 morts confirmés et contaminé plus de 7000 personnes dans tout le pays d’après les autorités. Le maire d’Harare juge la situation « alarmante ».
Il pointe du doigt le manque d’eau potable, qui contamine les puits creusés près de latrines. 12 décès ont été recensés à Harare, et l’épidémie continue de s’étendre. 157 malades sont hospitalisés au Zimbabwe, et de nombreux districts sont touchés.
Le pays redoute un scénario catastrophique comme en 2008, quand le choléra avait fait des milliers de victimes. La mairie, le ministère de la Santé et des ONG se mobilisent pour augmenter l’approvisionnement en eau dans les zones à risque.
Mais le manque d’infrastructures rend la situation critique. Cette flambée intervient alors que le choléra est en recrudescence en Afrique, selon l’OMS. Le Zimbabwe paye le prix des années de crise économique et sanitaire, qui ont fragilisé son système de santé.

